Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
I'm A Rocket Man
291 abonnés
3 129 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 16 novembre 2016
Film qui aurait pu être intéressant mais qui est malheureusement trop soporifique pour passionner !!! Il ne se passe rien mais rien du tout et on sombre dans un sommeil quasi profond au bout de vingt minutes !! En plus le peintre est antipathique à souhait et sa façon de parler, de renifler, de crier tape vite sur les nerfs et cela n'arrange rien au tableau !!! Une déception qui ne restera pas dans les annales !!
Au début, on se demande qui est ce type qui s'exprime essentiellement par des grognements, a tout d'un excentrique moqué de tous et bougonnant, et petit à petit, on comprend l'humanité du personnage, et les signes de son génie...beau portrait donc de Turner à la fin de sa vie, servi par des reconstitutions soigneuses, des seconds rôles parfaits et l'évocation filmée de décors (magnifiques) qui ont inspiré le peintre. Franchement, tout est bien, très british...et très intéressant!
Primé à Cannes pour son rôle de Mr Turner, Timothy Spall offre à son personnage une force expressive étonnante. Sa gestuelle tremblante dans un corps immonde et ses grognements de porc aurait pu insuffler au peintre William Turner un dégoût naturel. Pourtant, le grand réalisateur de Secrets et Mensonges dévoile sous cette carapace un homme attachant et consternant de talent. Car sous ses aires académiques, Mr. Turner est un biopic distinctif et accompli. A l’image de des tableaux, la mise en scène est minutieuse et comme la bouée rouge prêt d’un navire en pleine tempête, le long-métrage y trouve son lâcher-prise. On peut regretter quelques longueurs dans cet hommage à la solitude, mais Mr. Turner est à ne pas laisser de côté. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Ce qui est intéressant avec ce film c'est que l'on ne cherche pas à construire de façon chronologique la vie d'un homme de façon purement objective. Le film se veut plutôt une belle représentation d'une époque et du personnage que pouvait être Turner. Avec une superbe interprétation de Timothy Spall, le film va chercher le génie du peintre pour le mettre sous nos yeux. Un personnage bourru mais sympathique qui va jusqu'au bout de ses idées sans se soucier de l'avis des uns et des autres. On retrouve avec audacité comment Turner va devenir le précurseur de l'impressionnisme avec ses détracteurs et ses admirateurs.
Le film raconte les dernières années du peintre Joseph Mallord William Turner (1775-1851). Les images sont superbes et certains plans sont des tableaux. Malheureusement, outre la longueur, ce film reste froid : on éprouve peu d’empathie pour le peintre, misanthrope, s’occupant peu de ses 2 enfants et de leur mère et copulant rapidement avec sa servante. Aucune explication n’est donnée concernant sa technique de peinture et il manque quelques repères chronologiques pour mieux se situer (sa peinture est méprisée par la Reine Victoria et le Prince Albert). Il sera affecté par la mort de son père (qui l’assistait) et reprendra goût à la vie en partageant l’existence d’une veuve habitant un port où il peignait et qui achètera une maison à Chelsea, en bordure de la Tamise où il mourut. Le prix d’interprétation masculine décerné à Timothy Spall (57 ans) est amplement mérité.
Enormissime prestation de Timothy Spall qui est sans nul doute l'attrait à ne pas manquer dans ce très beau film de Mike Leigh. Sinon tout est dit dans le synopsis, le truculent réalisateur Anglais continue de nous étonner par ses choix et de nous subjuguer par sa superbe réalisation. On ne peut pas dire qu'il y ait énormément de rebondissements dans cette histoire pour susciter un intérêt particulier. C'est simplement la vie d'un peintre reconnu qui aura marqué son époque. Toute la production est magnifique, tous les acteurs sont excellents. Vous ne pourrez vous empêcher de rire devant les nombreux grognements de cet artiste hors norme qui sont sa principale façon de faire la conversation...
Un début long et un peu ennuyeux pour mettre en place l'histoire de ce célèbre peintre britannique. Mais la mise en scène soignée, les décors dépouillés et le personnage bougon rendent attachant ce très long métrage. La réalisation est superbe et les images somptueuses. A voir pour découvrir ou (re)découvrir cet artiste.
Un biopic appliqué, peut-être un peu trop. Restent des passages intéressants, certains plans à dimension picturale et l'interprétation saisissante de Timothy Spall.
Long Biopic (trop) sur un peintre anglais, Mr Turner réussit parfaitement dans sa première partie ce qui peut être magnifique dans un film traitant de la peinture à savoir créer une multitude de plans qui font penser à des tableaux. De ce point de vue le travail sur le cadre, la lumière et la photo est vraiment remarquable et fait que j ai été admiratif dans la première partie du film. Avec en plus un personnage principal grincheux, frustre malgré son talent et amusant quand on le découvre. Mais plus on va apprendre de choses sur lui plus je m en suis désintéressé car si son œuvre est intéressante sa vie provoque peu à peu l ennui et j ai fini par attendre la fin comme Mr Turner attend sa mort. De plus j ai trouvé la fin moins soignée et moins intéressante esthétiquement.
Turner était un peintre génial. dans cette évocation classique (sur le fond comme la forme), on en apprend peu sur la personnalité complexe de l'artiste. malheureusement l'ensemble s'étire en longueur, bavard, théâtral, ne donnant guère de relief au biopic.
Un film sobre mais sensible et intelligent. Le travail des acteurs est remarquable. La reconstitution historique est bien léchée comme dans toutes les productions britanniques... Une question farfelue me trotte dans la tête: la France et l'Allemagne ont coproduit ce film, pourquoi ? pour que l'on cite Nicolas Poussin et Claude Le Lorrain, deux peintres favoris de Turner, pour que celui-ci s'extasie quand une dame joue du Beethoven au piano forte ?
L'histoire d'un personnage pour le moins singulier parfaitement interprété par Timothy Spall. La photo est superbe, le film très académique et souffre de quelques longueurs.
Une plongée dans les milieux intellectuels et artistiques de l’Angleterre de la fin du XVIIIème siècle voici ce que nous propose le biopic sur la vie de J.M.W Turner. Ce célèbre peintre anglais excentrique et d’un talent infini a donc lui aussi eu le droit à son propre film. Durant plus de deux heures, le réalisateur Mike Leigh nous invite à suivre la vie de ce peintre, entre succès et railleries, qui a fini sa vie reclus auprès d’une veuve dont il était tombé amoureux.
Lorsque le film commence, on retrouve J.M.W Turner déjà au sommet de sa gloire. Il appartient à la prestigieuse Royal Academy of Arts, fréquente des aristocrates et voyage à travers l’Europe. Malgré ce succès, l’homme reste un marginal extrêmement proche de son père et n’ayant aucun intérêt pour sa femme et encore moins pour ses deux filles avec qui il ne vit même plus. Son univers se compose uniquement de sa maison, son père et sa bonne. Alors qu’il a bien du mal à dépasser le chagrin causé par la mort de son père, J.M.W Turner doit aussi faire face aux critiques du public qui ne comprend pas ses toiles. Pour échapper à sa détresse émotionnelle et aux sarcasmes de Londres, le peintre trouve refuge dans une auberge tenue par une certaine Mme Booth. Il tombe alors sous le charme de la femme.
Des costumes magnifiques, des décors naturels et verdoyants comme seul l’Angleterre peut en fournir, Mr Turner est un film dont chaque image a été particulièrement travaillée. On se croirait littéralement au XVIIIème siècle. Pour ajouter à l’authenticité de ce film, on observe également comment était fabriqué les couleurs qui servaient aux artistes. Ce long métrage est comme un tableau en mouvement tentant de nous plonger dans un monde disparu. On découvre une Angleterre sauvage mais où la présence de l’homme commence à se faire fortement sentir que ce soit avec l’arrivée des bateaux à vapeur ou encore des chemins de fer. Pour incarner J.M.W Turner qui d’autre que le formidable Timothy Spall ?Irrésistible dans ce rôle l’acteur est comme possédé par l’esprit du peintre. Tous les acteurs jouent avec une exactitude incroyable.
Si ce film comporte de nombreux points positifs, il est toutefois beaucoup trop long à mon goût. La deuxième heure de film tourne en rond et ne va pas à l’essentiel, du coup on est de moins en moins concentré et cela nuit au film lui-même. Il aurait été beaucoup plus simple et plus accrocheur de couper au moins 30 minutes.
Je ne suis pas un spécialiste en peinture, ni même en cinéma. Néanmoins, je ne peux qu'avouer que ce film est beau. Beau visuellement, musicalement. Timothy Spall, l'un des acteurs favoris, excelle et nous offre une interprétation magistrale, collant bien à ce personnage bourru, torturé, "déformé". Le film, dans son ensemble, est agréable, parfois long ou ennuyeux certes !!
La maladie du biopic frappe désormais partout et tout le monde y compris de vénérables réalisateurs anglais comme Mike Leigh, chantre avec son compère Ken Loach de la prolongation du free cinéma des années 1960 profondément ancré dans le naturalisme social. Qui mieux dans le domaine des arts que Joseph Mallord William Turner, sans doute le plus grand peintre anglais, pouvait fournir à Mike Leigh le modèle à cet exercice de style périlleux et il faut bien l’avouer rarement réussi ? Réputé acariâtre dans les 25 dernières années de son existence, le peintre romantique mal remis de la mort de son père qui travaillait à ses côtés s’est approché au plus près de la révolution impressionniste qui renversera tout sur son passage trente ans après sa mort. C’est cette période de célébrité puis de réclusion que Mike Leigh a choisi de transposer à l’écran, faisant délibérément l’impasse sur les années de formation. L’homme taciturne aux manières de rustre ne semble s’humaniser qu’un pinceau à la main, faisant fi de ce qui l’entoure, de ses enfants qu’il a renié à sa bonne troussée sans vergogne et ménagement. Timothy Spall, acteur récurrent de Mike Leigh, récompensé à Cannes d’un prix d’Interprétation donne une vision assez « gnomesque » de l’artiste dont on n’ose espérer eu égard à la rigueur habituelle de Mike Leigh qu’elle découle d’une certaine réalité et non d’une outrance calculée pour décrocher les récompenses. Si certains peuvent y voir un anachronisme entre la vie du peintre et la magnificence de son œuvre, on peut aussi penser que les paysages tourmentés qui hantaient la peinture de Turner étaient le reflet de sa vision pessimiste du monde. Le film dit peu de choses, la vie de Turner étant assez monocorde (on n’est pas en présence de Van Gogh). Il reste donc la magnifique photographie de Dick Pope qui rend un hommage vibrant au peintre en se rapprochant de son univers chromatique. C’est malgré tout une justification assez vaine qui ne se substitut en rien à la force d'un documentaire de haute tenue sans doute plus propice à la compréhension de l’œuvre d’un artiste.