Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
PaulGe G
109 abonnés
607 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 13 septembre 2018
"qu'en termes galants ses choses là sont dites" le délicieux vocabulaire du dix-huitième siècle donne une résonance particulière a ce bijou, filmé dans un château superbe avec des costume magnifiques, les comédiens évoluent avec grâce et intelligence et brio dans ce marivaudage aigre doux ou la vengeance d'une veuve se révèle terriblement cruelle. la mise en scène minimaliste et somptueuse laisse place aux dialogues époustouflants ou les arpèges du clavecin donne un effet troublant une merveilleuse leçon de cinéma. de jeu et d'harmonie
Manipulations et costumes d'époque. Cécile de France est magnifique en femme bafouée altière et pâle. Sa vengeance est jouissive. Juste envie de revoir les liaisons dangereuses.
Si vous aimez les films avec costumes et des dialogues d'époque, une agréable musique baroque et des images somptueuses, et bien ce film est fait pour vous. Par contre si vous n'aimez pas une certaine lenteur, si vous recherchez du grand spectacle et un peu d'action, passez votre chemin. Sinon ce long-métrage, qui n'est pas sans rappeler les liaisons dangereuses, est plutôt réussi dans son genre, avec une belle interprétation au demeurant.
Un film raffiné et élégant, dont les brillants dialogues enchantent, de même que le jeu fin des acteurs. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Je ne suis pas fan des fils d'Emmanuel Mouret. Mais celui-ci, il est saisi par la grâce. Il y a plusieurs lectures dans ce film, les personnages nous étonnent, les relations humaines sans être artificiellement décortiquées sont illustrées avec subtilité.
Je n'ai pas adoré Edouard Baer dans son rôle mais il faut bien avouer que le tout est très beau. Bravo.
Ce film est un vrai régal par sa beauté lyrique. Qui de mieux qu'Édouard Baer pour interpréter ce tombeur aux envolées passionnées. Son phrasé si particulier et distingué se met parfaitement au service de ce drame romanesque. Pour l’accompagner la douce mais non moins machiavélique Cécile de France dont parfois le sourire m’a rappelé ses heures de folie dans HAUTE TENSION. Et pour interpréter Mademoiselle de Joncquières, le choix d’Alice Isaaz est idéal avec son visage pur et innocent. On se fond parfaitement dans cette époque de la renaissance avec de superbes costumes mais aussi une musique classique qui s’adapte parfaitement aux diverses situations. On vit pleinement cette histoire tumultueuse. Et tout comme l’époque, ce film est très élégant mais on arrive à déceler le faux-semblant qui était de mise dans l’aristocratie. Malgré les coups bas, toujours un large sourire et des révérences. Pour les amoureux de la langue de Molière, MADEMOISELLE DE JONCQUIERES sera sublime.
Avec « Mademoiselle de Joncquières », Emmanuel Mouret cesse de se mettre en scène pour se consacrer à la seule réalisation (une autre similitude avec l’une de ses influences, Woody Allen). Et situe cette fois son histoire dans le passé, en adaptant librement une œuvre de Diderot, dont les méandres sentimentaux lui conviennent parfaitement. Des choix gagnants, dans un film parfaitement écrit, tant pour ses dialogues ciselés, qui sont un véritable plaisir de la langue Française, que pour sa construction exemplaire : chaque scène ayant sa saveur propre et son utilité narrative, annonçant habilement l’une des scènes suivantes. Au-delà de son aspect formaliste, ce marivaudage est empreint d’une certaine subtilité, les personnages et les situations se révélant plus complexes qu’au premier abord (la dernière scène, qui peut se livrer à diverses interprétations, en étant l’exemple le plus édifiant). Si l’on rajoute une magnifique photographie aux plans très composés, et une interprétation en finesse de Cécile de France, qui sait faire percevoir le double jeu qu’elle mène, puis ses sentiments contradictoires, on obtient une très belle réussite, qui dépasse la précédente adaptation de cette même histoire, traitée il est vrai sur un ton différent, pourtant signée Robert Bresson.
