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Uther Zendrest
4 abonnés
304 critiques
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3,5
Publiée le 31 décembre 2017
C'est un des meilleurs film de SF de l'année, mais après avoir vu le dernier Blade Runner, les effets spéciaux paraissent bien fade. Heuresement que Scarlett J. toujours aussi talentueuse nous éblouit de sa plastique.
Fan des premiers 2 longs métrages (un peu moins de la série) je partais très pessimiste et prévoyais un nième sacrifice d'une oeuvre sur l'autel cupide du blockbuster. Force est de constaté que c'est tjrs bien de se remettre en cause ^^ Cette version "film" de Ghost in the shell n'est clairement pas un navet. Il est épuré, synthétisé, plus rythmé, il invite beaucoup moins à la réflexion et la contemplation, en d'autres termes : plus accessible au tout public, et répondant aux cahiers des charges du blockbuster. Mais il a le mérite d'être fidèle à la saga. Dans l'aspect réflexion c'est quand même très léger et on est plus proche de la série animée que des longs métrages. C'est cependant un des films de l'histoire du cinéma qui met le mieux en scène l'univers cyberpunk (pourtant c'est vraiment l'ambiance des animés, en tout cas pas de manière aussi appuyé) En essayant de rester objectif, les persos sont fidèles et crédibles (même Batou, vu l'acteur c'était pas gagné) L'ambiance y est, sans aucun doute. Le scénar, bien qu'utilisant de grosses ficelles (comme la série animé!) est finalement à la hauteur : spoiler: C'est un medley de toute la saga.
Finalement, il ne manque que l'essence même de Ghost in the Shell à mon gout: sa dimension métaphysique et sa réflexion philosophique, mais il n'y a pas de tricherie, l'oeuvre est fidèle à la saga.
Une adaptation honnête du manga de Masamune Shirow. Ce genre de film fait souvent craindre le pire, mais ce n'est pas le cas ici, on est même au dessus de tout les films d'actions qui sortent ces temps-ci, sans âme ni audace. Le film est très réussi visuellement, même si certains visuels donnent une impression de "surcharge". L'histoire reste dans l'ensemble fidèle, les acteurs sont convaincants, Scarlett Johansson et Pilou Asbæk sont très bon dans leur interprétation de Major et Batou. Le gros point négatif vient du fait que le message philosophique et la réflexion sur la manipulation des esprits de l’œuvre de Masamune Shirow est quasiment absent. On a remplacé les enjeux identitaires et philosophiques de l'original par le combat habituel contre la technologie et la méchante grande compagnie. Probablement pour le bien du grand public, mais au grand dam des adorateurs du manga.
Retrouver l'oeuvre de Mamoru Oshii en film, avec Scarlett Johansson en rôle principal, voilà qui était prometteur. Je suis un peu déçu : l'esthétique et la musique ne m'ont pas autant "transporté" que le dessin animé. Reste que les acteurs sont excellents. Scarlett Johansson est parfaite en Major. Michael Pit (Kuze) réalise lui aussi une très belle performance. En résumé, beaucoup d'ingrédients sont présents pour faire un excellent film (univers, effets spéciaux, acteurs) mais je trouve que ça ne prend pas totalement. J'avais préféré l'ambiance, plus contemplative et philosophique, du dessin animé. Ca me laisse un peu sur ma faim (j'aurais envie d'en voir plus!) mais il faut dire que j'avais beaucoup aimé l'original.
