Votre avis sur La Favorite ?
1,0
Publiée le 24 février 2019
Georges de Danemark avait la syphilis. Raison probable des déconvenues maternelles de son épouse Anne, deuxième fille de Jacques II Stuart (enceinte 17 fois au moins, dont nombreuses fausses couches ou enfants morts-nés - 5 enfants ayant survécu seulement, dont 4 disparus avant leurs 2 ans, le seul vrai survivant, Guillaume de Gloucester, ayant succombé à la variole à l'âge de 11 ans...). Mais "La Favorite" ne le met pas en scène, car il décède (le mariage, bien qu'arrangé, fut heureux) en 1708 spoiler: . La scène est entre cette date et 1711, lors d'une crise politique majeure entre Tories et Whigs, sur fond de guerre coûteuse (la "Guerre de Succession d'Espagne" - le petit-fils de Louis XIV, le duc d'Anjou, monte sur le trône d'Espagne, ce qui contrarie notre "ennemi héréditaire"...). S'illustre, côté britannique, dans ce conflit (1701/1714) européen, le duc de Malborough (ancêtre de Sir Winston Churchill).
Qu'est-ce qui a donc pu séduire le Grec Lánthimos dans cette affaire historique ?... Celui de "Canine" ou "The Lobster", friand de fables bizarres, et de curiosa bien sordide ?... YL monte en épingle l'amitié (attestée) entre la reine Anne et l'épouse du duc, Sarah, prétexte à scénariser des intrigues fétides, spoiler: le duo prétendument entre tribades se compliquant quand une cousine ruinée de la dame Churchill, Abigail, se mêle de la manoeuvre politico-amoureuse....
Le seul point positif du nouvel opus crapoteux de cet aimé des festivaliers (« Grand Prix du Jury » ici, à la dernière Mostra) est l'interprétation (Olivia Coleman, en souveraine podagre, caractérielle et dévorée de chagrin, et Rachel Weisz, en courtisane dévorée d'ambition, surtout - déjà employées dans "The Lobster"). Pour le reste ? Deux heures de délayage complaisant. En "éclairage d'époque", certes. Mais n'est pas Kubrick qui voudrait ! (Re)visionnez plutôt l'admirable "Barry Lyndon", pour des effets de clair-obscur à la chandelle...
1,0
Publiée le 23 novembre 2018
Sans surprise, on retrouve ce qui fait le cinéma de Lanthimos : vulgarité, complaisance dans l’humiliation de ses personnages, effets stylistiques inutiles (le fish-eye pour essayer de nous faire croire que c'est révolutionnaire dans un film d'époque). C’est un peu le pétomane qui aimerait nous faire croire qu’il est Mozart... Mais n'a pas le talent de Stanley Kubrick ou Milos Forman qui veut !

Seules Emma Stone et Olivia Colman sauvent un petit peu la mise... Mais on se demande ce qu'elles sont venues faire dans cette galère !
1,0
Publiée le 9 février 2019
Un film graveleux, malaisant et très vulgaire. Quel gâchis pour de si talentueuses actrices.
Ce film ne transparaît aucune émotion à part du moche, du moche et encore du moche.
Des anachronismes sur les coutumes de l'époque... invraisemblable pour un film dit "historique". Je ne recommande pas et surtout pas en famille !
1,0
Publiée le 10 février 2019
Que reste-t-il de « La favorite » de Yórgos Lánthimos en dehors du jeu des 3 actrices qui est assez exceptionnel (notamment au niveau des mimiques) et de costumes et de décors somptueux mais c’était la moindre des choses pour ce type de film même si à mon goût il y a une profusion de bougies. L’histoire est menée en 8 actes sans aucune surprise avec une rivalité entre une femme brune et une femme blonde qui de surcroît sont cousines. Le dialogue est parfois très cru contrastant avec les phrases ampoulées des ministres et des lords devant une reine déjantée et cynique qui n’a d’amour que pour ses enfants, des lapins.
La mise en scène est moyenne avec un abus de travellings le long des couloirs du palais royal, d’utilisation de focales courtes et de fish-eye, de contre-plongées, de champ et contre champ avec une caméra tournant autour du sujet principal … et un abus de contraste en termes de lumière et on est bien loin du « Barry Lyndon » de Kubrick (1976). A noter une scène d’inspiration fellinienne (la scène des jets d’orange) … Il y a trop de cris et de hurlements au niveau des dialogues et la bande son est fatigante et très inégale avec de façon curieuse une chanson lors du générique de fin (qui au passage est impossible à lire), chanson dont on aurait aimé avoir la traduction.
Je reste assez surpris par les critiques qui encensent ce film et lui promettent 10 trophées aux Oscars !
1,5
Publiée le 11 février 2019
Si le scénario est habilement troussé, si les dialogues contiennent suffisamment de perfidie et de machiavélisme pour retenir l'attention (malgré quelques saillies un peu grasses et un peu trop décalées), si les comédiennes sont éblouissantes et, en particulier, Olivia Colman, bouleversante dans ses sautes d'humeur et la conscience nette de son malheur, si les costumes et les décors eblouissent, le tout est minutieusement anéanti par une mise en scène grandiloquente, tape à l'oeil et qui dégage une autosatisfaction détestable. Entre les images anamorphosées, les travellings impétueux, les clair obscurs louchant maladroitement vers Stanley Kubrick, Lanthimos saoule le spectateur sans visiblement savoir lui même ce qu'il cherche à faire savoir. Le summum du ridicule est atteint par une scène de menuet mâtiné de hip-hop qui se pose là, gratuitement, comme un cheveu sur la soupe.
1,0
Publiée le 8 février 2019
Tout aussi glauque et malsain que The Lobster ! malgré le jeu des actrices et des prises de vues "originales" (fish eye, vue du bas, ou panoramiques) on en ressort avec le mal de mer, mal à l'aise et dégoûté de tous ces jeux de vilaines!!!
1,5
Publiée le 28 février 2019
Seul point positif sur le jeu des acteurs. Pour le reste , le film est long et lent , les intrigues entre les personnages peu interressante , aucun interet historique et donc pas grand chose a retenir.
1,5
Publiée le 25 février 2019
Au début du XVIIIe siècle à la cours d'Anne d'Angleterre, les deux favorites, l'historique et la nouvelle, se font la guerre.

