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sameplayerparis
34 abonnés
144 critiques
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2,5
Publiée le 21 août 2016
Un film étonnant, déroutant, mais pas inoubliable. Difficile de comprendre le buzz médiatique autour de ce film, on a parlé de salles hurlant de rire alors qu'il n'y a que 3 ou 4 situations effectivement amusantes mais sans plus. Globalement il peut être intéressant par le malaise qu'il provoque, les réflexions qu'il invite sur le sens de la vie et le temps qui passe, mais sans plus.
Femme d’affaire d’une grande société allemande basée à Bucareste, Ines n’a pas vraiment le temps de se lier une relation avec son père. Pourtant un jour elle le voit débarquer sans prévenir. C’est tout de même son père, elle se doit de l’accueillir. Mais il sera très difficile pour elle de ne pas cacher son exaspération. Son père, c’est Winfried et il vient de perdre son chien. Comme un déclic et dans le désespoir, il va s’inventer un alter ego pour bousculer la relation avec sa fille. Son arme ? Jouer de l’humour avec sa grossière perruque et son dentier ridicule. C’est alors qu’on le voit peu à peu s’improviser en coach Toni Erdmann. Mais sa fille, à tendance crispée, voit ses nerfs bouillir. Comme si elle n’avait que ça à faire. Pendant près de trois heures nous suivons ce conflit de génération et familial où un père va tenter le plus risible pour toucher sa fille et au moins lui faire décrocher un sourire. Finalement c’est au bout de deux heures que les ligaments du sourire d’Ines vont éclater. Situation inattendue, la chanson dans l’appartement est jubilatoire. Ce moment va marquer un tournant dans l’analogie de ces deux êtres. Prix de la Critique au Festival de Cannes 2016, Toni Erdmann est une comédie sur le lâcher prise. Ce que traversent ce père et cette fille est finalement tellement dramatique que chaque séquence à la Toni est hilarante et déborde de sens. Un vrai travail a été effectué dans l’écriture et la performance du duo. Mais la mise en scène est tout aussi troublante, notamment les arrière-plans qui sont souvent tellement prenants que les plans principaux, pourtant excellents, en sont oubliés. En toute modestie, ce long-métrage ne se proclame rien, si ce n’est à l’image du kukeri, le déguisement velu bulgare, une œuvre décomplexée pour chasser les mauvaises ondes et célébrer le printemps. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
que c'est long , ce film qui se veut "drôle" "philosophique" "caustique" n'est qu'une suite de scenettes bavardes dont certaine inutiles et vulgaires (la masturbation et la boite de nuit) on pouvait s'en passer, car pour le coté "philo" il faut revoir la copie. en ce qui concerne les "drôles" c'est d'un beta enfantin . voila ce que j'appelle une arnaque de la presse avec son affiche racoleuse. un film a t'il besoin de durer presque 3 heures. ???
Comme Pascale FERRAND dans le superbe "Bird people" à un moment Maren ADE a fait l'erreur de ne pas arrêter le film assez tôt. Pour éviter de dévoiler l'un et l'autre à ceux qui ne l'auraient pas vus je me garderai d'en dire plus, mais quel ennui, quel dommage ! L'idée est bonne, même si le père a quelques côtés idiot et manque de crédibilité, mais le film flirte trop souvent avec l'absurde et le ridicule, alors que le sujet est superbement bien traité juste avant. Au final c'est une déception, c'est vraiment, mais vraiment trop long.
La force du duo père fille nous fait passer 2 h 50 sans ennui , soit un père qui cherche a se rapprocher de sa fille . Un propos assez simple mais qui finit par vous émouvoir tant l'interprétation est convaincante. Le titre est trompeur car on apprend très peu de sa vie a lui au final ,Tony Erdmann c'est le nom du personnage qu'il s'invente pour "forcer"sa fille a le re découvrir et se redécouvrir elle même ... et l'aider a s'extraire d'un environnement assez brutal et sans joie .
Simplement un chef d'oeuvre. Une des plus belles choses vues au cinéma dans les derniers dix ans. Ce film parle de nous, des cages du capitalisme, d'Europe, de la manie du travail et des technologies de communication, de notre incapacité de profiter de la vie.
Le seul point faible de ce film est sa longueur. Quelques scènes auraient peut-être méritées d'être raccourcies, sans en enlever leur intensité et leur drôlerie. Le duo du père et de sa fille que tout oppose embarque le spectateur dans leur folie. On voit bien qu'elle ne peut pas le supporter mais elle ne sait pas s'en débarrasser. Lui pense que sa fille n'est pas heureuse, mais est un peu bout-en-train. Il va bousculer quelques jours de sa vie et créer des situations étranges tellement drôle qu'on ne peut que rire de bon coeur. C'est sensible, très drôle et un peu fou, un peu inattendu aussi. Voir ma critique :
Médiocre à se masturber dans un petit-four (scène authentique) ! Si l’idée initiale n’est pas dénuée d’intérêt (un père qui multiplie les facéties pour faire prendre conscience à sa fille de la vacuité de son existence), tout pèche dans un scénario trop peu étoffé, pétri de clichés sur le monde du travail sans compter sur une réalisation fainéante, prétentieusement longue (2h30) et dépourvue du moindre travail de mise en scène autre qu’un hyperréalisme factice. Alors, que retenir ? La bonne prestation de l’acteur principal, qui s’en sort assez bien dans le double rôle de Winfired et Toni, ainsi que de convaincantes scènes d’improvisation où l’acteur se glisse avec joie dans son second rôle. Et à part ça ? Rien, si ce n’est qu’avec une diffusion Arte c’est encore une partie de notre redevance à 138 euros ; qui finance ce genre de nullité non seulement vide et chronophage mais en plus prétentieuse.
