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Hastur64
228 abonnés
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5,0
Publiée le 6 juin 2016
Le cinéma allemand est souvent l’affaire de vrais cinéphiles ou d’amoureux de ce pays, mais pour le commun des mortels (comme votre serviteur), l’occasion (et le goût, ne nous mentons pas) est rare de voir un film de ce pays. Avec ce long-métrage, attention ! grosse claque venue d’outre-Rhin. Précédé d’une rumeur flatteuse et de nombreux prix dont ceux de la Berlinale et de l’équivalent des Césars allemands : “Victoria” se présente comme LE film allemand à voir en 2015. Je ne peux, malheureusement, pas faire autrement qu’enfoncer une porte déjà ouverte en recommandant à mon tour le visionnage de ce petit chef-d’oeuvre dans la langue de Goethe. La force du film c’est avant tout son dispositif formel qui, bien que pas vraiment inédit, continue quand il est bien fait (comme ici) de faire son petit effet, je parle du plan-séquence. Le réalisateur allemand (je ne peux pas ne pas le citer) Sebastian Schipper non seulement utilise ce procédé très contraignant, mais il le fait avec talent et sur la totalité du film qui dure, excusez du peu, 2h20 ! Caméra à l’épaule - détracteur de ce procédé ne hurlez pas, dans ce cas précis c’est justifié et visuellement pas gênant - caméra à l’épaule donc, Schipper suit ses héros, dont la sympathique Victoria, dans un Berlin de noctambules, où pendant ces plus de deux heures il va, comme un reportage en live, suivre les péripéties comico-romantico-dramatiques de ce groupe de quatre (au début cinq) jeunes lors d’une soirée de fête qui va mal tourner. L’intrigue n’est pas outrageusement originale ni vraiment très prenante en soi, mais le procédé du plan-séquence fournit une énergie et une absence de temps mort qui donne au film une tension, à travers cette fuite en avant du temps que symbolisent l’avancée de la nuit et la naissance du jour, qui vous scotche littéralement à votre siège. Tourné en allemand et en anglais (si vous le pouvez, regardez-le en version originale), le film offre une tension qui ne se dément pas et qui en fait un film plus immersif et prenant que bien des films d’action. Un petit bijou du septième art qu’il faut, sans l’ombre d’une hésitation, voir. Je ne saurais trop le recommander.
Je m'attendais à bien plus vu les commentaires et ayant beaucoup apprécié son 1ier film "Les bouffons". Finalement endehors de l'exploit technique d'avoir tourné en un seul plan séquence (ce qui a déjà été fait) et une excellente interprétation de cette belle brochette de barrés Berlinois, le scénario m'a beaucoup rappelé "Ni pour ni contre (bien au contraire)" de Klapisch. En effet, on assiste tout simplement à une jeune femme entrainée dans un braquage. Sauf que ça va beaucoup plus vite. Même trop vite. J'ai été surpris de voir Victoria abandonner son café comme ça pour accepter de conduire ses nouveaux amis au comportement pour le moins inquiètant. Pas très crédible...Et il y en a d'autres...La mise en scène est à la hauteur des moyens: simple caméra à l'épaule qui suit nos personnages durant cette longue nuit par contre les passages musicaux sont le bienvenus. Le décor de ce quartier Berlinois avec ce manque de luminosité est parfois étouffant car dans les intérieurs on ne distingue vraiment rien. Sinon il y a de bonnes séquences sur un rythme entrainant et cet effroyable sensation qu'il va arriver quelque chose d'horrible mais ça reste assez gentil en fin de compte...
Victoria est un film plaisant et innovant par rapport à ce que l'on voit à notre époque. Un peu lent à devenir intéressant, il est ensuite rempli de suspense et de rebondissements malgré l'histoire assez simple. Les acteurs sont très bons et on peut vite avoir des doutes quant à l'invention des dialogues tant les échanges sont fluides et tant tout se déroule comme un scénariste et un dialoguiste auraient pu l'écrire. C'est réussi !
