Plus de 35 ans après Diva, Frédéric Andréi revient à la comédie avec Voleur d'Histoire. Il explique : "Depuis 35 ans, j'ai réalisé beaucoup de documentaires pour la télévision et deux films pour le cinéma, dont Par suite d'un arrêt de travail avec Timsit, Berling et Dominique Blanc. Aujourd'hui ma principale activité est l'écriture, mon second roman "Bad Land" vient de sortir en avril chez Albin Michel. Et si je joue dans Voleur d'histoire, c'est surtout parce que j'ai écrit ce scénario pour Hervé Hiolle et moi-même."
Le film est porté par deux acteurs et personne d'autre. Frédéric Andrei a voulu qu'il en soit ainsi parce que lui et Hervé Hiolle ont le même parcours. Comédiens à leurs débuts, ils sont ensuite devenus réalisateurs puis auteurs. Les deux hommes partagent souvent des discussions sur leur travail centrées sur l'inspiration ou l'angoisse de la page blanche.
Avec un tel sujet, il a été difficile de convaincre des producteurs. C'est grâce à la productrice Isabelle Texier, qui a dès le début été en osmose avec Frédéric Andrei, que le film a finalement pu voir le jour. Elle a par ailleurs également accepté de ne connaître l'histoire qu'au fur et à mesure du tournage.
La construction du sujet autour de deux personnages était une volonté très forte de la part de Frédéric Andrei. Ce dernier raconte même qu'il a envisagé le film comme un western et imaginé le décor de l'appartement comme un désert immense...
Frédéric Andrei donnait les scènes au fur et à mesure du tournage. Hervé Hiolle s'est ainsi "enfoncé" dans son personnage sans jamais savoir où il allait l'emmener ! Le metteur en scène précise : "L'idée était de garder le mystère autour du jeu de pouvoir qui s'instaure entre les deux personnages. Qui mène réellement la danse ? Le maître ou l'esclave ? Hervé Hiolle ne pouvait donc jouer que l'artiste, le Dieu qui croit maîtriser la situation. Je ne pouvais jouer que celui qui oeuvre dans l'ombre. C'était à moi de garder le mystère."