Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
JimBo Lebowski
400 abonnés
1 080 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 23 décembre 2016
Pour un premier film c’est plutôt pas mal, le trio d’acteurs fonctionne dans la construction des petites affinités de leurs personnages qui s’éveillent et se détériorent, même si la logique du triangle amoureux qu’on nous vend ne surprend personne, on ne garde que les subtilités ici et là, le tout est grandement sauvé par la justesse d’interprétation. Car il faut le dire la mise en scène se montre très irrégulière, ce qui fait qu’on perd en simplicité, par exemple quel intérêt de coller des ralentis chelous ? C’est limite ringard. Idem pour la bande son qui à de nombreux moments n’a absolument pas besoin de souligner la situation/l’émotion, dommage car Garrel semble plein de bonnes intentions en dehors de ce petit pêché de maniérisme. Cependant cette histoire d’"amitié" a réussie à me parler un minimum sans pour autant m’identifier, peut être trop romance bobo en surface, mais dans le fond il y a une flamme de dramaturgie universelle, celle où l’on a beau se mentir et paraitre notre nature nous rattrape toujours, tôt ou tard, pour le coup le film a compris le truc et le sous-entend assez fort pour le transmettre comme il se doit. Bref peut mieux faire mais le coup d’essai reste assez intéressant pour y jeter un oeil (…) et puis je défie qui que ce soit de ne pas tomber amoureux de Golshifteh Farahani, forcément vu le sujet ça aide.
Un film plutôt sympathique, mais pas complètement réussi. Ni Garrel ni Macaigne ne se renouvellent vraiment, après Golshifteh Farahani est, comme toujours, totalement sublime.
Un trio au centre de l'histoire, peu de personnages secondaires, ou alors très anecdotiques. De l'amour, de l'humour et de la tension. Voilà le programme de ce film, assez original, porté par trois acteurs magnifiques. Quelques réparties saignantes, notamment dans la dernière partie du film, finissent de faire de "Les deux amis" un film qui fait réfléchir sur les rapports humains, l'amitié et l'amour.
Louis Garrel rejoint enfin son père de l’autre côté de la caméra pour son premier long métrage où il expose avec une certaine fraîcheur sa vision de l’amitié au travers d’une comédie loufoque. Le duo Vincent Macaigne/Louis Garrel fonctionne à merveille et promet de belles tranches de rires. Quant à Golshifteh Farahani, elle est impressionnante dans son rôle de femme qui résiste aux deux hommes mais fait pourtant exploser leur amitié. Ils s’aiment, ils s’engueulent (avec un jeu d’acteur et des dialogues qui flirtent parfois avec le théâtre), on est impressionné, mais on ne s’ennuie jamais. Louis Garrel, non sans un certain cynisme, évoque finalement un sujet sérieux : cette peur d’être laissé seul dans ce trio où l’amitié se fait parfois manger par l’amour. Car on peut être amis à trois mais on ne peut s’aimer qu’à deux. Si le film ne révolutionne rien, il reste un excellent divertissement dont certaines scènes clés font rire tout en faisant réfléchir.
4 pour regarder Golfishtee et ses 2 compagnons, et 3 pour le film, ça fait 3,5. Bon c'est un peu simpliste. Je m'excuse auprès de Louis Garrel qui cherche visiblement à mettre beaucoup d'émotions dans son film et ses personnages et y réussit. Très beau trio d'acteurs que la caméra sait bien regarder. I love you Golfishtee et Vincent a bien de la chance.
Louis Garrel signe un premier long-métrage séduisant, autour du motif du triangle amoureux et d'une amitié remise en cause. La réussite du film tient à ce subtil équilibre entre douceur et gravité, qui doit notamment aux complémentarités et tensions qui s’exercent entre les différents jeux acteurs : la nervosité de Macaigne est opposée à la nonchalance de Garrel; quant au mélange de sensualité et de colère qui caractérise Farahani, il permet soit un rapprochement soit une distance avec les deux autres personnages. Cette grande intelligence du casting sert admirablement le projet du film, qui est moins de "faire scénario" à tout prix que de mettre en place un cinéma d'errances et de situations, qui fait la part belle à la singularité des interprétations et les décalages entre celles-ci et favorise une écriture au comique incongru et au drame marqué par le premier degré. Ces qualités sont toutefois légèrement voilées par des difficultés à creuser les personnages et à développer le propos sur l'amitié, qui stagne clairement dans la dernière partie à l'hôtel où le rythme, fluctuant tout au long du film, s’essouffle assez nettement. Sans être abouti, le film affiche une belle ambition formelle (la scène de danse époustouflante de Golshifteh Farahani) et un charme qui opère à de nombreuses reprises, des atouts qui nous font espérer pour la suite de la carrière de Louis Garrel en tant que cinéaste.