Tout est caricature jusqu'au ridicule dans ce film prétentieux : dialogues, accompagnement sonore,  jeu des comédiens... Auxquels s'ajoute une réalisation hideuse abusant jusqu'à l'indigestion du fisheye, du grand angle et des travelling avant et arrière en parfaite ligne droite.

Décrire la démesure avec outrance, dépeindre le moche avec laideur n'est que paraphrase. Ridicule et vain.

sanscrierart.com
1,5
Publiée le 31 août 2024
Je n’ai pas vraiment apprécié ce film pourtant multi récompensé. Certes, les acteurs et les costumes sont bons. Le début du film avec la présentation des différents protagonistes est intéressante mais au fil du temps tout s’étiole. Aucune surprise ne venant parsemer le déroulé de ce drame, l’indifférence gagne. Et au bout, l’ennui. Si j’ai tenté de m’accrocher dans un premier temps, j’ai malheureusement lâché au milieu pour finir anesthésié.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 9 février 2019
Ce film, comment dire… Passé vingt minutes je réalise que je ne parviens pas à y "entrer". Je m'interroge et je réalise au générique de fin qu'en réalité il n'y a aucune porte par laquelle on puisse y entrer. C'est un objet à l'esthétique lourdement recherchée, poussive, qui abrite un argument réduit dans sa narration à un fil extrêmement mince. L'intrigue tient en quelques lignes (une relation de désir, d'amour et de pouvoir entre trois femmes), jouée par des actrices qui certes "jouent correctement" leurs rôles mais dont pourtant rien n'irradie. Une histoire mille fois racontée dans un décors bien trop grand pour elle, décors qui écrase littéralement la (très) maigre narration. Un film froid, mort-né, sans élan, sans générosité, prétentieux, qui n'offre rien par où le spectateur pourrait rentrer dans un monde nouveau. La vacuité dans le bouddhisme est un vide mais un vide riche de tout ce qu'il permet de faire apparaître et qui apparaît effectivement. Ce film est vide car de son vide il ne fait rien apparaître. C'est un objet glacial, triste, vain, finalement sans intérêt. A éviter sans hésiter.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 26 février 2019
Glauque, vulgaire et malsain. Musique parfois oppressante, je n’ai pas pu puis pas voulu entrer dans cet univers. Je suis restée jusqu’au générique de fin car je n’ai jamais quitté une séance en cours de route, mais quel supplice...
J’ai détesté ce film
1,0
Publiée le 20 juillet 2020
La Favorite a des idées sur lesquels un bon film aurait pu être réalisé. Je crois aux trois actrices principales et à l'idée générale de l'histoire. Les costumes et les décors avaient l'air super. Mais une grande partie de la narration s'est avérée prétentieuse, exagérée, déroutante et ennuyeuse. Je n'ai pas compris l'intérêt d'une grande partie du film et il semble que je ne sois pas le seul à ne pas pouvoir expliquer une grande partie de l'histoire. Il y a eu quelques scènes où ils ont rejoué le même couple de notes rythmiques encore et encore et encore et encore. Et ce n'était pas dans un but évident à moins que leur but ne soit de m'énerver et de me distraire. À certains moments je me demandais ce que nous étions censés penser exactement. Beaucoup des grands angles de la caméra distrayaient également. Et le rythme semblait lent. Je pense que des choix plus audacieux et bizarres fonctionnent généralement lorsqu'ils sont ajoutés plus subtilement que ce que l'on voit dans le film. Pour le dire simplement : le style et le contenu étaient trop déroutants pour que je m'investisse suffisamment dans une bonne histoire ou un bon film. Un film trop bizarre, déroutant et prétentieux pour moi...
KRISKA24

8 critiques

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1,0
Publiée le 27 février 2020
Un film soit disant historique avec un vocabulaire ordurier actuel.
Une succession de scènes choquantes qui n’apportent rien à part un sentiment de perte d’en temps. Je n’ai pas vu le film jusqu’au bout. Comment concevoir un scénario aussi inepte et gâcher le talent des actrices.
Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques, ou je n’en comprends rien...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 février 2019
La première partie est correcte puis plus on découvre les personnages, plus c’est glauque et malsain. J’aurais préféré ne pas voir ce film!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 20 février 2019
Olivia Colman est formidable, plus que jamais.
Rachel Weisz est bien, sans plus.
Et Emma Stone (que je n'aimais pas jusque là et surtout dans ce navet de La La Land) est sensationnelle en punaise arriviste, manipuleuse et retorse.
Mais la réalisation est un fatras de prétention, d'images déformées au grand angle, accompagnée d'une musique originale horripilante, de contre-plongées à n'en plus finir qui font qu'on passe son temps à explorer l'intérieur des narines des comédiens.
Sur le plan scénaristique, mieux vaut connaître autre chose de l'histoire de l'Angleterre que "Marlbourough s'en va--t-en guerre..." parce qu'il n'y a pas d'exposition de l'époque.
Maniéré et snob, laid à vomir par moments, ce film n'est supportable que grâce au talent des comédiennes.
Et encore...
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