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Un visiteur
3,5
Publiée le 11 décembre 2014
Marie, donc, jeune sauvageonne, qui, bien sûr, fait penser à l’Enfant sauvage de Truffaut, mais avec des parents, elle, finit par éclore et se laisse apprivoiser. Mais bien plus que cette enfant, c’est sa relation avec soeur Marguerite qui est au cœur de l’histoire. Isabelle Carré est l’actrice idéale. Elle apporte sa luminosité dans un décor champêtre, écrin d'un couvent qui accueille les jeunes filles sourdes. Sans lourdeur religieuse qui aurait plombé l’ensemble, la relation qui s’instaure entre Marie et Marguerite va au-delà de l’amitié. C’est une nouvelle mère qui se découvre, elle qui n’enfantera jamais, à travers la renaissance de Marie.[...]
Marie Heurtin est l’un des vrais jolis films de l’année car, même si on a le sentiment de passer à côté d’un immense long métrage, Jean-Pierre Améris parvient à rendre et à faire ressentir au spectateur beaucoup de choses, avec une réalisation à la fois épurée mais très travaillée. Il livre finalement une œuvre très émouvante, poignante par moments et portée par une Isabelle Carré toujours aussi exceptionnelle.
Je m'étonne que ce film n'ait pas bénéficié d'une couverture médiatique plus importante : il a toutes les qualités. Le ton est juste, les décors sont sombres et conformes à l'époque, les personnages attachants et émouvants. Bref, on y croit. Remarquables ces 4 femmes, qui tiennent le haut de l'affiche. Isabelle Carré, Ariana Rivoire, Brigitte Catillon et Noémie Churlet.
Invité à voir ce film que je n'aurais pas choisi par moi-même, je l'ai trouvé lumineux. On ne s'ennuie pas une seconde et on s'attache rapidement aux personnages qui jouent de manière remarquable. Le dénouement m'a submergé d'émotion.
C'est d'abord deux portraits peints avec dévouement et amour par un Jean-Pierre Améris attentionné. Deux esprits qui vont tant bien que mal soutenir l'un pour aider l'autre. Beaucoup de tendresse découle des gestes d'Isabelle Carré et de la nouvelle venue Ariana Rivoire. Parfois l'apprentissage peut-être trop long et insistant, mais face à une image magnifique et une chorégraphie douée, on reste époustouflé. C'est une histoire vraie racontée avec suffisamment de goût artistique et de retenue pour qu'on puisse être touché et délecté par ce doux parfum, qui se rapproche de cette brise matinale qui nous fouette le visage avec entrain et continuité. On apprend, grâce à cette oeuvre, à apprécier la vie et ses cadeaux, mais aussi ses malheurs... Et c'est un don bien trop rare pour être souligné.
(...) l’histoire vraie d’une jeune sourde et aveugle rendue au langage par le toucher au 19e siècle, est avant tout un acte de communication, d’ouverture au monde (...) le cinéma est un langage, fragile harmonie entre des mots et des images, entre des corps et des voix (...) ce qui compte ce n’est pas tant cette histoire que le chemin pour l’accomplir.(...) Si ce film ne révolutionnera pas l’histoire du cinéma, il est un moment d’une beauté indéfinissable. Il prend le temps, à l’heure où tout bousille, d’observer, écouter, sentir, tout ce qui nous entoure, de s’en enivrer. Le film est simple, doux mais aussi animal par moment (...)
Le film est presque aussi muet que cette jeune femme dont il évoque la vie. Isabelle Carré est très convaincante dans le rôle de cette sœur qui loue sa vie à cette jeune handicapée. Ariana Rivoire est incroyable et conduit son rôle jusqu'au bout. Même si les dialogues ne sont pas légions, ils sont remplacés par les regards, les gestes échangés entre ces deux femmes. Les deux femmes s'apprivoisent avec difficulté.C'est magnifique, mais prenez un mouchoir car, il y a beaucoup d'émotions qui se dégagent du film.
