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Olivier Barlet
300 abonnés
399 critiques
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3,0
Publiée le 19 octobre 2015
(...) Le soin apporté aux lumières et au cadre, la beauté des portraits et une caméra qui se fait volontiers proche des visages, et surtout les ruptures apportées par les plans de coupe où l'on voit les jeunes évoluer en skate sur une musique en mode mineur ou un oratorio, déplacent l'imagerie habituelle des films tournés dans les Cités vers une affirmation de la dignité de personnages affrontant le poids de leur environnement. (...) Les quêtes identitaires sont moins développées par les situations que dans des discussions improvisées alignant les questions de sexisme, de la double-appartenance, du vivre ensemble et de l'intégration, qui finissent par tirer en longueur du fait de leurs propos trop sages, mais surtout de la déconstruction de l'émotion qui avait pu surgir entretemps. (...) Ce film-guérilla n'est pas sans beauté, mais fait "malgré le rejet du système", il souffre de sa solitude et du manque de moyens qui lui auraient permis de mieux le développer. Sa force reste clairement la vitalité, la sincérité et la solidarité de tous ceux qui y participent.
Avec CHEYENNE CARRON, le cinéma indépendant français a de très beaux jours devant lui. Il faut oser, et c'est ce qu'on ressent, en regardant PATRIES. Je ne peux que conseiller de voir ce film qui va inciter au débat, et à la réflexion. C'est aussi l'occasion de voir de beaux interprètes. A voir en tout cas.
C'est le tableau de deux jeunes de banlieue dans leurs familles et parmi leurs amis. le film s'intéresse à l'un puis passe lentement vers l'autre. Le film soulève de nombreuses questions à travers de nombreuses situations assez dialoguées : une forme de racisme et un certain mal être. L'image est magnifique, la musique souvent christique. Pour une chronique de banlieue, c'est assez original, une sorte de "Carron" touch. Le film est assez convaincant, par les situations d'identification possibles.
On retrouve dans Patries ce côté brut et direct du précédent film de Carron, L'Apôtre, avec ce style — sûrement contraint par les moyens serrés — fait de longs plans parfois proches du documentaire. L'histoire, portée par un excellent casting d'une remarquable justesse, est divisée en deux parties hétérogènes : une première assez intéressante avec un crescendo prenant, une deuxième bien plus banale et qui s'éternise quelque peu. Difficile de ne pas saisir les idées qu'a voulu transmettre la réalisatrice puisque tout est évident et c'est le grand reproche qu'on pourrait faire au scénario : son manque de subtilité. En fin de compte, un film qui se démarque plus par sa forme que par son fond.
Après plusieurs petits films, la réalisatrice Cheyenne Carron continue à ne pas recevoir l’appui du CNC pour financer ses projets. Elle a donc dû investir l’argent que lui ont rapporté les ventes des DVD de son précédent film (L’Apôtre, l’histoire d’un musulman se convertissant au christianisme) pour autoproduire Patries. Elle aurait pu toutefois s’aligner sur la mode des « films guérilla », mais a opté pour une réalisation sobre. Difficile alors de lui reprocher le manque de moyens techniques qui apparait dès le premier plan. On peut cependant se demander si la décision de ne pas lui avoir accordé d’aides publiques ne viendrait de la vacuité de son scénario. La thématique de la discrimination « anti-blancs » dans les banlieues paraissait évidemment être un sujet sensible dans l’actuel contexte de tension politique. Pourtant, en tant que femme métissée étrangère ayant été adoptée par une famille française, Cheyenne Carron avait une certaine légitimité à aborder ce sujet encore tabou dans le cinéma. La problématique est alors traitée par le biais du récit d’un jeune garçon, Sébastien (Augustin Raguenet) et ses difficultés à s’insérer parmi un groupe d’adolescents de son âge issus de l’immigration.
Après « l’Apôtre », film racontant la conversion d’un musulman au Christianisme, la cinéaste Cheyenne Carron a choisi de s’attaquer au racisme anti-Blanc en banlieue parisienne à travers son nouveau film « Patrie ». « J’ai constaté que beaucoup de magnifiques films ont été fait dénonçant le racisme contre les noirs, je pense à « Imitation of Life », « 12 years a slave », ou « Dear white people », mais je n’ai jamais vu de films sur le racisme anti-blanc.
La réussite de PATRIES captive par la précision de son sujet et la profondeur des personnages. Que des sublimes interprétations du duo principale en particulier Jackee Toto qui trouve ici un de ses rôles marquants qui façonne l'acteur. Ce qui sauve le film d'une réalisation quelque peut trop académique mais là n'est pas le talent de Cheyenne Carron. Son talent principal est de décrire au plus près une société en manque de repères et elle le fait brillament. On ne peut saluez aussi l'audace de la réalisatrice d'avoir voulu choisir de tournez le film en noir blanc.
On vient voir Patries en sachant peu ou prou de quoi parlera le film. On en ressort bouleversé avec une autre perception du sujet. Le film aborde des thèmes qui valent à sa réalisatrice un boycott injustifié, et pourtant, son traitement est impartial. Il y a certes un point de rupture dans le film qui s'éloigne de la trame de départ, mais ce n'est que pour monter d'avantage en intensité, avec des scènes qui font de Patries une merveille cinématographique. Cheyenne Carron est une grande réalisatrice!
Film à voir, vous verrez les choses d'un autre œil, une très grande profondeur... A voir! Ce film a été fait avec un micro budget c'est d'autant plus méritoire.
Film tourné avec a la fois beaucoup de réalisme et de pudeur, je dirai même chasteté! Finesse et nuances, tellement loin du politiquement correct et de la pensée unique! Tellement rafraichissant!
je viens de voir ce film en VOD, beaucoup de maladresse, pas assez tenu, mais le fond est fort, PATRIES est un film educatif qu'il faudrait montrer dans des colleges. CHEYENNE CARRON est une artiste engagé comme l'était Estelle de Coulanges, Winnie MANDELA. Cette histoire est belle, est dur. C'est aussi l'occasion de decouvrir de beaux acteurs, comme Jackee TOTO, qui j'espere va nous etonner dans les futures années, à quand une nomination aux molières ou aux cesars? A voir en tout cas.