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Un visiteur
2,5
Publiée le 26 mai 2009
Vu à la TV, pour la première fois, ce morceau de patrimoine, me laisse un goût amer...mais n'est ce pas justement le but recherché par les auteurs! M.Morgan est très moderne dans son imper transparent, P.Brasseur d'une furie/veulerie excellente, M.Simon un ton en dessous de d'habitude (ce qui reste juste en deça du génie) et J.Gabin...fait unique, mal à l'aise, le cul entre deux chaises et souvent mauvais comme un cochon dans ses scènes avec M.Morgan! Bizarre, bizarre... Le chien, lui est très bien filmé!
Après avoir parcouru toutes les bonnes critiques précédentes, cela m'ennuie de casser l'ambiance, mais j'ai plutôt été déçu. Question ambiance justement, il y a le cabanon Panama et les pavés brumeux, mais sinon Gabin que j'aime bien d'habitude joue mal, l'histoire est courrue d'avance et le couple peu touchant, malgré la légende. Alors je n'ose pas dire du mal vu que tout le monde le trouve génial semble-t-il ("chef d'oeuvre..."), je ne sais pas si je n'étais pas d'humeur, mais pour moi c'est archi-surfait, maniéré et banal, et pourtant je n'ai rien contre les vieux films.
ça a beau être un vieux film de renom et qu'a l'époque on avait pas les mêmes moyen pour retranscrire une histoire que cela excuse le film d'être moyen. Une histoire surfaite, malheureusement peu interessante, j'ai souvent lu "gabin et morgan un couple mythique"...pas tellement, il dégage peu de sentiments. Mais le film est tout de même très plaisant grâce notament a des dialogues magnifiques qu'on risque pas de retrouver a notre époque.
En dehors de ce qui est peut-être la plus célèbre réplique du cinéma français, que reste-t-il aujourd'hui ? Une histoire d'amour gentille, sage, un peu fadasse même, entre un marin et une fillette. Le vieux sale et le jeune loubard dont la voix devient risible quand il s'énerve, forment l'autre petit couple du film. Leurs gesticulations sont les seuls moments durant lesquels le spectateur se réveille, parce qu'il faut bien s'avouer qu'on s'ennuie terriblement. Jeter des fleurs sous prétexte qu'il s'agit d'un monument du cinéma français, non merci.
Film très prenant. Jean Gabin et Michèle Morgan forment un couple haut en couleurs et leur histoire d'amour est passionnante, sans doute parce que leur relation ne dépasse pas celle de la passion. Michel Simon nous fait une fois de plus du Michel Simon et il le fait très bien. Les dialogues sont signés Jacques Prévert, ce qui explique pourquoi par moment on croit presque entendre de la poésie. L'ambiance est brumeuse, sombre et mélodramatique. La musique accompagne très bien le film et correspond parfaitement à cette atmosphère si particulière. C'est une fable sur la nature humaine qui prend aux tripes.
Un sublime film français d'avant guerre signé Marcel Carné. La première chose qui reste en mémoire après visionnage est bien sur cette fameuse réplique "T'as de beaux yeux tu sais?" mais pas seulement, on garde aussi en souvenir des quantités de belles scènes, de belles paroles.. Jean Gabin et Michèle Morgan forment un couple très touchant, et surtout sincère. L'image du film à certes vieilli mais les répliques et la passion restent quasi intactes! Un chef d'oeuvre poétique!
La beauté du film est dans la simplicité de l’histoire. Le scénario n’est vraiment pas complexe, tout est ténu, a priori trop, mais à la réflexion cette simplicité est droite et belle, comme une petite histoire ayant un but didactique. T'as de beaux yeux tu sais
Le chef d'œuvre de Marcel Carné ! Le quai des brumes est un film d'une rare poésie, empreint d'un indéfinissable voile de tristesse. Cet Havre d'avant-guerre est le carrefour d'âmes égarées et solitaires, sombrant dans le mal pour certaines, en quête d'une autre vie pour d'autres. Jean Gabin et Michèle Morgan forment un duo d'acteurs touché par la grâce. Leur sincérité nous émerveille, les sentiments de leurs personnages nous transportent. Les seconds rôles sont tout aussi excellents. La musique de Maurice Jaubert est vraiment très réussie. Le film doit ses superbes dialogues à Jacques Prévert, et il doit beaucoup à ses dialogues ! Il compte également une mise en scène inspirée, soutenue par un splendide noir et blanc qui renforce cette impression d'une histoire atemporelle. « T'as d'beaux yeux, tu sais... » disait Gabin. Une réplique inoubliable pour une scène inoubliable, dont tout le film est à l'image : magnifique. Le quai des brumes est un incontestable chef d'œuvre du cinéma français.