Ce film est bouleversant. C'est un pur chef d'œuvre. Chef d'œuvre quant à l'interprétation magistrale d'Isabelle Carré, criante de vérité. Son meilleur rôle assurément. On dirait qu'elle joue son propre rôle tant elle est sincère en Sœur Marguerite. Sans oublier la très belle prestation d'Arianna Rivoire et de l'ensemble des autres acteurs. Chef d'œuvre quant à l'intelligence de la mise en scène. Le scénario est parfait. Les scènes s'enchaînent simplement. Rien de trop. On reste en apesanteur tout au long du film. Quant on en sort, la façon de voir notre petite vie si matérielle est transcendée. L'intrique est fascinante. Jean-Pierre Améris filme ce que l'existence humaine peut avoir de plus beau. Améris filme avec émotion, avec silence, avec respect. Il s'efface devant la puissance de ce témoignage. Il filme la vraie vie. Il filme notre vraie culture occidentale, nos vraies origines. Il élève là ou d'autres abaissent. La dimension spirituelle est puissante. Il filme l'Evangile. Au commencement était le verbe. Enfin un film qui respecte l'engagement religieux. Chef d'œuvre quant à l'image, d'une rare beauté, quant aux plans, quant à la bande son toujours juste. Ce film est une œuvre d'art. Une fresque. Dans dix ans, cinquante ans, il ne sera pas démodé. A savourer absolument. Merci Jean-Pierre Améris Merci pour ce magnifique cadeau de Noël.
Beaucoup de délicatesse dans la realisation de ce film. Je craignais d'aller le voir, étant donnée l'histoire . Je ne peux que le recommander . Superbe !
Rarement le mot "son" n'aura pris autant d'importance dans un film. Avec le bouleversant "les enfants du silence", cette rencontre entre une religieuse et une jeune fille sourde, aveugle et muette constitue un réel cri du cœur non audible. Et les longueurs constituées par de magnifiques prises de vues de la nature où seul le silence l'emporte contraste avec les scènes fortes où tant l'osmose que l'opposition entre nos 2 protagonistes se ressentent tout du long.
Pour les camper, 2 magnifiques actrices : Isabelle Carré et surtout la révélation Ariana Rivoire, elle-même sourde et muette qui exprime ce sentiment d'injustice avec hargne et sensibilité à la fois. Et le son que constitue le violoncelle à la fin suscite un certain plaisir d'avoir pu prendre part à cette rencontre inspirée de faits réels. A recommander.
Film magnifique qui pose le problème de la communication des sourds et qui plus est d'une sourde aveugle. La surdité est un handicap invisible dans notre société qui prête plus à rire ou à l’indifférence qu'à être considéré sérieusement. Suite au congrès de Milan en 1880 la langue des signes fut interdite en France jusqu'en 1991 et reconnue comme langue en 2008. Les parents qui ont des enfants sourds se battent toujours pour que le bilinguisme, pourtant obligatoire soit appliqué dans les écoles. Ce film émouvant montre que le plus souvent c'est une démarche personnelle, une obstination qui permettent d'aider quelqu'un. Ce film sonne juste, il n'est pas dans l'excès ni le pathos. Il permet aussi de tenter de comprendre ce qu'est la souffrance d'un sourd et les réactions qu'elle peut engendrer. C'est une contribution à mieux connaitre les sourds et à découvrir leur culture. Le chemin est encore long pour que leur place soit pleine et entière dans la société.
Je me doutais que ce serait un bon film mais pas tant que ça! Malgré un scénario dont on se doute rapidement de l'issue, et tournant autour de la religion, ce qui me faisait un peu peur,Tout est beau dans ce film: la photo est superbe, la mise en scène également mais c'est bien l'interprétation qui ressort le plus! Les deux actrices sont exceptionnelles! Elles m'ont scotché du début à la fin, particulièrement A.Rivoire, quelle performance! I. Carré s'en sort aussi très bien dans ce rôle de nonne dont l'entêtement fait parfois sourire, parfois pleurer mais il y a toujours une émotion qui ressort et ce dans chacune des scènes toutes magnifiques. Je ne sais que dire de plus à part de vous le conseiller !