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Death_Metallus
11 abonnés
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3,0
Publiée le 10 mai 2012
Considéré par beaucoup comme la première adaptation au cinéma, non-officielle, du Dracula de Bram Stocker (ce qui semble toutefois ne pas être exactement le cas), et constituant également l'un des tout premiers grands films d'horreur avec Le Cabinet Du Docteur Caligari (Robert Wiene, 1919), La Sorcellerie À Travers Les Âges (Benjamin Christensen, 1922) ou bien encore Le Fantôme De L'Opéra (Rupert Julian, 1925), Nosferatu a tous les éléments d'un film culte. Il est également considéré comme l'un des chefs d'oeuvre de l'expressionnisme allemand notamment dans le jeu d'ombre et de lumière et dans les différentes teintes de la photographie. De même, la musique qui accompagne la version restaurée apporte beaucoup à l'atmosphère avec des motifs atonals. Malgré tout, le film ne parvient pas encore à vraiment créer un climat de peur et comporte même un caractère burlesque par instants. On retiendra donc surtout la naissance du mythe du vampire au cinéma.
Voici donc le légendaire Nosferatu, film muet des années 20, le premier à mettre en scène à l'écran l'histoire du roman Dracula de Bram Stoker, et c'est franchement réussi dans mon oppinion. Tout d'abord, j'ai été séduit par l'ambiance, assez sombre, voire un peu mystérieuse, elle est en tout cas bien mise en avant grâce à une musique plutôt bonne et surtout grâce aux superbes jeux d'ombre et de lumière habilement utilisés par Murnau. Un autre aspect intéressant du film est l'image du Comte Dracula, ici appelé Orloff, par manque des droits d'auteur. Le fameux vampire est ici présenté comme une espèce d'ombre, un fantôme en quelque sorte, et non pas un être de chair et de sang. Avec cela, il perd également le côté plus séducteur qu'il possède dans de nombreuses autres adaptations cinématographiques. Pour en faire donc ce personnage "ténébreux", Murnau a très bien choisi le comédien Max Schreck, qui campe le vampire de manière vraiment convaincate, aidé, il faut le dire, par son physique qui est parfait pour un tel personnage. Finalement, j'évoquerai encore quelques plans, que j'ai trouvés non seulement beaux ésthetiquement, mais également intéressants de par leur sens. Comme exemple, je pourrais citer le plan ou ils observent des parasites sous un microscope. Pour le reste, je dirai donc que Nosferatu est un bon et beau film, à découvrir sans aucun doute. On peut dire que l'histoire avance parfois un peu trop vite, mais c'est tout à fait pardonnable quant on considère l'oeuvre en son tout, qui reste quand même bien plus que sympathique. Pour être bref, Nosferatu est un morceau de l'histoire du cinéma, à voir.
Un classique qu'il faut avoir vu. Mais au niveau du rythme, le film a mal vieilli. Cependant, la mise en scène de Murnau reposant sur des décors et des jeux d'ombres reste envoûtante. Max Schreck est terrifiant dans le rôle du vampire.
Afin de mettre les choses au point: Non, le DVD que vous avez acheté n'est pas défectueux. Il ne manque pas une piste audio. C'est un film muet. Et oui! Il fut un temps où le cinéma n'était pas sonorisé. Il fut même un temps où il n'y a avait pas de cinéma (si ! Si!), ni de smart phone, ni de livreur de pizza à domicile. Je sais, ça devait être une époque horrible... Et non! Ce n'est pas Stephanie Myers qui a écrit le premier roman parlant de vampire. Enfin je dis "vampire"...façon de parler. Il y a eu ce bouffon de Bram Stoker qui a écrit un petit livre sans image qui a pas trop marché mais qui s'appelait "Dracula" qui était ,certes, vaguement inspiré d'un despote roumain, mais vraiment très vaguement, hein! On est dans le fictif, ok? Ce personnage a été imaginé pas très beau, pas romantique du tout ,pas très séduisant, avec une haleine de cimetière et qui servait à flatter le bourgeois anglais dans sa xénophobie et son sentiment de supériorité.
