Dogville
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354 critiques spectateurs

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cylon86
cylon86

2 605 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2017
Bien évidemment, la première chose qui frappe dans "Dogville", c'est son dispositif révélant toute la théâtralité du récit : la ville est ici représentée dans un décor neutre avec des dessins à la craie au sol pour figurer les murs des maisons. Même chose pour le chien, les groseilliers et certaines portes. Ce dispositif, d'abord perturbant, finit par ne plus gêner tant Lars von Trier ne se repose pas dessus. Visant l'économie et l'épure alors qu'il aurait certainement livré de superbes plans en filmant réellement une ville dans les Rocheuses, von Trier déploie son récit tranquillement en neuf chapitres et un prologue, le tout narré par John Hurt. Le film nous conte donc le parcours de Grace, fuyant des gangsters dans Dogville. Recueillie à l'unanimité par tous les habitants, elle s'intègre à la communauté en les aidant. Mais leurs relations ne vont pas tarder à se détériorer, certaines personnes commençant à voir sa présence d'un mauvais œil. Dès lors, ce qu'il y a de pire dans l'être humain se révèle : la violence, les pulsions sexuelles, l'égoïsme, la veulerie, la lâcheté. A ce petit jeu, Lars von Trier est très fort, faisant monter la sauce pour mieux tomber dans quelque chose de glauque dans sa seconde partie, malmenant Grace pour mieux la préparer à sa vengeance... Dans ce rôle, Nicole Kidman est d'ailleurs absolument superbe, se montrant à la fois touchante et impitoyable, continuant de prouver son immense talent sans se reposer sur ses acquis. Entourée par de sacrés seconds rôles (Paul Bettany, Stellan Skarsgard, Ben Gazzara, Philip Baker Hall, Patricia Clarkson, Lauren Bacall, James Caan), l'actrice est impériale et donne encore plus de cœur à ce "Dogville" dont on admire le caractère implacable et résolument atypique.
GodMonsters
GodMonsters

1 330 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 avril 2017
J'ai juste adoré, passionnant du début à la fin. Je l'ai vu il y a des années et vu le concept je pensais pas autant accrocher, mais c'est tout le contraire. C'est toujours un plaisir de le revoir. Nicole Kidman est extraordinaire, et le final est un des plus marquants que j'ai eu l'occasion de voir !
Eselce
Eselce

1 467 abonnés 4 238 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2016
Un petit budget loin d'être gênant pour ce qui est des décors de la ville. On a l'impression d'assister à une pièce de théâtre avec uniquement l'essentiel des accessoires. Une histoire perverse sur les bas-fonds des comportements humains au sein d'un petit village pauvre et perdu. J'ai bien aimé le fait de développer tous les personnages et de découvrir les bassesses de chacun. Finalement, Grace s'enfonce de plus en plus dans une gentillesse qui se transforme en esclavage. Et les habitants finissent par exprimer, dans la honte et la lâcheté, leur moindre manque sur elle. Cela peut se traduit par un isolement du village et une absence totale d'autorité morale.
Alain D.
Alain D.

622 abonnés 3 331 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mai 2021
Ce drame écrit et mis en scène par Lars von Trier nous propose une mise en scène très théâtrale et une absence volontaire (mais cruelle) de décors. Difficile d'entrer dans l'univers du réalisateur Danois, la forme, pour le moins aussi originale, se montre aussi surprenante que sombre. Son film est beau mais aussi très décevant, même s'il nous offre une superbe prestation d'actrice de Nicole Kidman.
Sylvain P
Sylvain P

347 abonnés 1 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2007
Un film qui nous prouve (si l’on en avait encore besoin) à quel point l’être humain n’est pas beau comme on voudrait bien le croire mais complètement pourri, surtout l’homme plein de moralité, bien pensant. Beau film, peut être un peu long, avec une voix off un peu trop classique, mais rempli d’émotions, de bons acteurs et avec une idée de mise en scène originale qui se laisse très vite oublié, et ce n’était pas gagné.
Kloden
Kloden

132 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 août 2016
À côté de la misanthropie de Dogville, Melancholia ferait presque l'effet d'un conte pour enfant - non que je veuille diminuer l'impact de ce dernier. Cela, je crois, pose assez bien l'incroyable panorama anthropologique que propose ce Lars Von Trier, toujours aussi extrême dans le regard qu'il dévoile. Dans la possibilité du pardon ou celle de la violence perçue comme punitive ou éducative, ce Dogville est carrément un appel implacable à assumer, pour qui est supérieur aux masses qui dégoûtent le danois, la réalité de cette supériorité. Assez nietzschéen, en fin de compte, ce film totalitaire prône l'avènement du surhomme, le rejet de l'humanité comme une vertu également partagée entre tous et la nécessité d'une hiérarchisation dans les rapports humains qui sinon dégénèrent dans un nivellement par le bas vers la pure animalité, tout juste recouverte d'un vernis social craquelé. Si Von Trier est incroyablement stimulant, c'est parce qu'il navigue quelque part entre la caricature et une troublante impression de vérité, qu'il arrive, dans ce récit nauséeux, à provoquer un dégoût qui s'étend sans problème jusqu'à toute certitude prémâchée sur l'humain. Je suis assez impressionné par le culot du bonhomme, autant que je suis surpris de voir qu'une pluie de moralistes ne lui soit pas tombé sur la tête pour Dogville, quand Antichrist aura par la suite déchaîné les passions de façon disproportionnée. La preuve, sans doute, que beaucoup passent à côté de l'essence des films de Lars Von Trier et ce qu'ils disent vraiment de la personnalité du danois, puisqu'ils leur faut une violence organique poussée à l'extrême pour saisir pleinement celle du propos lui-même. Ici, il faut dire que Von Trier détourne superbement l'attention au moyen de son emballage formel, à nouveau d'une inventivité rare. Bien plus qu'un gadget marketing ou qu'un argument de vente, l'originalité de ce décor éventré et éventé tient en ce qu'il révèle de lui-même l'évidence des tares de ses personnages, déjà exposées au grand-jour avant même d'avoir éclaté. À la lumière d'un éclairage cruel et artificiel, privé de contours, réduit au humains et aux démarcations futiles qu'ils prétendent les séparer, Dogville est un lieu où nulle beauté ne prétend vainement cacher l'évidence : nous sommes tous des chiens, et quand viendra le bon catalyseur, nous nous révélerons comme tels. Sans concession, noir, inventif. Du Von Trier dans le texte.
GéDéon
GéDéon

101 abonnés 549 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2023
On peut tout aussi bien crier au génie qu’au foutage de gueule, mais ce film de Lars von Trier, sorti en 2003, reste complètement déroutant. Sur la forme, le parti pris très théâtral avec des décors épurés (uniquement composés de quelques mobiliers et d’un tracé à la craie sur une grande scène pour délimiter les parois des maisons) donne un cadre surréaliste auquel on finit toutefois par s’habituer. Cela permet de détacher le spectateur de tout artifice matériel pour mieux se consacrer au sujet de fond. Car c’est bien là que le réalisateur danois veut nous emmener. A savoir, la description de la nature humaine dans ce qu’elle contient de reluisant et de plus sombre. L’usage d’une narration en voix off devient ainsi totalement indispensable pour déchiffrer ce drame psychologique effroyable porté par une impeccable Nicole Kidman. Bref, une œuvre absolument hors-sol que l’on peut aussi bien détester qu’apprécier, mais qui mérite d’être vue.
titiro
titiro

57 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2011
A peine trois ans après avoir vécu le calvaire infligé par l'épouvantable "Dancer in the dark", c'était très sceptique que je suis allé voir "Dogville". La perspective de voir un film de Lars Von Trier sans décors ni accessoires, alors que je n'avais pas non plus apprécié "Breaking the waves" ne laissait rien augurer de bon. Le résultat fut une énorme claque, qui fit presque oublier "Dancer...". Je n'avais jamais vécu cela au cours d'un film: partir sceptique, apprécier le spectacle, puis le détester arrivé vers la deuxième heure, et pour finir par être subjugué, absolument époustouflé. C'est exceptionnel. ça tient du génie. Et que dire au sujet de Nicole Kidman, prodigieuse... Bravo.
Patjob
Patjob