Excellent, j'ai rarement vu presque 3hrs de film passer si vite! L'histoire est d'actualité et vraiment passionnante dès le départ grâce au père de notre businesswoman obnubilée voire dépassée par son travail.... Le film nous montre comment elle, comme un grand nombre de personnes aujourd'hui, ne vit plus que par son travail et néglige l'essentiel: Les rapports humains , l'amour, l'amitié et surtout elle-même ... Son père donc vient essayer de la sortir de cette vie en y apportant un peu de légèreté et d'humour avec ses déguisements loufoques... Sur le papier, ça me paraissait un peu léger mais finalement Maren Ade réussit à remplir ces 3hrs ou presque mieux que personne ne pouvait l'imaginer. Je comprends mieux maintenant l'engouement de la presse à Cannes et ailleurs après avoir vu ce Toni Erdman à l'oeuvre. Pourtant, rien d'extra non plus avec la mise en scène qui est vraiment toute simple. Non, l'essentiel ici est bien son actrice: Sandra Hüller absolument extra. Là aussi, je comprends pourquoi certains ont hurlé au scandale après Miller et son jury quand la palme de la meilleure actrice à été décerné a Jaclyn Jose... Même si cette dernière ne démérite pas son prix, j'avoue que Sandra Hüller le méritait encore plus selon moi puisqu'elle est vraiment incroyable de justesse du début à la fin. Elle incarne parfaitement la femme active d'aujourd'hui avec tout ce qu'elle doit prouver au quotidien pour mériter autant de reconnaissance que ses homologues masculins qui eux ont tjrs autant de mal à accepter d'être surclassé... On voit également comment naît le stress, la pression que femme subit lors d'un dîner pro, une séquence terrible où elle doit prouver ses compétences tout en supportant son père, loin de tout ça, qui essaye de détendre l'atmosphère.... Mais ce n'est qu'une petite partie des sujets qu'abordent le film puisque Maren Ade aura aussi pris le temps de décortiquer la vie sociale de Ines qui est évidemment chaotique vu son ambition pro. Un film vraiment complet captivant de bout en bout, émouvant, drôle et surtout réaliste. Il m'aura notamment donné l'occasion de me rendre compte de la vie dans ces pays de l'est comme la Roumanie où le capitalisme se fait sentir de plus en plus et commence à faire ses ravages sur les gens (course à la performance, stress, dépression etc...)
Drôle mais émouvant, captivant mais déroutant, simple mais déstabilisant... ce film est un condensé d'oxymores à lui tout seul.
Servi par des acteurs inconnus au bataillon (en tout cas hors des frontières germaniques), ce voyage culturel initiatique qui réunit un père et sa fille que tout oppose est une bouffe d'amour et de fraîcheur. La dénonciation des dérives de nos sociétés (coucou le workaholism déshumanisant) est sous-jacente : tout nous pousse à apprécier les petites folies de la vie et à ne pas avoir peur de sortir du sentier battu.
Plein de belles réflexions philosophiques et personnelles à la clé.
Décalé, avec humour et des répliques bien trouvées, de belles et vraies remarques sur la vie, la société , les entreprises d'aujourd'hui où il faut être un vrai requin et deux ou trois passages vraiment hilarants, ce film est inclassable mais à voir absolument !
Rares sont les comédies à concourir pour la célèbre Palme d’or. Bien que reparti bredouille du dernier Festival de Cannes, Toni Erdmann a réalisé l’exploit de remporter la palme coup de coeur des festivaliers.
Imaginez un gai luron adepte des déguisements en tout genre, partisan des bonnes blagues, prêt à tout pour amuser la galerie… et décrocher un sourire à sa fille engluée dans un quotidien où la fantaisie n’a guère sa place. Imaginez ce même trublion débouler dans la vie de celle-ci tel un ouragan et tenter d’insuffler une bourrasque de folie à ses journées bien monotones. Imaginez enfin ce joyeux drille – qui cache pourtant un côté clown blanc -, s’inventer moult personnages, tantôt Ambassadeur d’Allemagne aux Etats-Unis, tantôt coach de vie qui mène grand train, tantôt jumeau esseulé victime d’un colis piégé, et embarquer dans ses élucubrations cette fille faussement revêche qui semblait avoir oublié la gamine espiègle et pétillante qui sommeille en elle.
Entre une histoire de menottes et de clés perdues, un dentier effarant, une perruque ridicule, une râpe à fromage « design », un « déjeuner à poils » et autre soirée psychédélique, le père multiplie les subterfuges les plus rocambolesques pour aider la jeune femme à retrouver un peu de folie douce…
Un film différent de ceux qu'on a l'occasion de voir dans le genre comédie inclassable. On s'amuse avec Toni, à voir cette jeune femme, Inès, obnubilée par son travail et qui oublie peut-être le plus important : être heureuse ! mais qui va retrouver le sens de la vie grâce à son père complètement loufoque qui va la faire changer peu à peu.
Étrange sensation que de ne pas voir passer les 2h43 tout en n'étant pas totalement passionné par cette histoire. Peut-être parce que Ade sait parfaitement raconter des histoires, mais elle aurait pu raccourcir son film, surtout vers le milieu. Restent des acteurs parfaits, quelques scènes incroyables. Mais au final, j'estime que ce film pas passionnant est surcôté.