Film d’époque qui parlera à tout ceux qui ont déjà aimé. Comment fait on pour pardonner à celui qui ne vous aime plus ? Mon père trouvait la mise en scène très théâtrale, je trouve que c’est plutôt le théâtre de multiples sentiments. On ne grandit jamais de la vengeance. On ne sait à qui s’identifier, tant les acteurs sont sensibles et reflètent chacun une part de la palette de toute âme. Cette justesse des sentiments et expressions ne ressortent que grâce à la précision de jeu des acteurs. Bouleversant
Voilà un film paradoxal. La prise de vue est magnifique, les images somptueuses, les acteurs excellents, la bande-son remarquable. Les dialogues sont superbes et dans un langage dont on a, hélas, perdu l'habitude. Bref, on a tous les ingrédients d'un chef-d'œuvre, mais je m'y suis ennuyé comme rarement je me suis ennuyé au cinéma. Je pense que même Godard et Bresson auraient trouvé le rythme trop lent – et pourtant…
Ca surprend, ça intrigue, et puis on tombe complètement dedans ! Les dialogues d'Emmanuel Mouret sont superbes, l'image aussi. Les personnages sont complexes, et très bien mis en valeur par Cécile de France, Edouard Baer, Alice Izaac et Natalia Dontcheva.
Que la langue française est belle quand elle est bien servie... Et puis la lumineuse Cécile de France nous donne toute la palette des emotions nécessaires pour passer de l’amour à la haine, en passant par le chagrin...
La rencontre entre l'univers d'Emmanuel Mouret et le texte de Diderot qui inspira le premier film de Robert Bresson, les Dames du Bois de Boulogne, est un plaisir qui ne se refuse pas ! Les dialogues ciselés se déploient dans un cadre qui leur convient tout à fait. Aucun élément extérieur de contexte ne vient polluer la trajectoire que vivent les personnages, et les enseignements que nous pouvons en tirer. Surtout, il y a un bonheur des acteurs évident à chaque scène de jouer une telle partition, tour à tour drôle, pleine d'esprit, cruelle, enfiévrée ou apaisée... Un régal pour le spectateur, autant pour son esprit que pour ses yeux !
La projection d'une époque, d'une Société, de meurs décrite par Diderot et parfaitement réalisée par Emmanuel Mouret, des personnages complexes, l'âme humaine livrée à des extrêmes est toujours ambigüe. La profondeur des personnages est très bien portée par tous les acteurs, souligner le jeu de Cécile & d'Edouard est inévitable mais insuffisant, le jeu de tous les acteurs est porte l'harmonie omniprésente dans ce film, d'ailleurs tout dans ce film est harmonie : les couleurs, les costumes, la déco, la musique. Harmonie qui nous porte à nous concentrer sur les réalités de Madame de La Pommeraye et du Marquis des Arcis. Il y a bien plus que le Libertinage qui sont à l'index dans le film, et s'il y avait aussi un peu de philo ?
Ça fait du bien de voir qu'on est encore capable de faire de très bons films français ! J'ai passé un très bon moment devant ce film. Le duo d'acteurs de tête Édouard Baer - Cécile de France fonctionne à merveilles et je trouve qu'ils interprètent à la perfection leur personnage. Je ne connaissais pas du tout le réalisateur auparavant et j'avoue qu'il a énormément de talent. J'ai adoré les décors et les costumes de l'époque très réalistes et me suis senti fier quand j'ai vu que ma région ( pays de la Loire ) avait participé à ce film. Les dialogues sont d'excellente qualité même si j'avoue avoir été déstabilisé au début n'étant pas habitué à ce genre de façon de parler au cinéma. Le seul vrai problème que je pourrais trouver à ce film est que le cadre spatio temporel n'est pas expliqué clairement ( pas de dates ni de mieux exacts dans le film ).