Voir le réalisateur du mauvais Blanche Neige et le chasseur adapter le manga culte des années 90 fait flipper. Même si on l’aime beaucoup, confier le rôle principal à l’américaine Scarlett Johansson plutôt qu’à une japonaise a également de quoi mettre certains en effroi. Ghost in the Shell se déroule dans un Japon futuriste. Sauvée d’un terrible accident, le Major a vu son corps reconstitué avec des capacités cybernétiques et fait d’elle, un élément redoutable contre les dangereux criminels de la ville. Alors qu'elle s'apprête à affronter un pirate informatique, elle découvre qu'on lui a menti sur ses origines et rien ne l’arrêtera pour découvrir la vérité. Si l’intrigue est plus ou moins bateau pour un film de science-fiction nous aurions dû nous en prendre plein la vue avec des effets spéciaux et des décors futuristes. Ceux-ci sont efficaces mais n’ont rien de grandioses. Rupert Sanders a préféré s’attarder sur la plastique de rêve de notre actrice, non pas pour nous déplaire, mais était-ce vraiment le cœur du sujet ? D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Une très bonne idée de base, mais le résultat est catastrophique. L'overdose de numérique (jusqu'à la nausée) ne saurait compenser l'indigence de la réalisation dans laquelle rien ne fonctionne, la présence de Scarlett nous empêche de sombrer dans l'ennui, mais au bout d'un moment elle-même n'y peut rien non plus. A réserver aux amateurs de boulgi glouba sans humour.
Dommage qu'on ne retrouve pas la profondeur et la poésie de l'original. Et je parle même pas de la BO mémorable du film animé. Bref ce GITS 2017 est un film d'action à la sauce hollywoodienne. Sans grande surprise. Quel gachis. Il y avait matière à faire beaucoup mieux. Et l'interprétation des personnages n'arrange rien. Déception.
J'ai vu ce film il y a deux jours et je ne me rappelles déjà plus de rien. Finalement les gentils sont les méchants, les méchants sont les gentils, si bien que l'héroïne comme le spectateur sont comme égarés dans un monde qui n'a ni queue ni tête, où l'on conçoit des robots pour détruire d'autres robots, sans réel projet derrière ? L'aspect visuel est hyper cool, mais c'est facile ça quand on a de l'argent... Par contre trouver des metteurs en scène pour donner un peu de renouveau aux scènes de combats c'est trop dur ? Je mets 2 étoiles pour le casting et l'ambiance, mais je note que ce film est lui aussi touché par la vague 'dark' qui fera date dans l'histoire du cinema hollywoodien, et qui sera assurément révélée un jour pour ce qu'elle est : une imposture à la créativité.
Malgré un budget énorme, ce film est plutôt vide. L'omniprésence de la technologie dans ce monde futuriste où les hommes fusionnent physiquement avec les machines aurait pu être porteur de dialogues philosophiques intéressants sur les dangers de la technologie, d'autant en 2017 où ou les GAFA (Google, Facebook, Amazon, Apple...) veulent imposer le transhumanisme. Malheureusement il n'en est rien. Le résultat est un film froid, anxiogène, et sans aucune profondeur. On a des décors assez impressionnants, de l'action, mais ça ne suffit pas... Il manque un atout majeur : l'intérêt à suivre une telle histoire, dont on peine à essayer de comprendre le scénario, tant on comprend vite qu'il n'est pas à la hauteur.
Films sérieux, jeu d'acteur séduisant et crédible, pas de boutades ou de "petites feintes à deux balles" comme on peut subir dans les films actuels. J'ai vu le film animé et la trame est la même sans simplement copier. spoiler: On y retrouve la scène de survie face à l'araignée géante mais ce passage est non seulement réduit à 2-3 minutes du film alors que dans le film d'animation c'est vraiment un passage long et douleureux pour l'héroine et PIRE que ca... C'est la scène FINALE du film et c'est à cause de ca que je ne peux pas mettre de 3.5*.