"Nosferatu" colle donc bien à l'idée directrice du roman puisque le comte Orlock/Dracula a une tête de rat et vie comme un clodo nécrophile. On sent aussi le scénar inspiré par Hamelin (encore un truc vieux qui sert plus à rien) avec les rats. Si toutefois certains d'entre vous pensent que les acteurs "surjouent", je leur rappelle qu'on est dans un film muet sans sonorisation. Il était donc nécessaire à cette époque que les dits acteurs forcent le jeu pour tenter de faire passer une émotion aux pauvres spectateurs masochistes qui n'avaient pas la patience d'attendre le parlant, la couleur , la 3D ou le blue ray.
Pour ceux qui trouvent que les effets spéciaux sont "kitch" je leur rappelle aimablement qu'en 1922, Dreamworks n'existait pas et le cinéma fantastique était relativement nouveau. On admirera les jeu d'ombres et de lumières qui donnent de l'étrangeté à l'ensemble et le jeu inquiétant et éthéréen de Max shreck qui n'avait rien à voir avec un quelconque Orque.
Un film qui mérite bien son rang au panthéon des classiques immortels du cinéma. Qui a ,certes, vieilli mais pas plus qu'une toile de Munch.
Sans Nosferatu, pas de Edward . Oui je sais, je suis dûr mais la vie est dûre.
Comment juger un film quand on le regarde pour la première fois 91 ans après sa création... Oui c'est presque impossible! Donc je met une note ni bonne ni mauvaise, car autant je n'ai pas pris une claque cinématographique monumentale mais j'ai trouvé que l'ambiance était pas mal, que certains effets étaient très bien faits spoiler: comme le jeu d'ombre quand Nosferatu monte ses fameux escaliers, ou quand il meurt...spoiler: .
Quant on pense aux immondices cinématographiques qui pullulent aujourd'hui sur les vampires, on est ravi de voir Nosferatu de Murnau. Fort de l'expressionnisme allemand, il est remarquable de voir ces scènes en clair-obscur et ces jeux avec les ombres, les formes, les silhouettes. N'oublions pas que dans "expressionnisme", il y a "expression" : les visages, les mimiques, les comportements sont volontairement amplifiés et exacerbés - jusqu'au froncement de sourcil. Le film parvient, malgré les imperfections dues à l'image - il est sorti en 1922, une belle date ! -, à tenir en haleine le spectateur jusqu'au dénouement. Le personnage de Nosferatu est grandiose : cette image extrêmement glaçante n'est néanmoins pas véhiculée par la suite. Le tapis sonore qui ne cesse pas du début à la fin renforce une ambiance grinçante. On ne peut malheureusement pas s'empêcher de constater que le scénario comporte quelques points un peu faibles : Orlok (Murnau a changé la totalité des noms, n'ayant pas les droits pour adapter l'œuvre littéraire de Bram Stoker ; ainsi la fin également diffère du livre) apparaît dans un miroir (contrairement au texte d'origine) ; de même, pour tuer un vampire, la condition sine qua non est qu'il boive le sang d'une jeune femme pure, manque le chant du coq et disparaisse au soleil (dans le livre, Dracula peut se promener dans Londres en plein jour) : or, Ellen, en pensant débarrasser Wisborg - ville imaginaire - du fléau, commet un péché d'orgueil.
Le fil de l'histoire est un peu décousu mais bon vu qu'on connaît tous Dracula pas de problème pour comprendre Nosferatu. Un classique du muet qui si n'a plus rien d'effrayant de nos jours se regarde avec plaisir ; sans atteindre la beauté de Faust Murnau réalise ici un film mystérieux dont certaines séquences sont saisissantes.
L'agent immobilier Hutter part pour un long périple dans la forêt des Carphates dans l'espoir de vendre une maison au comte Orlock, autrement appelé Nosferatu...Henrik Galeen adapte le roman célèbre de Bram Stoker : Dracula. Bien que la réalisation de Murnau soit brillante ( le film lui valut d'ailleurs la reconnaissance internationale en 1922 ), le film est plutôt pesant, faute à une musique envahissante et répétitive. De plus, les cartons sont à mon sens trop nombreux ( bien qu'ils servent l'intrigue, car leur absence serait désobligeante pour la narration : c'est donc à double tranchant... ). Cela dit, les images sont superbes ( on retiendra le plan dans lequel Nosferatu apparaît sur le navire tel un fantôme, ou encore celui où le même personnage agonise au lever du soleil, après avoir succombé aux charmes de l'épouse d'Hutter...). Un classique quelque peu désuet mais qui possède son charme. Le film de Murnau est à voir en version teinté de préférence ( c'est à dire la version longue durant 90 minutes, car la lenteur exprime parfaitement la sensation onirique émanant des images )...
