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Maryse P.
9 abonnés
91 critiques
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5,0
Publiée le 19 décembre 2020
que dire de ce film, à part tout simplement merveilleux, des acteurs sensationnels, on rit sans arrêt du début à la fin, je l'ai déjà regardé plusieurs fois et je le regarderai encore, chef d'oeuvre absolu !
A la fois drame social réaliste et histoire sentimentale manifestant l'éveil possible à l'amour véritable malgré le cynisme de l'environnement et les difficultés économiques afférentes, le récit réussit habilement à amuser, indigner et toucher grâce à son mélange de tendresse, de satire et de réflexion. Porté par un virevoltant Jack Lemmon et une désarmante Shirley MacLaine épaulés par de savoureux dialogues, le film réussit son pari d'hétérogénéité générique. Du bel ouvrage.
Un classique hollywoodien signé Billy Wilder, avec en tête d'affiche Jack Lemmon, assurément l'un des meilleurs acteurs de son temps. Huis-clos en noir et blanc, macho sur les bords et qui vieillit un peu mal, mais le scénario est habile et divertissant.
Billy Wilder sait, mieux que quiconque, que la comédie est une mécanique dans laquelle s'articulent interprétation, dialogues et situations. Dès les premières minutes, le film est réglé telle une horloge : Baxter (Jack Lemmon) attend patiemment devant son appartement en attendant que son collègue en sorte, il gère méthodiquement l'emploi du temps de sa garçonnière sur son poste de travail – quand bien même l'employé est méchamment enrhumé – et drague avec un débit ahurissant la jolie Fran Kubelik (Shirley MacLaine) sans que celle-ci puisse en placer une. Si Baxter paraît immédiatement sympathique à force de prêter son appartement et de passer la nuit dehors, il devient aussi vite ridicule puisque l'on comprend qu'il agit uniquement dans le but d'être professionnellement reconnu, obnubilé par un culte de la réussite violemment attaqué par Wilder. Une fois admises la soumission totale du personnage à ses supérieurs et les moqueries adressées par ses voisins de palier, qui le voient comme un célibataire bruyant et enchaînant les conquêtes d'un soir, Wilder opère un renversement via un élément dramatique. C'est la tentative de suicide de Fran Kubelik et l’attitude machiste de l'homme avec qui elle couche qui va faire prendre conscience à Baxter de son attitude et des sentiments qu'il éprouve pour la jeune femme. En même temps que le personnage assume ses actes, c'est le jeu de Lemmon qui change radicalement (voix plus fragile, gestes plus décousus, visage plus tendu) et la mise en scène de Wilder qui impose un rythme plus lent, en accord avec une tonalité plus sombre, preuves que le film en a définitivement terminé avec les petits jeux de séduction drôles mais inconséquents et fait désormais l'éloge de deux personnages qui sont enfin capables de se regarder dans un miroir et d'apprendre de leurs erreurs. Burlesque pendant une heure survoltée, émouvant dans une seconde partie où le comique ne fait irruption que par fulgurances, "The Apartment" est un film magnifique, l'un des sommets de l'oeuvre de Billy Wilder.
Un grand réalisateur pour une comédie qui fera date. On retrouve avec plaisir Jack Lemmon et Billy Wilder juste après "Certains l'aiment chaud" et le duo fonctionne toujours. Les dialogues sont superbement écrits, les interprètes tous très bons et le comique autour de cet appartement fonctionne plutôt bien. Content d'avoir vu ce "classique" de la comédie américaine, qui plaira à tout le monde je pense.
Ensemble brillant. Tout à la fois comique, dramatique puis mélodramatique. Brillant en mise en scène, grandiose en scénario, "la garçonnière" est une critique intelligente d'un monde capitaliste absurde où l'on se vend soi même avant tout pour des ingnifiances alors que le bonheur est là, caché, dans l'appartenance à soi même.
Film de Billy Wilder dont on ne parle pas assez, "La garçonnière" permit tout de même au cinéaste de remporter un Oscar. Cela mis à part, l'ensemble ne manque pas de qualité : la réalisation est soignée et impeccable permettant à Jack Lemmon de continuer de nous prouver l'étendue de son talent que ce soit dans le comique aussi bien que dans l'aspect mélancolique du film qui n'est pas sans cynisme et sans une certaine tristesse. Shirley MacLaine est radieuse dans son rôle de fille d'élévateur amoureuse d'un homme mariée et le scénario jongle à merveille entre deux sentiments avec un très beau sens du rythme mais tout de même on aurait voulu plus de folie de la part des auteurs de "Certains l'aiment chaud". Ce qui n'empêche pas "La garçonnière" d'être comme tous les films de Billy Wilder : très bon.
