Kiss Of The Spider Woman
Note moyenne
2,5
44 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

11 critiques spectateurs

5
1 critique
4
2 critiques
3
3 critiques
2
3 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

370 abonnés 474 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2026
KISS OF THE SPIDER WOMAN marque une nouvelle étape dans le parcours de Bill Condon, qui signe ici une adaptation ambitieuse et profondément respectueuse de l’œuvre de Manuel Puig. Le film s’inscrit dans un dispositif narratif rigoureux où la prison n’est pas seulement un lieu d’enfermement physique, mais un espace mental saturé de tensions politiques, de peur et de désir. Face à cette réalité oppressante, l’imaginaire du cinéma musical hollywoodien surgit comme une nécessité vitale, une manière de préserver une part d’humanité là où tout concourt à la nier.

La mise en scène repose sur une opposition très nette entre deux mondes. D’un côté, la cellule carcérale, filmée avec une grande sobriété, une caméra proche des corps et une lumière dure, presque verticale, qui écrase les visages et souligne l’usure morale. De l’autre, les séquences musicales, flamboyantes et stylisées, directement issues de l’imaginaire d’un détenu nourri par les grandes comédies musicales classiques. Cette alternance n’est jamais décorative. Elle structure le récit, traduit les mécanismes de survie psychique et installe une tension constante entre le réel et la fiction.

Le casting constitue l’un des piliers du film. Jennifer Lopez s’impose dans un rôle central où se conjuguent chant, danse et jeu dramatique, confirmant une maîtrise artistique globale. Son personnage, figure de diva fantasmée, incarne à la fois l’évasion, la séduction et une forme de menace latente. Diego Luna apporte une densité grave et contenue à son interprétation, donnant au film un ancrage politique et émotionnel solide. Face à lui, Tonatiuh impose une présence troublante et profondément humaine, jouant sur l’ambivalence, la fragilité et la force intérieure.

Sur le plan formel, Bill Condon accorde une attention particulière à la photographie et à la gestion des typologies de lumière, donnant parfois l’impression d’assister à une scène de théâtre filmée, sans jamais figer le dispositif. Le travail sur les décors, les costumes et la chorégraphie participe à une cohérence esthétique forte, où chaque élément sert le propos sans l’alourdir.

Sans jamais révéler ses enjeux narratifs, KISS OF THE SPIDER WOMAN s’affirme comme une œuvre dense et maîtrisée, qui interroge la résistance intime, la puissance de l’imaginaire et la manière dont l’art peut devenir un outil de survie. Une adaptation réussie, qui donne autant envie de redécouvrir la pièce que de mesurer la force du cinéma musical lorsqu’il est pensé comme un langage dramatique à part entière.


(Vu en projection presse début Février )
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 456 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2026
Sorti la même semaine que « Le Mystérieux regard du flamant rose », « Kiss Of the Spider Woman » joue une autre facette de la diversité LGBTQ+. C’est une adaptation de Musical et une très bonne surprise. Je ne comprends vraiment pas pourquoi il est descendu par les critiques professionnels tant KOTSW mélange habilement fiction et réalité historique de la dictature argentine de la fin des années 70 au début des années 80, et surtout qu’il offre un trio d’acteurs principaux au top, tenant chacun deux rôles.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 863 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 décembre 2025
Vu à Montréal.

Prévu pour être une locomotive à récompenses, notamment à Oscars, ce remake d’une comédie musicale des années 80, elle-même adaptée d’un roman, va certainement se positionner comme l’un des plus gros flops de 2025. Les causes sont nombreuses et pas toujours identifiables mais il est certain qu’avec son budget de 40 millions de dollars hors marketing (comptez donc 60) et un box-office d’à peine 2 millions de dollars sur le sol américain et très peu de potentiel à l’international, la facture va être extrêmement salée pour les producteurs de « Kiss of the Spiderwoman ». On est pourtant loin du navet mais entre une présentation tiède au festival de Sundance, une campagne de promotion étonnamment timide et un positionnement bancal, le film est une véritable catastrophe industrielle niveau rentabilité. Et aucune chance qu’il figure aux Oscars même si les retours critiques et spectateurs ne sont pas si désastreux que cela.

Une chose est sûre : les amateurs de comédie musicale old school devraient apprécier et ceux qui abhorrent ce genre très anglo-saxon devraient détester. De ce côté-là on est dans les clous du genre. Mais c’est sur le public entre-deux, le bassin le plus important pour ce genre de film, que cela est le plus intéressant. Et si « Kiss of the Spiderwoman » est loin d’être horrible ou détestable, il n’a ni la malice d’un « La La Land », ni la maestria monumentale d’un « Chicago » (auquel il voudrait ressembler par certains aspects) ou même la mise en scène d’un « West Side Story » version Spielberg. Au demeurant, la posture de huis-clos carcéral (et statique) ponctué des séquences de comédie musicale colorées en mode technicolor et volontairement kitsch ne jouent pas en la faveur du long-métrage d’un Bill Condon pourtant habitué à ce type d’exercice, de « Dreamgirls » qu’il avait réalisé à « Chicago » justement, dont il avait écrit le script.

Les plus de deux heures cette comédie musicale aux relents passéistes et surannées peuvent sembler longues et difficile de ne pas décrocher à plusieurs reprises. Si les numéros musicaux sont correctement mis en scène, ils font vraiment datés. Volontaire ou non, il vaut mieux être un adepte du genre pour les apprécier surtout qu’aucune chanson n’est véritablement mémorable. Juste peut-on admirer une ou deux chorégraphies plutôt sympathiques. Quant au discours politique sous-jacent, il se marie mal avec l’intrigue et la romance homosexuelle. Niveau interprétation Toniatuh se révèle plein d’entrain et Jennifer Lopez assure le show avec le glamour qu’on lui connaît mais Diego Luna est une erreur de casting. Il manque de charisme et de sex-appeal dans les scènes de prison et semble mal à l’aise dans celles de show. Les rouages du script qui voit le réel transcendé par le pouvoir de l’imagination et du cinéma à travers les récits de Molina en mode méta se révèle, en outre, trop mécaniques et redondants. Bref, rien de bien folichon même si on est loin de la purge annoncée.

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Berserker  1899
Berserker 1899

45 abonnés 297 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 novembre 2025
Dans une prison argentine en 1983, sous la dictature militaire, Luis Molina, un coiffeur gay, purge une peine de huit ans de prison pour avoir prétendument corrompu un mineur. Pour échapper aux horreurs de son emprisonnement, Molina imagine des films mettant en vedette une actrice classique du cinéma, Ingrid Luna, notamment le rôle de la femme araignée, qui tue sa proie d'un baiser. La vie de Molina bascule lorsqu'un marxiste, Valentin Arregui Paz, est amené dans sa cellule, et que les deux forment un lien improbable.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2026
Classique dans sa noblesse de l'hommage Hollywoodien, le film de CONDON sonne comme une épopée intime et assez simple, qui peut s'avérer limité par instant, mais qui nous emporte tout de même par son rythme, et son travail musical
FaRem

10 570 abonnés 11 438 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 novembre 2025
« Et si on allait au Cinéma ? » Luis Molina, arrêté après avoir été surpris avec un autre homme, et Valentín Arregui, un révolutionnaire, sont enfermés dans la même cellule en pleine dictature militaire en Argentine. Des conditions difficiles surtout pour le rebelle que l'administration tente de faire craquer. À défaut de pouvoir sortir, ils s'évadent par la pensée grâce aux récits de Molina. Une échappatoire, mais aussi une projection d'eux-mêmes. On est transporté dans plusieurs histoires scintillantes, ce qui contraste avec leur quotidien morose dans cette cellule lugubre. On retrouve l'ambiance des comédies musicales de l'époque Technicolor avec des scènes dynamiques et colorées qui n'apportent malheureusement pas grand-chose au récit. Je ne vais pas changer le matériel d'origine du roman de Manuel Puig, mais je n'ai pas accroché à ces numéros musicaux. Les tableaux sont agréables à l'œil, mais à chaque fois qu'on quittait la cellule, c'est moi qui avais envie de m'évader. J'ai préféré la relation entre ces deux personnes différentes même s'il y a des choses inutiles spoiler: comme la romance.
Bref, je n'ai pas trouvé ça terrible et c'est en plus tourné dans la mauvaise langue.
Jeremie Lemoine
Jeremie Lemoine

7 abonnés 110 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2026
le film vaut le coup d'être vu ne serait ce que pour les costumes de .
belle histoire queer qui manque peut-être d'ambition.
elriad

517 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2026
Nouvelle réinterprétation de ce "baiser de la femme araignée" de Édouard Babenco, qui a valu un oscar d'interprétation pour William Hurt en 1985, ce nouvel opus est porté par Jennifer Lopez dans deux rôles, dans des chansons et des chorégraphies parfaites. Le contraste entre la froideur de la prison, éclairage froid, couleurs grises avec le contraste saturé du technicolor des scènes rêvées de comédie musicales est bien fait, mais le film s'essouffle dans plus de deux trop longues heure et aurait du être dégraissé. Le spectateur, lui aussi finit par bailler...
LE PASSIONNÉ
LE PASSIONNÉ

30 abonnés 242 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 mars 2026
J’ai tenu environ une heure devant ce film avant de décrocher complètement. Je m’attendais à une comédie musicale intense et originale, mais l’expérience s’est révélée très difficile à suivre.
Le rythme est extrêmement lent et le film repose presque entièrement sur des dialogues très théâtraux dans un huis clos oppressant. L’ambiance est volontairement lourde et malaisante, ce qui peut fonctionner pour certains spectateurs, mais pour ma part cela a surtout rendu le visionnage pénible. On a l’impression que l’histoire n’avance que très peu pendant une longue partie du film.
Les séquences musicales sont censées apporter de l’évasion, mais elles m’ont paru déconnectées et n’ont pas réussi à me faire entrer dans l’univers du film. J’étais pourtant curieux de voir Jennifer Lopez dans ce rôle, mais sa présence ne suffit pas à rendre l’ensemble plus captivant.
Au final, j’ai trouvé le film très pesant et difficile à apprécier. Je comprends que certains puissent être sensibles à son côté artistique et symbolique, mais pour moi l’expérience a été surtout frustrante et éprouvante à suivre.
eramanu
eramanu

11 abonnés 23 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2025
vu au Canada. remake du film des anneesb80 avec William Hurt. mélange avec comédie musical et JLo. plutôt très bon. original. très bien joué.
MarDiproductions
MarDiproductions

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2023
Ce documentaire m'a fait connaître ce photographe Iranien et je suis content d'avoir appris à le connaître
Les meilleurs films de tous les temps