Librement inspiré du conte de Blanche-Neige, "Blanche comme neige" frappe par son élan de jeunesse et de fraîcheur. Lou de Laâge croque la vie à pleines dents, à travers les diverses rencontres qu'elle fait dans ce village où sa belle-mère (Isabelle Huppert, le sourire du diable au coin des lèvres) l'a chassée. 2 jumeaux, un musicien, un vétérinaire, le libraire et son fils...7 hommes viennent à elle et elle rayonne au milieu d'eux. La phrase de Saint Augustin prononcée à un moment "Aime et fais ce que tu veux" résume bien le film.
Comme une page blanche s’épanouissant au contact de la plume qu’elle guide et maîtrise par sa grâce et ses formes, Claire incarne une Blanche-Neige résolument moderne dans sa propension à disposer de sa féminité selon ses désirs. La structure du film s’apparente ainsi à celle d’un récit d’apprentissage au terme duquel le protagoniste principal sort grandi, en harmonie avec sa nature d’être humain pour qui le sexe n’est pas un amusement, mais de la vie à part entière. L’intelligence que mobilise Anne Fontaine à brosser le portrait de Claire par une série de contrastes avec sa madone construit cette dernière par reflets successifs et lui offre une motivation tragique à la fois touchante et universelle. Ou comment Maud refuse de voir son âge porter atteinte à sa beauté et aux charmes qu’elle dispense en orchestrant la disparition de sa rivale. Pas de chance pour elle, le ravisseur succombera, à l’instar du village où la belle vivra recluse. C’est que Maud a les traits, selon les dires du libraire, d’une madone, renaissance italienne. Face à elle resplendit une beauté que l’on ne saurait figer par la peinture, une beauté qui respecte la définition baudelairienne du beau, aussi éternelle que transitoire puisque rejouée à chaque nouvelle relation. Sept amants, sept nains symboliques que forme le masculin à côté du féminin. « Avant je ne savais même pas que j’avais des désirs, et maintenant j’ai envie de les vivre », avoue Claire. Blanche comme Neige adopte l’atmosphère d’un conte pour adultes, enveloppe le village haut perché d’un brouillard derrière lequel se cache un mystère, celui que découvre Claire, le mystère de l’épanouissement par le prisme de la sexualité. Bruno Coulais compose une partition instable, oscillant entre le merveilleux et le thriller hitchcockien. Pour incarner cette relecture contemporaine du célèbre conte, deux actrices magnifiques dont les âges coïncident pour ne forment qu’une seule beauté : Lou de Laâge et Isabelle Huppert. Une œuvre originale qui, à défaut de pleinement convaincre, plonge le spectateur dans un microclimat érotique assez inhabituel. Une petite anomalie savoureuse dans le cinéma français. On ne peut que s’en réjouir.
Un film qui a pas mal d'atout en accordant une grande place à une comédie coquine mais qui reste sur le fond un thriller avec cette femme jalouse que la beauté sulfureuse de sa belle fille va pousser au crime .
Blanche neige revisitée, la fée (Isabelle Huppert) veut se venger de Lou De laage, ( la jeune fille plus séduisante qu'elle)….Le film a autant de qualités que de défauts….Les dialogues ne sont pas le point fort, ni les paysages, alors qu'on était dans un pays de montagnes….la musique ne casse pas la baraque non plus….Le scénario se suit facilement, et je trouve que Lou de Laage, galvaude un peu son charme….Elle couche avec les gars quand elles les "aiment bien" et dit c'est la vie...Le film est agréable, avec quelques longueurs cependant et deux ou trois scènes assez érotiques explicites….Question philosophie , ne cherchez pas, ce film est une fable sur la jalousie amoureuse (j'ai trouvé la danse entre Isabelle Huppert et Blanche neige, très violente psychologiquement….à part cela, ça ronronne gentiment mais pas au point de perdre le spectateur…..A vous de voir….
Lorsque le titre apparait sur l'image, on lit BLANCHE NEIGE, puis le mot COMME apparait entre les deux. Ce serait donc une version contemporaine de cette histoire légendaire. Très vite on voit la belle-mère (Isabelle Huppert) et on nous parle de pommes.... La suite se détourne du conte que l'on connait puisque la belle-mère, jalouse de Claire sa belle-fille, veut la tuer au motif que son amant serait amoureux d'elle. Mais Claire échappe à la mort et est recueillie non pas par les 7 nains mais par des jumeaux et un musicien dans une maison isolée. Quand elle émerge après son agression, elle décide de rester sur place, et, rapidement, elle a une liaison avec l'un des jumeaux. C'est un peu bizarre vu que c'est une scène assez gratuite et inattendue mais on comprend que cette petite actrice, Lou Delaâge, va nous jouer les pinups dénudées un peu comme Ludivine Sagnier que l'on s'habitue à voir à poil. L'héroïne semble avoir très bien digéré son agression et se laisse aller avec des inconnus dans une maison isolée... De l'érotisme gratuit qui nous met à des années lumières du conte des frères Grimm. Heureusement qu'elle n'est pas tombée sur 7 nains parce qu'elle les aurait tous eu les uns après les autres. Elle se contente (dans tous les sens du terme) de jumeaux... Et puis lors d'une rencontre avec un curé, elle avoue qu'elle vient de découvrir le plaisir. Du coup elle se tape ensuite un vétérinaire dans une voiture où plusieurs écureuils viennent sur le pare-brise (coucou Walt Disney !). Enfin bref, c'est plus un scénario de film X qu'une adaptation même s'il y a la scène de la pomme empoisonnée que la belle-mère tend à sa belle-fille... En résumé, on est plus près de BLANCHE FESSE ET LES SEPT MAINS ! Ça m'a permis en tout cas de découvrir cette jolie comédienne : Lou Delaâge... Mais c'est surtout un grand n'importe quoi... Je comprend même pas que la presse et les spectateurs lui donne la moyenne ! Ce film et un NAVET du début à la fin !
Mais où est donc passé l'inspiration de l'une des réalisatrices dont j'attendais toujours la sortie d'un nouveau film ? Comment oser, à travers la vitrine d'un conte connu de tous une chose digne des téléfilms érotiques du dimanche après-midi de la 6 à mon adolescence ?... Tout ici sonne faux. Les dialogues, les situations, même les acteurs, hormis la lumineuse Lou de Laâge, semblent s'ennuyer. Sans parler d'Isabelle Huppert, incapable de sortir d'un rôle pervers qui en devient navrant. La seule vertu de ce film raté de bout en bout est juste de donner l'envie de revoir la magistrale "une belle fille comme moi" de Truffaut, sorti en 1972 avec Bernadette Laffont, et qui donne cette fois le tournis avec justesse auprès des hommes d'un petit village...
très beau casting. Je ne suis pas fan de la réalisation. Vu le décor et les visages, ça aurait dû être visuellement magnifique. Mais peut-être était-ce intentionnel. Quant à l'histoire, c'est hypocrite, malsain et totalement torturé. Je ne vois pas l'intérêt d'avoir réuni tant de talents pour explorer la fadeur de l'obscurité. Très difficile d'aller jusqu'au bout dans cette absence de pureté, heureusement que l'ensemble est prévisible, ça nécessite moins d'énergie.
Relecture étrange du conte . . . Si vous aimez Lou De Lâage, elle irradie le film de son charme vénéneux. Et tous les hommes qu'elle croise y succombe . . . Et j'adorerais être une de ses "victimes" ! Mais est-ce porteur de faire de ceux-ci des idiots aveuglés par son charme ? Et que le plus gentil, Vincent McCaigne toujours dans son registre décalé, serait le seul à la mériter car le plus bienveillant et "lucide". Par contre, toute excellente actrice qu'elle soit, Isabelle Huppert semble perdue et pas très impliquée ! Alors bon, ce n'est pas une mauvaise idée mais ce n'est pas très bien mené. Le film se laisse regarder mais bien vite oublié, seule la beauté diaphane de Lou De Lâage aura marqué ma rétine.
Conte classique modernisé avec beaucoup d'humour.. La salle rit... Et moi avec... Une superbe bande son, de magnifiques paysages, d'excellents acteurs. Merci Anne Fontaine !
pour le jeu des actrices,sinon le film est assez insipide...et ennuyeux.la transposition de Blanche neige en femme découvrant ses désirs.....est répétitif et sans vrai originalité.
Bon moi j'aime beaucoup Anne Fontaine et Vincent Macaigne cela faisait 2 bonne raison pour voir ce film avec de très beaux paysages , pour le reste aille aille aille les acteurs et actrices fond un concourt à qui sera le plus mauvais , et la j'avoue que je ne sais pas pour le moment ce film n'a n'y queue ni tête il ne ressemble à rien , la seine où Lou De Laâge dans en essayant tant bien que mal d'imiter BB est juste pathétique et risible bref passez votre chemin à moins d'aimer les films tortueux qui n'on rien à dire . Grande déception pour moi en tout cas
Bien décevant. J'avais vu la bande-annonce qui m'avait bien plu et le style décalé était bien présent mais pour le reste, rien de bien folichon. Macaigne au top comme d'habitude et Poolvooerde fidèle à lui même. Le reste du casting n'est pas au niveau selon moi et l'actrice principale ... complètement insignifiante. Malgré de beaux paysages et ce côté fantasque, le film est ennuyeux. Pour la seconde partie, j'en voyais plus le bout, c'était interminable. Et puis, je trouve ça dépassé de refaire des histoires connues à la sauce moderne. C'est bon on l'a vu 3/4 fois, après il faut passer à autre chose surtout sachant le nombre de scénarios imaginables. Honnêtement, je ne m'attendais pas à ça, et le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai pas trouvé top. Hormis quelques bonnes petites choses, le reste est raté selon moi. Ça ne mérite même pas la moyenne. 9/20.
Ce film est avant tout une ambiance. Couleurs, rythme, lumière… la réalisatrice parvient à nous plonger dans l'atmosphère du conte et réveille nos souvenirs d'enfance quand nous nous échappions de la réalité. C'est la douceur et l'inquiétude, le sourire et la cruauté. La femme est l'avenir de l'homme dit le poète. Le conte dit la même chose, en retournant l'image de la virilité, du prince charmant salvateur. Lhomme y est blessé, maladroit, empêché et c'est la femme qui le prend par la main. Film de soie et de poison, de brume et de clarté, c'est avant tout un poème et un hymne à la vie.