Je ne suis pas un expert des mangas mais j'ai une assez bonne connaissance du cinéma en général. J'ai regardé ce film sans avoir vu les précédentes réalisations du même titre. Première constatation : on se retrouve dans un univers type Blade Runner ou bien 5ème élément et là même fan de SF, on aime ou l'on n'aime pas.L'histoire est connue, esprit humain dans une mécanique sophistiquée, style Robocop ou Blade Runner (encore lui !). En ce qui concerne la narration de ce thème usuel, j'ai été agréablement surpris : les scènes d'action sont bien réalisées, il n'y a pas (ou peu) de longueurs, et les personnages sont attachants. Scarlett agit mais est en proie au doute (on pourrait juste regretter la mise en avant de sa "plastique", ce qui n'apporte rien de plus au film mais fera fantasmer ses aficionados). Pilou joue les seconds rôles avec juste ce qu'il faut de réserve, genre amoureux transi qui veille au grain. Takeshi, loin de Furyo (Joyeux Noël monsieur Lawrence ! Quel rôle !!!), affiche une sérénité toute orientale mâtinée de force contenue, et Juliette la scientifique partagée entre réussite de projet et sentiments. Et au final, Michael compose un « méchant » tragique que l’on prendra finalement en pitié… Je ne parle pas du dernier, celui qui dirige le projet et tue tout le monde, il compose un adversaire stéréotypé qui finit mal, comme dans tout bon film moral…
Ne prenez pas ce film au énième degré : c’est un simple polar transposé dans un milieu SF, et pour cela, il est conçu pour faire passer un bon moment à ses spectateurs. Quant aux états d’âme de Scarlett et des autres, le réalisateur a choisi une autre approche, plus simple mais aussi plus généraliste… Et il a réussi à pondre un produit attractif (juste pour vos yeux, aurait dit James Bond…).
Avis Bref ; Un film correct avec un minimum de divertissement en plus de mettre en vedette la Belle Scarlette J. Cependant le film reste à mon goût incomplet, je sais pas je trouve qu'il manqués des choses je ne serais dire quoi. Bon après je juge l'oeuvre en soit de plus je ne connais pas le manga d'origine. Enfin bref, ont as malgré tous un film de bonne facture avec un minimum de divertissement.
Je critique rarement les blockbusters-action car ils manquent souvent de finesse et de profondeur, mais leur but n'est pas de fournir un objet cinématographique complexe, il relève plus du divertissement pur. Cependant, Ghost in the shell – je ne connais pas l'oeuvre originale manga – m'a laissé un souvenir relativement positif et ce surtout au niveau de son esthétique.
Le fond est dystopique, assez "classique" au fond, dans sa manière de traiter la relation homme-robot, le scénario, pourtant basique dans son squelette, manque peut-être parfois de clarté (comment un cerveau humain peut-il réagir assez vite pour effectuer aussi rapidement certaines actions que le corps robotique permet dans le film ? Comment peut-on hacker un cerveau humain ? – les limites et capacités des androïdes sont assez peu traitées en fin de compte). Le combats sont clipesques et l'antagoniste principal n'a absolument aucun relief.
Malgré des défauts dont on ne peut que difficilement faire abstraction, le film propose une esthétique très plaisante (plan d'intro par exemple). La photographie est très belle et évoque à la fois le malaise de cette société de plus en plus robotisée qui est oppressée de toutes parts par des aspects technologiques (des animations 3D, des réseaux complexes de fils, des geishas robots qui teintent même les traditions d'une modernité troublante) et l'aspect épuré et salvateur de cette technologie quasi-divine qui semble échapper à ses propres concepteurs (souvent l'humain paraît petit et impuissant dans le décor futuriste aseptisé). L'abondance de détails visuels – surtout lors des passages en ville – enrichit l'univers et nous fait ressentir une impression de perte de repères, on ne sait plus où donner de la tête au milieu de tant de lumières, nous sommes l'homme qui se perd dans sa folie créatrice. On peut regretter toutefois une certaine surenchère d'animations 3D géantes dans cette ville robotisée qui n'aurait pas vraiment de sens même dans un univers futuriste.
En définitive, un film dont l'esthétique m'a surpris et intéressé (peut-être vient-elle du manga ?) mais qui reste assez pauvre une fois creusé.