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4,5
Publiée le 22 juillet 2019
L'un des plus grands classiques du cinèma français! Comment oublier Jean Gabin en soldat tête brûlèe, violent, impulsif mais courageux et intègre, Michèle Morgan en hèroïne de mèlodrame dont la puretè de coeur a survècu aux souillures de l'environnement, Michel Simon et Pierre Brasseur en mèchants pittoresques et odieux, Robert Le Vigan en rêveur excentrique! Le rèalisme poètique atteint ici un sommet dans cette première collaboration Carnè-Prèvert-Gabin! Et puis il y a cet amour impossible entre Jean et Nelly: inscrit dans un monde trop sombre, cette impossibilitè d'èchapper à son destin, leur histoire est sans issue! En cette pèriode d’avant-guerre et en dèpit de cette atmosphère de misère, morale, physique et physiologique, peut-être même à cause de cette atmosphère, trouble, floue et brumeuse, le "Quai des brumes" ne se rèsume pas qu'à sa rèplique mythique ("T'as de beaux yeux, tu sais") mais simplement à un film au lyrisme romantique dont les annèes n'ont aucune emprise sur le temps qui passe! Immense film...
Marcel Carné est un grand nom du cinéma. Le "quai des brumes" est un de ses films les plus connu. Jean Gabin révèle un peu de profondeur. Des répliques encore inoubliables pour le cinéma: 3t'as de beaux yeux tu sais"! Jacques Prevert impose son univers basé sur les jeux de mots et Marcel Carné nous livre un film noir et réaliste. Un chef d'oeuvre!
Comment outrepasser la légende populaire que l’Histoire du cinéma a faite de «Le Quai des brumes» (France, 1938) de Marcel Carné ? Au mieux, recadrer le tir. On a pu mentionner dans l’éclat diaphane des aurores l’influence de l’expressionnisme. Il faudrait davantage y voir les indices prophétiques qui parsèment le Kammerspiel allemand. Plus qu’à Murnau, Carné semble s’affilier à Pabst. Une certaine aigreur de la vie, un désolément du monde et une rage défaitiste contre la nature humaine sont les ponts qui relient les cinémas de Pabst et de Carné. Dans «Le Quai des brumes», un des sommets aujourd’hui encore du «réalisme poétique», c’est de l’irradiante teneur de l’amour au cœur de la brume que naît le clair-obscur ténébreux dans lequel trempe le film. Devant l’évidence du bonheur, Carné aligne les obstacles jusqu’au dernier, trou sans fin où s’effondre la carcasse esseulée. De plus qu’«Hôtel du Nord», réalisé la même année mais sans Prévert, donc autant dire amputé d’un membre, «Le Quai des brumes» est fomenté dans un régime esthétique pleinement pensé. «Je ne peints que les choses qui sont derrière les choses» déplore le personnage du peintre morose de Robert Le Vigan. Il a déjà été écrit, très justement, que Carné semblait s’être appliqué à lui-même la maxime du peintre. En revanche, peu de commentaires ont été faits sur la profondeur esthétique que recélait une telle abstraction des lignes. Le brouillard qui dissipe les silhouettes a pour égal les peintures du tchèque Frantisek Kupka. Plus que pour des raisons historiques qui voudraient condamner la splendeur plastique du film à la seule expression d’un malaise populaire, c’est dans l’application latente d’un art abstrait qui se développe que l’art de Carné sourd toute l’émotion de son récit. L’infusion de l’art contemporain que distillent en profondeur Carné et Prévert (Trauner et Jaubert avec eux) dans une poésie argotique est l’un des plus bels exemples de l’hybridité du cinéma.
A cause de la Fameuse réplique et de la peur qu'elle résume le film à elle toute seule, J'ai longtemps été réticent à voir ce film. Et je dis c'est beau, si Gabin et Morgan y tutoie les anges beaucoup d'autres éléments sont remarquables, l'inquiétant Michel Simon, Pierre Brasseur, et Robert le vigan le poète dans ce bistrot qui semble irréel au coeur du no man's land... Et tout cela formidablement tourné, il marque peut-être aussi la fin d'un cycle du cinéma français.
Un mélodrame ennuyeux où les stéréotypes abondent et à l'interprétation théâtrale très inégale, heureusement les dialogues de Jacques Prévert sont souvent savoureux et donnent un peu d'intérêt à l'ensemble.