La cavale d'une bande voleurs, depuis la fusillade à laquelle ils ont échappé, jusqu'à leur rencontre avec les Indiens et le Russe, et leur échappée vers le canyon.
Très esthétique.
Mais le fil est décousu : à cause du flash-back, on ne sait plus ce qui est passé ou futur, on confond les premières victimes et celles plus tard qui sont dépossédées de leurs peaux...
Malgré ce manque d'enchaînements entre les plans (c'est véniel après tout même si très énervant, il suffit de considérer le film comme chronologique et ne pas tenir compte des indications de flash-back), deux originalités à ce film :
- les personnages sont nouveaux par rapport aux westerns classiques. Exemples, les Indiens et le Russe sont présentés non pas comme de féroces guerriers armés de plumes et un balourd déraciné de sa Sibérie, mais comme de pacifiques marchands de perles et un chasseur-trappeur solitairement talentueux.
- les liens de cause à effet, "karmatiques" je dirais, remontent "depuis la source", aux premières images, où on voit un chasseur orgueilleux tuer un animal porte-bonheur et faire mentir son porte-fusil. Personne n'est puni des vols commis (exemple la voleuse), mais des violences qui les entoure.
Evidemment, cela fait tout drôle de voir ces violences tournées dans un cadre rappelant "The Deliverance" - une indication finale confirme que c'est effectivement la rivière faisant l'objet ultérieur d'un barrage Hoover.