Le film dure 2 heures 14 et contient un seul et unique plan séquence, oui un seul. On a du mal à rentrer dans le film, il faut bien 20 minutes après la rencontre de Victoria avec les 4 personnage principaux qui sont 4 "voyous". Mais après il faut dire que le film plan séquence oblige nous fait presque devenir accro aux personnages. Même si il faut attendre un peu avant d'arriver au clou du spectacle. C'est la scène, qui a tout d'un chef d'oeuvre, entre Victoria et un voyou lorsqu'il sont dans la boutique en train notamment de jouer du piano. C'est simple, mais pourtant on touche au sublime, avec des dialogues, et une atmosphère qui transpire par tout les ports la classe. Grâce notamment au fait que cette scène est lieu au petit matin, presque une métaphore de l'envie de refaire le monde. Dommage que ce moment ne dure pas plus longtemps. Ensuite le film va tomber dans un moment d'émotion beaucoup plus brut, avec spoiler: la scène de la vente et de course poursuite,et mort . Ce moment tranche avec la première moitié du film, car il est extrêmement sombre, cela peut déranger au début, mais plus on se rapproche de la fin, plus la tension monte. Pour finir donc sur une fin absolument splendide. Alors par contre, on pourrait dire que le personnage de Victoria n'est pas crédible, mais je ne l'ai pas tellement vu sous cet angle là. Je l'ai plutôt vu sous l'angle d'un personnage en quête d'elle même, le fait qu'elle soit espagnole dans un pays qui n'est pas l'Espagne (Allemagne) nous fait accepter cette idée. Parce qu'elle recherche les aventures, et le fait qu'elle soit un peu alcooliser, que se soit la fin de la nuit, avec des garçons étrangers lui fait prendre ses décisions que l'on pourrait qualifier de follesspoiler: parce que oui elle n'a qu'a s'échappé, et ses ennuis sont finis . Alors oui, cela montre peu être pour certains, la stupidité du personnage, j'y vois plus du courage, et surtout de la loyauté envers ses "amis d'un jour". Il faut dire aussi que le fait que le film ne soit jamais découpé participe au dynamisme du film, et à son atmosphère absolument unique. Pas sur qu'il aurait conserver autant de ses qualités coupés en de multiples plans.
Certes, on peut épiloguer des heures sur cet "exploit technique" mais au final on juge un film pas un making of. Alors, le projet et son concept sont aussi géniaux que le film est bancal, incohérent et sans aucune tension. Soit disant naturaliste, on sent la caméra tout le temps, on voit des acteurs en roue libre qui peinent à convaincre et à qui on est obligé de superposer de la musique pour éviter l'ennui total. La fin interminable vient en rajouter après un festival d'incohérences digne d'une énorme série Z. Un ratage
Un thriller intéressant à la technique irréprochable. L'utilisation du plan-séquence de manière continue a toute son utilité et contribue à distiller de façon croissante la tension du film. Toutefois, le scénario manque souvent de crédibilité et son héroïne principale de substance ...
Belle performance technique... On n'en est que transporté pendant les 2 heures 20 de ce film qui a été tourné... en 2 heures 20 ! Je me demande si on peut apprécier autant "Victoria" en dehors d'une salle de cinéma où l'on est que plongé dans la pénombre de la nuit berlinoise et que l'on a l'impression de faire partie du quator de comédiens, à courir et danser avec eux, frémir, bondir... comme si nous étions avec eux, mais muet. En un mot: spectaculaire ! Un film d'ambiance qui, pour ma part, m'a donné une certaine nostalgie de mes soirées berlinoises, de la techno et du petit matin qui se lève sur cette ville après une grosse soirée... pas une très belle ville mais une ambiance germanique froide que l'on aime ou pas. "Victoria" est un film en un plan, maîtrisé, qui fera (j'espère) figure de film culte. Et puis, les acteurs.... Frederick Lau, que l'on connait en France surtout pour "Die welle", est décidément l'un de meilleurs comédiens allemands (au moins, il joue naturellement contrairement à beaucoup de ces confrères) et Laia Costa apporte à "Victoria" un brin d’insouciance et de légèreté qui ne fait pas de mal.
Vu tardivement, Victoria m'a mis une claque bien méritée. Le film nous propulse, en temps réel, dans la vie bouleversée d'une très jeune femme. On participe à l'action, on avance en même temps qu'elle. C'est violent, intelligent et beau. C'est une réussite totale.
Victoria est un film remarquable pour la performance technique quasi unique qu'il constitue dans l'Histoire du cinéma : le film de 2h14 n'est constitué que d'un seul plan séquence ! Cet exploit est l’œuvre d'un réalisateur allemand Sebastien Schipper qui a réussi en 3 tentatives à filmer cette histoire. Il y a eu quelques improvisations dans les dialogues mais la trame était écrite. En tant que spectateur, c'est impressionnant de voir comment les mouvements de caméra ont été pensés en amont pour s'effectuer de façon fluide.
Le film commence à la sortie d'une discothèque à 4 heures du matin. Victoria, une jeune espagnole, qui habite Berlin depuis peu, rencontre un groupe de berlinois et accepte de les suivre dans leurs virées nocturnes. On se doute au fur et et à mesure de l'histoire que la nuit risque de mal finir, au petit matin vers 6h15...
Ce film a remporté de nombreux prix, dont le Grand Prix au festival du Film policier de Beaune. Il permet de se familiariser avec la ville de Berlin qui joue un rôle majeur dans ce film, en tant que décor nocturne. Les acteurs sont convaincants, Laia Costa en tête qui interprète Victoria.
A voir pour la performance de mise en scène, mais également en tant que polar très réussi.
Bon film. mal gré différentes longueurs. le Casting est bon. L'ambiance est bonne malheureusement aucune surprise, on s'attend déjà à la tournure des évènements. Même si le stress est omniprésent durant la deuxième partie, l'empathie n'arrive jamais à son paroxysme. Beaucoup de choses non expliquées laissent le spectateur en questionnement. bref 3,5/5.
Tourné en un plan-séquence de 2h10 sans trucage, Victoria est une véritable prouesse technique. Mais rarement un parti pris aussi extrême n'aura été si justifié. En effet, on a vraiment le sentiment de vivre l'instant présent avec les personnages (quitte à trouver le film un peu lent à démarrer), le spectateur ne faisant qu'un avec la caméra ultra-mobile qui ne quitte jamais les protagonistes. Comme dans la vie, on passe d'une ambiance festive à une ambiance intimiste, d'une ambiance intimiste à une ambiance tendue, et ainsi de suite. Et dans ce laps de temps, l'héroïne a plusieurs fois l'opportunité de revenir en arrière et de changer le cours des choses, mais elle ne fait pas ce choix. Tout se joue dans l'instant. Et c'est irrévocable. Mieux vaut ne pas en savoir trop sur l'intrigue si on veut se laisser surprendre, car si Sebastian Schipper n'avait pas eu cette audace de tourner le film en temps réel (et s'il n'avait pas réussi à surmonter tous les écueils inhérents à ce genre de tournage) le film ne ferait sans doute pas autant parler de lui. Reste que vraiment, c'est un tour de force, les acteurs assurant tout autant que l'équipe technique, renforçant l'impression d'un film naturaliste.
une claque dans la mouille ce film cette jeune actrice espagnol ma transporté et la réalisation plus que parfait sans montage un plan séquence de 2h20 unique un grand bravo attention ce nest pas un film d'action un peu long au début mais après ca démarre au quart de tour un de mes coup de coeur de cette année
Il y a la totale réussite formelle... Essentiellement due à l'unique et culotté plan séquence plaçant le spectateur en immersion total. Pendant plus de deux heures, parmi ce groupe paumé coincé au beau milieu de ce que l'on pourrait qualifier de tragédie grecque, où chaque chose semble inexorable, où chaque personnage semble avoir sa place. Il y a la totale réussite sur le fond... la dramaturgie infernale et implacable qui entraîne malgré eux ce petit groupe de paumés, tous marginaux à leur façon, dans ce sablier que rien ne semble pouvoir arrêter. L'unité de temps prend le spectateur à la gorge, le broie car rien ne semble pouvoir arrêter cette danse venimeuse vers la mort. Ce film est tout simplement une véritable petite pépite !
Un film concept, ambitieux projet mais qui souffre inévitablement des problèmes de ce genre de défi un peu fou. Après un premier quart d'heure virevoltant, passionnant, d'une grande virtuosité technique, un long-métrage qui s'enlise dans un rythme lénifiant ponctué de dialogues stériles comme le pire de Quentin Tarantino. Un scénario qui n'offre absolument aucune originalité, improbable descente aux enfers pour un style d'écriture dont je ne suis absolument pas friand. Clinquant mais inepte.
Attention, Grosse claque! Quel film prenant! Le film prend le temps d installer son ambiance, d observer la rencontre de ces personnages après une nuit bien arrosée... Presque trop d ailleurs puisque je commençais à trouver le temps long et à me demander si quelque chose allait finir par faire décoller l histoire... Mais justement, le metteur en scène a choisi de filmer en temps réel(ou pas loin) pour mieux faire connaissance et s attacher à cette Victoria bien innocente. Mais une fois que les choses s emballent, les événements vont s'enchaîner et vous mettre ko! Un réalisme et une tension incroyable que je n avais pas ressentie depuis bien longtemps et ce grâce notamment, à une interprétation vraiment juste et convaincante de tous les acteurs. Niveau tension, j ai beaucoup pensé à "cours Lola cours!" Qui avait déjà fait son petit effet à l époque mais ici, on rajoute une heure de film! Maintenir un telle tension pendant 2h20 est une véritable prouesse qu il faut absolument vivre! Ne le loupez pas au ciné!