Quelle claque ! Et dire que ce film a près de 100 ans ! Quelle esthétique, quelle ambiance... Les décors, la musique. Un film que je me lasse pas de revoir avec une ambiance jamais reproduite au cinéma. C'est tout simplement magnifique et bien plus efficace que certains films plus récents. Du pur délice !
Tout film de "vampires" trouve ici sa source. Rien n'as été inventé depuis ... Inspiré directement du "Dracula" de Bram stoker, il en restitue assez bien l'idée.
Qui n'en a jamais entendu parler ? Qui peut prétendre ne pas connaître le nom de Nosferatu, le maître des vampires ? C'est impossible. Qu'on s'y intéresse de près ou de loin, il faut le savoir : ce film constitue la base du cinéma horrifique. Tout ce qu'on peut connaître, tout ce qu'on peut voir aujourd'hui vient de Nosferatu. Ce film aura influencé nombre de réalisateurs fantastiques contemporains. Le mythe qui s'est construit autour des vampires vient de là ; il vient de 1922. À ce titre, il s'agit vraiment d'une date charnière dans l'histoire du cinéma.
Mais Nosferatu, c'est également la première adaptation cinématographique du roman de Bram Stoker, Dracula, en date de 1897. Toutefois, ne vous étonnez pas si vous ne retrouvez pas les noms du roman ; Friedrich Wilhelm Murnau les fît changer pour ne pas avoir à payer de droits d'auteur. (Du moins cela dépend des versions, dans certaines les noms sont respectés.) Il modifia également quelques éléments du scénario dans le but de se différencier du chef d’œuvre de la littérature fantastique. Malgré toutes ces précautions, la veuve Stoker intenta un procès à son encontre dans l'espoir de voir le film détruit ; ce qu'elle obtint. Ce n'est qu'à la mort de Florence Stoker, en 1937, que de nombreuses copies cachées ressortirent de l'ombre, tel Nosferatu, pour effrayer des millions de spectateurs.
Bien que la dimension horrifique de l’œuvre soit, de nos jours, dépassée ; il n'en reste pas moins que le film possède un certain charme propre au cinéma muet et à l'expressionnisme allemand. (Un courant cinématographique qui s'est développé dans les années 20 et qui visait à concurrencer Hollywood en proposant des films à petit budget, misant tout sur une mise en scène théâtrale, sur l'exagération et l'art abstrait.) Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Murnau en est l'un des principaux acteurs. Tout ses films s'inspireront de ce mouvement. Nosferatu est d'ailleurs l'un des premiers film expressionniste à voir le jour.
Pour finir, c'est un film à voir ; ne serait-ce que pour exercer son esprit critique. Mais aussi pour découvrir l'histoire du cinéma à travers une œuvre presque centenaire ! Totalement indispensable pour quiconque s'intéresse un tant soit peu au septième art et à ses origines.
Le film étant tombé dans le domaine public, vous avez la possibilité de le découvrir légalement et gratuitement sur le net !
Chef d’œuvre qui lança la vague de l’expressionnisme allemand, librement adapté du classique de Bram Stocker qui ouvrait là le bal d'une incalculable descendance, "Nosferatu" est un film qui, aujourd'hui encore, fait de l'effet. Mouvements de caméra fantomatiques, angles de vue sublimes et effrayants, images saisissantes et ombres effroyables nous offrent un rendu totalement irréel qui se passe de superlatifs mais qui s'imprime durablement sur la rétine. Aucun cinéaste actuel n'est capable, en dépit de moyens techniques sans commune mesure avec ce qu’employa Murnau, de reproduire une telle épouvante, un tel sentiment d'effroi. Max Schreck, littéralement possédé par le rôle, est une créature de cauchemar intemporelle dont les tourments et le vice se lisent sur son visage grotesque. Et que dire de sa gestuelle, sa démarche inimitable qui glace le sang... Honnêtement, rares sont les films muets RÉELLEMENT accessibles (pour de nombreuses et évidentes raisons). Mais "Nosferatu" est de ceux-ci. Et, au moins une fois dans sa vie, il vaut le détour.
Inévitablement, Nosferatu (datant de 1922 tout de même) subit le poids de l'âge. Il reste néanmoins un incontournable du cinéma horrifique et, plus généralement du cinéma muet. Adaptation fidèle au roman de Bram Stoker.