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Catherine R
2 abonnés
104 critiques
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5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Ah le temps des vrais dialogues qui font sourire! De vrais second rôle comme Fernand Sardou (père de Michel Sardou) et à la pelle! Et l'on revoit d'ailleurs en bourgeoise l'excellente Denise Grey ( Poupette, l''arrière grand-mère dans la boum, la grand-mère trop libre qui couvre sa petite fille!) ! Oui dans ce temps-là on savait être fin dans les dialogues ! Henri Jeanson! Moins connu qu'Audiard, il était pourtant connu de la génération avant la mienne.... et en plus on nous met en place une véritable intrigue, en nous montrant une réalité du travail au 36 quai des Orfèvres : les grandes affaires entremêlées avec les petites faisant un embrouillamini complexe, avec des fiches numérotés que seuls les policiers savent décryptés, des policiers qui draguent parfois leur jolie secrétaire alors qu'heureux en ménage.... un film qui fait rire aussi, malgré l'affaire tragique d'une bourgeoise tenant un hôtel, assassiné avec la très sage boniche, malgré les filles des rues habituées des lieux.... magnifique ! Un film vraiment à redécouvrir !
Le film de déroule intégralement au Quai des Orfèvres. Car les auteurs ont l'objectif de raconter la police judiciaire de Paris au quotidien. Le film, à travers quelques intrigues plus ou moins importantes, est une chronique dévoilant les techniques policières modernes autant que le savoir-faire des inspecteurs et chefs de service du Quai. Dans ces conditions, le film n'est pas spécialement irrévérencieux et les flics du film sont de vrais pros. Ce reflet de la police des années 50 a un intérêt rétrospectif bien évidemment. Il s'inscrit dans une mise en scène dynamique, partagée habilement en affaires criminelles courantes sinon routinières, qu'on suit comme des intrigues policières classiques. Toutefois, pour être complètement convaincant dans son intention didactique, il aurait fallu au film une interprétation plus authentique, des policiers comme des voleurs. Ce n'est pas caricatural mais le récit n'atteint pas le réalisme qu'on aurait souhaité en raison de comédiens jouant un peu trop avec les codes de leurs personnages cinématographiques propres à cette époque. C'est aussi parce que c'est un cinéma où l'on préfère encore être explicite plutôt que de risquer d'égarer le spectateur. Alors on trouve dans le film quelques évidences ou clichés. Ce qui n'empêche pas Anne Vernon, dans le rôle spoiler: d'une prostituée , d'être une bien jolie femme!
Voilà une belle surprise. ce n'est certes pas dû au casting, tant il manque de grosse pointure ; néanmoins, les acteurs jouent bien et on les sent imprégnés de leur rôle pour la plupart. La force de ce film tient dans son réalisme. On a parfois l'impression qu'on se rapproche du documentaire par la démonstration des méthodes utilisées par la police pour démasquer les coupables, même en son sein. On ne s'ennuie pas une minute, le rythme est bien mené, même si pour certain ce sera un peu trop académique. A voir par les amateurs de film policier, qui aimerait se plonger dans la dure réalité du quotidien de la vie d'inspecteur ou commissaire de police.
Un polar en avance sur son temps dans sa narration et dans son scénario. On y suit plusieurs enquêtes où l'on croise flics, experts, médecins légistes, ce qui nous plonge au cœur du 36.