35 abonnés 628 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2023
Une œuvre immense et originale, par sa forme à ma connaissance sans précédent et sans équivalent dans l’histoire du cinéma. Lars Von Trier semble d’abord nous inviter à un jeu : la première image, une plongée verticale sur un plateau, évoque celui d’un jeu de société, sur lequel se déroulera l’action pendant près de trois heures, qui passent très (trop) vite tant se succèdent des situations symboliques et puissantes. Le parti-pris du cinéaste d’utiliser comme lieu de tournage ce seul plateau et quelques objets de décors nécessaires à l’histoire est plus que réussi ; en rien de temps, on oublie cet aspect tant l’on est pris par le propos ; le talent n’a pas besoin d’énormément de moyens. Sur ce plateau vont évoluer quelques archétypes du cinéma Américain : les gangsters et le « Parrain », la belle héroïne, les travailleurs des « Raisins de la colère » ; leur perversion par le cinéaste n’en sera que plus jouissive.
« Dogville » est un film littéraire : les dialogues et le texte en voix off, écrits par le réalisateur lui-même, sont d’une richesse précieuse, non dénuée d’un humour distancié du meilleur effet. « Dogville » est aussi un film théâtral, par l’unité de lieu, le dispositif scénique (par exemple la cachette visible de Grace dans la « mine ») et le jeu des acteurs, tout à fait excellents d’ailleurs. « Dogville » est surtout un film de cinéma : la construction, le montage, le choix des plans (celui de Grace au milieu des pommes !), les éclairages et l’esthétique de l’image (on pense parfois à Vermeer et aux peintres flamands), les mouvements de caméra (ces zooms rapides sur un personnage qui font ressentir l’impact sur lui des propos tenus à l’instant), toute la grammaire cinématographique est au service du propos. Un propos très riche, principalement sur la nature humaine et les moteurs de son fonctionnement, qui débouchent sur l’exploitation du plus faible (par sa situation et non par sa personnalité propre) ; sur la lâcheté, qui fait présenter aux uns des actes par essence terribles avec de fausses justifications conjoncturelles, qui fait renoncer aux autres à l’engagement dès lors qu’il comporte un risque (le personnage de Tom est à cet égard le plus méprisable), qui pousse à trahir pour des intérêts dérisoires ; sur les pulsions de domination, en particulier de l’homme sur la femme.
Le film est une succession de scènes mémorables (celle de l’ouverture des rideaux devant l’aveugle niant son infirmité, celle du chantage du petit garçon qui demande à être battu, etc...). Par la dernière image du chien dessiné qui s’incarne en chien réel, Lars Von Trier nous indique magnifiquement que son conte est la métaphore d’une réalité.
Cette œuvre à la dimension mystique qui raconte un parcours Christique, celui de Grace (un prénom intentionnellement choisi) et un châtiment Divin, fait partie des trois chefs d’œuvre de Lars Von Trier et de ceux de l’Histoire du Cinéma.
Fabien S.
Fabien S.

586 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2019
Un excellent drame entraînant de Lars von Trier avec Nicole Kidman et Paul Bettany sur la Grande Dépression aux Etats-Unis. Un film qui ressemble à une pièce de théâtre avec un narrateur . James Caan incarne un parrain de la mafia.
willnot94
willnot94

154 abonnés 276 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juillet 2010
Après un court apprentissage à l'absence quasi-totale de décor, l'histoire de Grace, porté par une Nicole Kidman resplendissante, nous fait oublier la réalisation théatrale quelque peu abracadabrante. Lars Von Trier nous propose certe un film intéressant mais avec une démonstration un peu trop poussée des instincts humains à travers les villageois, une voix-off usante et un générique de fin pathétiquement hors-sujet sur la misère aux USA, d'ailleurs pourquoi que ce pays, alors que l'on aurait pu illustrer n'importe quel pays, Monsieur Von Trier, auriez-vous un gref contre un pays sans y avoir jamais les pieds déjà entammé dans "Dancer in the dark" ? Monsieur dit :"on parle des Etats-Unis, mais aussi de n'importe quelle petite ville dans le monde". Alors tout devient ambigue,dommageable et regréttable car beaucoup de spectateurs voit en tout ça une forte légitimisation de leur vision critique de ce pays . Ainsi le propos en devient lourd et nous éloigne du chef d'oeuvre tant annonçé.
Sans toutes ses reserves, j'aurais mis 3 étoiles.
Jérôme H
Jérôme H

