Scott Adkins prend du galon. Il s'affirme. Avec Accident Man, il signe son premier scénario qu'on croirait tout droit sorti d'une bande-dessinée. Un tueur membre d'une société secrète et qui se retourne contre ses propres collègues. Forcément, ça rappelle un peu John Wick. Sans que ça ne soit un défaut car j'adore John Wick. Et comme Adkins est cinéphile, il glisse des références à Shining de Stanley Kubrick et à Kill Bill de Tarantino. Moi, je me suis régalé. C'est gore et drôle à la fois. Tout en second degré, Adkins m'a fait penser au regretté Bud Spencer dans son art de distribuer des tatanes à des méchants idiots se relevant sans cesse. La violence en plus. Parce que le déboitage de bras et le dévissage de nuque, ce n'est pas pour les enfants. Là où Adkins peut rappeler Steven Seagal jeune, il montre qu'il peut faire preuve de décontraction et de second degré. Il a une belle gueule, sait pas trop mal jouer et il se bat bien et, ce, sans doublure. Et pour l'avoir écouté en interview, il a l'air cool. Clairement, il mériterait d'être beaucoup plus haut. Si déjà, ses films pouvaient sortir au cinéma, on verrait que ça y aurait tout à fait sa place par rapport à d'autres. Bastons à gogo (il se bat même contre une femme et il y a du deux contre un), répliques assassines, galerie de personnages crétins, péripéties, au sein des artistes karatékas, même si on n'est plus dans les années 80/90, sur le podium, Adkins est tout en haut. Faites que ça dure.