C’est une société où le niveau hiérarchique est une valeur plus importante que la fidélité conjugale que nous dépeint Billy Wilder dans ce long-métrage filmé telle une pièce de théâtre puisqu’il multiplie les dialogues sources de quiproquos et les situations de chassé-croisé en huis-clos propres à l’humour purement vaudevillesque. Mais plus qu’un simple marivaudage, l’univers de cette farce se rapproche parfois plus de comédie noire puisqu’il dénonce crument les compromis auxquels se soumet ce personnage sans caractère pour espérer un avancement social jusqu’à sa rencontre avec une jeune femme dont la naïveté lui fera ouvrir les yeux sur la sienne. Bien que j’avoue être déçu par le peu de scènes qui m’aient fait rire, je ne peux qu’apprécier cette image négative donnée à l’"American way of life".
Excellente comédie à l'américaine avec un duo de charme Jack Lemmon-Shirley McLaine. L'autre duo du film Lemmon-Wilder sort tout juste du succès de "Certain l'aiment chaud" ; si ce dernier est un chef d'oeuvre "La garçonnière" est un film un poil en deça. La faute à des dialogues moins culte et à un scénario plus classique. Cependant cette comédie est un plaisir de bout en bout, du vrai papier à musique. A voir et à revoir.
La purge habituelle des films de Billy Wilder, à savoir que c'est bête, neuneu, naïf, crétin et incroyablement long. D'ailleurs, comme de coutume, peu importe les acteurs derrière sa caméra somnolente, ça ne change rien à l'affaire, on pionce toujours autant devant les films de cet abruti de Billy.
Jack nous joue son rôle -habituel- de gentil demeuré et Shirley s'avère des plus charmantes, ce qui fait regretter le noir & blanc du film (j'ai l'impression d'être daltonien et ça craint). Il paraît en tout cas qu'il s'agit d'une "comédie" ! on cherche en vain l'humour qu'il peut y avoir là-dedans, à la loupe puis au microscope électronique : non toujours rien ! "on" a juste rempli avec du vide et de la bêtise. Sacré Billy !
(VIDEO) Très beau, très bien fichu. Jack Lemmon est superbe, Shirley MacLaine délicieuse. Mais il me semble que Love in the Afternoon, qui ressemble à la Garçonnière sur bien des points, est encore plus frais, plus drôle et plus émouvant.
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18 103 critiques
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1,5
Publiée le 8 juin 2021
Les cadres d'entreprise n'ont jamais eu besoin d'emprunter des appartements miteux pour une réunion de bureau car les hôtels et l'argent sont là pour ça. Les cadres ne s'exposent pas non plus ouvertement comme des goujats et des coureurs de jupons devant leurs subalternes. Loin d'être un héros le locataire (Jack Lemmon) est un type méprisable et aveuglément ambitieux qui libère son appartement chaque fois que son patron a besoin de sa chambre correction les patrons car il y e a cinq qui utilisent son appartement. S'il les faisait payer il serait toujours méprisable mais au moins il ne serait pas un idiot. La fille (Shirley MacLaine) est à la fois dure à cuire et si vulnérable qu'elle devient suicidaire lorsque son patron manifestement prédateur la traite mal. Elle n'est pas une victime elle a une liaison avec un homme marié et Il ne la respecte pas. Tout cela indique que Billy Wilder et le scénariste ont essayé de jouer sur les deux tableaux comique et tragique. Ils ont convaincu la plupart des spectateurs que les personnages de Lemmon et Maclaine sont fondamentalement bons et décents dans un monde amoral mais je moi n'y crois pas. Même si Wilder essaye de manipuler l'intrigue les actions de ces deux personnages sont aussi amorales et égoïstes que n'importe quelle autre personne dans le film. La fin heureuse est appropriée bien sûr parce que deux idiots parfaitement assortis se sont retrouvés...
J'avais pas trop apprécié Certains l'aiment chaud avec le même acteur et réalisateur, mais j'ai plutôt adoré ce film. L'histoire est innovante, c'est de la prostitution immobilière! De plus Jack Lemmon et Shirley McLaine jouent vraiment bien! Notons aussi le caméo de Marilyn Monroe qui est cité au télépone, drôle quand on sait que Jack Lemmon a joué avec!
bon, il manque sans doute un je-ne-sais-quoi, une bonne musique, peut-être, mais on va pas faire la fine bouche... ce film illustre que le fait que l'enfer est pavé de bonnes intentions... et aussi que lorsqu'on est odieux, et ben, les femmes sont à soi... c'est comme ça, le monde est tel que les gens serviables sont exploités et non-récompensés... ça illustre un peu ce que disait Rabelais aussi "Oignez vilain il vous poindra, poignez vilain il vous oindra"
Encore un beau scénario de Wilder . De bons acteurs. Néanmoins j'ai trouvé les personnages pas assez bien travaillés . On ne comprend pas toujours très bien les mobiles de leurs actions.