182 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2008
Un effet de style entre pièce de théatre sans décors et ambiance de film assez réussit.
Von Trier excelle dans cette histoire dont le principale atout est une Nicole Kidman au sommet.
Le style plaira ou non mais si l'on passe les 10 premières mùinutes, on restera ensuite en haleine devant cette belle histoire. Une nouveauté dans le monde du cinémas actuel.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 juillet 2011
La 1ère heure du film est assez longue mais tout s'enchêne pas la suite et qui donne un final inattendu et surprenant. Les jeux d'acteurs sont très très bon et même sans réel décors, on se laisse embarqué dans cette histoire peu banal qui est comme souvent avec Lars Von Trier, noir, glauque, perverse...
TUTUR29
TUTUR29

37 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2023
Mais quel film je viens de voir ? Dogville est un OVNI, j'avais lancé le film complètement au pif car j'ai beaucoup aimé The House That Jack Built et Melancholia de Lars Von Trier. Et dans Dogville, on retrouve sa volonté de choquer le spectateur. Déjà avec la forme très "brute de décoffrage" du film : aucun décors qu'une simple scène avec des acteurs et en plus très peu de musique et des mouvements de caméra assez basiques. C'est d'ailleurs le seul défaut du film, c'est vrai que tout ça + les quasi 3h de film peuvent rendre le film un peu barbant et je suis sur que plein n'accrochent pas à cause de ça. Mais rien que pour le propos de Dogville, je lui pardonne complètement ce défaut. Car Von Trier arrivé ici à nous faire ressentir un malaise palpable devant ce village faussement accueillant, qui est surtout une belle satire de la société à une plus petite échelle. [Spoilers/] Une société dans laquelle on se met des œillères pour ne pas voir le mal qu'on peut parfois faire aux femmes, bien représenté ici par Nicole Kidman qui signe une excellente prestation, passant de la petite fille sauvée, puis de la prisonnière du village. A ce titre, même si Lars Von Trier est souvent décrié comme un simple provocateur un peu sadique, je pense que son envie de filmer des scènes chocs comme des viols n'est en fait que sa volonté de nous confronter à ses évènements, justement pour qu'on ait conscience que ça puisse arriver et que nous ne faisions pas les mêmes erreurs que Dogville. Cette oeuvre est à mon sens bien plus féministe qu'elle pourrait le sembler, même si la fin est très pessimiste et laisse présager que l'humanité est pourrie et ne fait au final que renverser le mal qu'elle a subi sur quelqu'un d'autre. En plus de ça, j'aime beaucoup l'idée d'avoir utilisé un simple plateau comme décor car cela fait ressentir le village comme un lieu où il n'y a aucun secret, où Grâce se fait abuser à ciel ouvert, et pourtant tout le monde a toujours les yeux détournés de ces scènes. Une belle métaphore selon moi, [spoilers/] Dogville est un film un peu long et pas toujours super bien rythmé mais Lars Von Trier a encore réussir à y glisser un sous-texte passionnant et choquant qui suffit à lui seule le visionnage de cette oeuvre unique. Je ne peux que recommander.
cinono1
cinono1

322 abonnés 2 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2018
Une oeuvre longtemps fascinante mais rattrapée par la misanthropie de son réalisateur. Le procédé original de tourner sans autre décors que quelques meubles et indications au sol, ne nuit pas mais permet de se concentrer sur les relations humaines. Cela met beaucoup d'intensité entre les protagonistes et les acteurs y sont aguerris . Lars Von Trier montre la bétise qui s'empare d'un groupe au contact de l'autre qui devient suspicieux. On sent qu'il cherche à dénoncer certains mécanismes de domination qui font d'une personne un membre d'un groupe et peut conduire aux pires actes tout au long de l'histoire. Quel dommage alors que cette brillante démonstration tombe dans l'outrance à l'image du final et surtout que Von Trier ne veuille sauver aucun de ses personnages, tous réduit au rang de salauds irrécupérables. Von Trier ne change pas
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