Premier film de James Rabbitts, The Clinic est une production australienne qui tente la combinaison thriller/film d'horreur. Moins percutant qu'un Wolf Creek, le métrage dispose en tout cas d'une réalisation solide et d'une photographie agréable. Beth et Cameron sont des fiancés épanouis, et puis il y a ce bébé qui, bientôt, renforcera encore plus leurs liens. En cette belle journée, ils se rendent chez la maman de Beth mais, suite à un imprévu, ils s'arrêtent dans un hôtel pour pouvoir se reposer. C'est le début du cauchemar...
L'Australie n'est pas avare de très bons réalisateurs (Peter Weir, Alex Proyas ou Baz Lurhmann) et quelques films récents jouissent d'une notoriété relative mais certaine (Tomorrow When The War Began, The Loved Ones). Ce The Clinic ne sera malheureusement pas une réussite encore moins une claque, la faute sans doute à un cinéaste trop sage (malgré les faits décrits). Rabbitts, d'une part, dispose d'un scripte assez léger (il se cantonne à un traitement simple, il ne dévie jamais, laissant peu de place à l'originalité). D'autre part, il y a des éléments douteux (Cameron, une femme enceinte bordel !, après un accouchement, on est faible nan ?) qui nuisent fortement à la crédibilité d'un film qui se veut réaliste et tiré de la sempiternelle histoire vraie. Enfin, trop de rebondissements tuent les rebondissements. Ceci étant dit, The Clinic est une petite production qui n'est pas mauvaise, la mise en scène excelle dans les plans tendus, elle met en place une ambiance plutôt réussie et, avec l'aide d'une histoire assez glauque, se fait fable sur l'eugénisme. Le casting est correct : feu Andy Whitfield (Spartacus) et la ravissante Tabrett Bethell s'en sortent sans peine. C'est passable. 2,5/5