Bizarrement drôle et triste, ce premier long de Louis Garrel est à la fois amusant, poétique et dramatique. On est parfois perplexe devant les actions des personnages, dans un style très parisien. Mais d'excellentes scènes : Mona qui manque son train, Mona qui danse dans le bar... Il faut dire que Golshifteh Farahani est fascinante et aimante le spectateur. Louis Garrel est parfait dans son rôle. Petit défaut également : quelques dialogues inaudibles.
Léger, doux, précis, feutré. Un triangle carrefour de rencontres, d'attrait-rejet, d'amour indicible ou exprimé. A écouter de près, ça murmure pas mal.
Une réalisation molle, une jeu d'acteurs hésitant, je n'ai pris aucun plaisir à regarder ce film. Garrel nous refait le coup du triolisme, vu maintes fois dans le cinéma Français.
Je me suis laissé kidnappé par ce film. La force des sentiments vous transporte tout au long de ce coup de foudre de deux amis pour la magnifique Golshifteh Farahani. Un film rempli d'émotion à voir.
Avant de me mettre devant ce film j'avais l'intuition que j'allais passer un mauvais moment ou du moins que j'allais m'ennuyer. Mais bon, il est arrivé que ce genre d'appréhension soit au final démentie par le film, je me suis donc mis devant en ne demandant qu'à être détrompé. Hélas, le miracle n'a pas eu lieu et j'ai passé une grosse heure trente à m'ennuyer. J'ignore ce que voulait dire le réalisateur (par ailleurs également scénariste et acteur) dans son film, mais personnellement je n'y ai vu qu'un triangle amoureux insipide et vraiment irritant à suivre. Le problème majeur, de mon point de vue, c'est qu'on ne s'attache jamais aux personnages qui sont en fait inintéressants et pour deux d'entre eux franchement antipathiques (Abel et Mona). Quant au troisième qu'on pourrait qualifier d'attachiant, ben... il est quand même plus chiant qu'attachant. Ces trois individus évoluent dans une intrigue romantique où Vincent cherche à se faire aimer de Mona qui s'y refuse, et fait donc appel à Abel, son seul ami, pour l'aider à conquérir sa belle. Sur cette trame finalement classique le film patauge pendant une heure trente dans des péripéties incolores et des dialogues inintéressants donnant au boit du compte une histoire tout simplement soporifique. Je trouve Golshifteh Farahani sublime et Vincent Macaigne souvent délicieusement décalé, mais les personnages qu'ils incarnent arrivent à rendre leur jeu vraiment insupportable. En conclusion, ce long-métrage n'arrive jamais à susciter un quelconque intérêt chez un spectateur qui finit par soupirer sans fin d'ennuis devant la vacuité de cette intrigue. Je n'étais déjà pas fan de l'acteur Louis Garrel, je suis hélas obligé de dire qu'il ne m'a pas non plus conquis en tant que réalisateur. Franchement dispensable.
Il faut un peu de temps pour rentrer dans le film et s'attacher aux personnages, notamment celui de Vincent Macaigne qui possède une personnalité un peu larmoyante. Mais plus le temps avance et plus le tout prend de l'ampleur, grâce notamment à la dangereuse et envoûtante Golshifteh Farahani, qui a parfaitement cerné son rôle. Le dernier passage dans l’hôtel est sublime et confirme le talent de réalisateur de Garrel, tout comme son énorme charisme "parisien" devant la caméra. Un très beau film français, un de plus, pour un très émouvant triangle amoureux.
D'habitude charmé par l'univers Garrel (père/fils) le film était attendu, désiré presque. Finalement, la mayonnaise ne prend pas, l'authenticité manque sévèrement. Les personnages sont surfaits et on peine à s'attacher à eux, à s'identifier si l'envie nous prend. Déçu, d'autant plus, qu'attendu..
Ce premier film de Louis Garrel, fils de Philippe Garrel, est une comédie sentimentale très réussie et très agréable où, en dépit de l’irruption d’un personnage féminin joué par Golshifteh Farahani, il est au final surtout question de l’amitié masculine, celle entre les personnages joués par les très talentueux et prometteurs Louis Garrel et Vincent Macaigne. Ils forment un couple qui oscille entre franche complicité et éloignement, l’un reprochant à l’autre son égoïsme bref, son manque d’amour à l’égard de son ami. Cet éloignement n’est pas sans lien avec la rencontre entre Vincent Macaigne et Golshifteh Farahani. Les dialogues sont bien travaillés et permet à l’humour de jaillir, avec des personnages qui, malgré leur situation un peu fragile, savent ne pas se prendre au sérieux. Louis Garrel, qui fait preuve encore une fois de son talent, un talent comique notamment, façon pince-sans-rire, a su marier comédie, avec de bonnes grosses scènes d’engueulades, et quelque chose de plus profond avec la question de l’amitié et la peur de finir seul. C’est un film très encourageant quant à la suite de la carrière de Louis Garrel.
Vous pouvez consulter mon classement des meilleurs films de 2015 ainsi que des critiques complètes (illustrées et parfois accompagnées d'extraits) sur mon blog: