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Les choix de pauline
139 abonnés
251 critiques
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4,0
Publiée le 5 octobre 2017
Demain et tous les autres jours.
Quel magnifique film. Tendre, poétique, douloureux et libre. Un film tout en douceur , finesse et délicatesse. Sur l'enfance face à la folie douce de ces adultes qui dans un autre monde pourraient être des poètes précieux , des anges magnifiques mais qui, ici bas, se noient dans notre réalité et en deviennent insupportables. Ce film est tour à tour : tendre, fantasque, intrigant, émouvant, oppressant , respectueux de chacun, et au final intensément bouleversant et libérateur . Ce film est un petit ovni, On sent que Noémie lvovsky y a mis beaucoup d'intelligence et de cœur. Et les acteurs sont tous magnifiques, mais où trouvent-ils des enfants qui jouent si intensément !!!
Comme toujours les films de Noémie Lvovsky sont très poétiques. Dans ce très beau film elle nous entraîne dans un univers très onirique ou l’envol de l’oiseau est mis en parallèle avec celui de la petite fille que vit la folie de sa mère de matière très naturelle. A voir une belle surprise
On retrouve, à petite échelle, dans le nouveau film de Noémie Lvovsky, la logique de réalisations comme ‘Le labyrinthe de Pan’ dans lesquels le merveilleux permettait de fuir une réalité trop difficile à affronter. Cette réalité, c’est celle de Mathilde, dix ans, dont la mère, atteinte d’une étrange forme de folie, dérive de plus en plus loin de la réalité quotidienne. Partagée entre l’amour inconditionnel qu’elle éprouve pour elle et la conscience aiguë d’une situation qu’elle ne peut gérer et que sa dégradation progressive voue à une issue inéluctable, l’enfant se réfugie dans un entre-deux, entre rêverie et mécanisme de défense pragmatique, qu’il s’agisse de prendre une petite chouette apprivoisée pour confidente ou d’offrir une sépulture digne de ce nom au squelette du cours de sciences. Même si la nature fantasmatique des événements n’est jamais explicitement présentée comme telle, ‘Demain et tous les autres jours’ pose ses pas dans ceux d’autres grands films initiatiques, où c’est par l’imaginaire et la métaphore qu’une enfant parvient à appréhender une situation complexe : malgré la modestie du projet, il y a d’ailleurs de très belles idées et de très beaux moments tout au long cette histoire, qui décortique avec délicatesse une relation mère-fille particulièrement complexe.
« Demain et tous les autres jours » de Noémie Lvovsky est d’une douceur, poésie, bienveillance alors qu’il traite de psychiatrie et ses impacts, Avec une justesse, un réalisme certain. De beaux dialogues, de bons jeux d’acteurs. Bref il fait mouche et émeut sans tomber dans les facilités du touchant basique. Quelques interrogations sur l'intérêt de certaines scènes mais qui n'entachent en rien le résultats final.
dès l'ouverture à l'école le ton est donné on découvre cette maman un tantinet hors norme. la petite fille est formidable et donne tout son amour et pardonne toutes les folies de cette mère. j'ai trouvé la scène du déménagement assez extraordinaire. l'amour est quand même présent tout le long du film.
Un film intimiste avec une histoire touchante et des acteurs parfaits mais malgré ce mélange je n'ai pas été touchée plus que ça. Je suis restée simple spectateur.
Je suis étonné de ne pas voir plus de critiques positives, autant des spectateurs que de la presse, pour ce film qui sous ses airs modestes a pour moi une vraie puissance et beaucoup de justesse. Demain et tous les autres jours raconte l’histoire compliquée d’une relation mère-fille. Très vite, on comprend que le film est extrêmement personnel et a une très forte portée autobiographique (appuyée par la présence de la réalisatrice au scénario et en tant qu’actrice principale). Le film, bancal, avance sur un fil, nous égare souvent, avant de se resserrer dans une dernière partie très émouvante. Noémie Lvovsky gagne en justesse tout au long du film, Amalric est égal à lui-même, merveilleux, et la petite Luce Rodriguez est une véritable découverte, très mature et poignante. Quelques scènes sont particulièrement réussies spoiler: (le kidnapping et l’enterrement du squelette, la scène du bain, l’adieu à l’appartement familial, la danse sous la pluie) et je crois que c’est justement l’aspect bancal dont je parlais qui m’a le plus atteint, entre un réalisme narrant une enfance volée et une poésie enfantine et bricolée. Vraiment un très joli film.
Le film ne manque pas d’onirisme (...) et réserve quelques beaux moments. Malheureusement, un scénario trop décousu n’aide pas le spectateur à se plonger dans ce drôle de conte.
ATTENTION, FRAGILE. Des épines pour une fleur. Mère folle très géniale. Quand se marier avec la vie vous pousse dans la pente. Noémie Lvosky/ Luce Rodriguez un coeur qui bat, blesse. Et cette chouette qui m'a gâché une partie du film.
Demain et les autres jours est un conte poétique mâtiné de surréalisme qui s'insère au mieux dans l'univers familial, celui bancal d'une gamine survivant entre un père absent et une mère dont la raison vacille. C'est justement la rencontre entre un drame parental et l'intrusion du merveilleux qui rend ce film réussi. Noémie Lvovsky, au jeu parfois outrancieux dans le registre de la folie, finit parfois par émouvoir. Si le scénario manque parfois de rebondissements et d'une certaine ampleur, la qualité de la mise en scène (beauté des plans de la nature, cadrage optimum, montage personnel) rend ce film souvent émouvant. Mathieu Amalric, souvent au bord du cabotinage, a une interprétation assez emplie de pudeur. Lui, comme la chouette volubile, est une mère de substitution. Il règne un climat assez étrange dans ce film puisque la fillette semble dans son monde et la maîtresse d'école parait surjouer ou jouer faux, peut être volontairement. Nous sommes dans l'univers mental troublé d'une gamine ; l'oiseau est peut être sa conscience. La conclusion est assez énigmatique et judicieuse. Noémie Lvosky dont, selon moi, a réalisé ses meilleurs films à l'orée de sa carrière (voir son chef d'oeuvre : La vie ne me fait pas peur), est une cinéaste bien trop rare qui donne de la poésie à son dernier et bon film. Grâce et élégance de ce long métrage qui évoque les grands films du cinéma de l'enfance, obsession de la cinéaste. Même si on aurait aimé plus de matière dans le scénario.
film que je voulais voir par curiosité et aussi parce que ça changeait des styles de films pas souvent traité au cinéma. un style très particulier c'est sûr il est à fois poétique, magique, imaginaire et surréaliste, et un petit côté réel quand même sur la relation difficile sensible et touchante mais aimante de la mère et fille. les actrices jouent assez bien surtout la petite fille qui est sublime dans le rôle inversé de la mère dont elle fait preuve de courage et de maturité pour ses 10 ans pour aider sa mère dont elle considéré comme folle. bravo à la petite fille à qui j'en tire mon chapeau. et la petite chouette est très marante en dialoguant avec la petite afin de l'aider au mieux. il se laisse voir une fois.
Une très jolie et émouvante comédie, parfaitement mise en scène et coécrite par Noémie Lvovsky. Ce film très féminin et débordant de sensibilité, me rend résolument conquis par le cinéma de cette réalisatrice, qui nous offre des scènes intenses et des images fortes. Son scénario original nous conte une histoire à la fois sombre, touchante et dramatique, avec une approche fantastique extrêmement bien menée par de magnifiques moments, des séquences magiques avec Oscar et la chouette . La distribution est également efficace avec la jeune Luce Rodriguez , étonnamment très mure et adorablement craquante dans le rôle principal de Mathilde, un bon Mathieu Amalric que l'on voit trop peu, et la réalisatrice Noémie Lvovsky qui nous offre une excellente prestation d'actrice. Le pitch : la mère de la petite Mathilde n'est pas bien dans sa tète. Elle n'est pas une mauvaise mère mais souvent absente, fantasque, étourdie, dans les nuages ou hors de la réalité. Heureusement, Mathilde communique avec son père absent du foyer.
Mathilde (Luce Rodriguez) a neuf ans et vit seule avec sa mère (Noémie Lvovsky) qui déraille gentiment et que son mari (Mathie Amalric) a quittée. C'est Mathilde qui répond aux questions de la psychologue scolaire (India Hair) qui a demandé à les voir toutes les deux. C'est elle qui prépare le dîner lorsque sa mère se perd dans les rues de Paris. C'est elle qui appelle son père à la rescousse lorsque sa mère décide, contre toute logique, de vider leur appartement pour aller s'installer ailleurs.
Le dernier film de Noémie Lvovsky se résume aisément. C'est l'histoire d'une fille qui, renversant la logique du lien parental, veille sur sa mère. Ce pourrait être une tragédie lugubre façon Cris et chuchotements. C'est un conte gai comme Noémie Lvovsky, la réalisatrice de "Camille redouble", sait les trousser. Elle y glisse même une dose de fantastique en introduisant une chouette qui parle à Mathilde.
Aussi charmant soit-il, "Demain et tous les autres jours" fait du surplace. Au bout de quelques minutes, ses enjeux sont posés : on est attendri par cette enfant si mature et sa mère foldingue... et puis c'est tout. Noémie Lvovsky réussit un post-scriptum lumineux en y conviant Ariane Demoustier. Mais cet épilogue enthousiasmant ne suffit pas à sauver le film.
Difficile de classer ce film dans un genre. On pense aller voir une comédie et finalement l'histoire est vraiment triste. Parfois un peu de poésie en raison des dialogues entre l'oiseau et la petite fille. Certaines scènes sont longues et n'apportent rien spoiler: (l'enterrement du squelette) Noémie Lvosky est poignante dans cette femme qui sombre dans la folie et laisse sa fillette livrée à elle même. spoiler: La fin nous laisse penser que le fille pourrait avoir la même maladie mentale que sa mère