Le cinéma d'auteur ne demande pas qu'une absence de musique, une lenteur et un scénario abordant une crise; il faut également y mettre un peu de vie. Le point positif est la durée du film....
Assez proche d'un "Maniac" (1980) avec quelques touches de Giallo dans son approche, "Dernière Séance" tient toutefois plus du thriller psychologique que du slasher horrifique. Sous une apparence sobre et épurée, Laurent Achard soigne sa réalisation et nous offre quelques bonnes idées de mise en scène. Pourtant, malgré ses qualités techniques et artistiques, le cinéaste français peine à bousculer le spectateur, à lui transmettre la folie camouflée du personnage principal ou encore la tension de certains passages. De plus, son cinéma relativement lent et une intrigue redondante provoquent quelques baillements malvenus. Le film partait sur de bonnes bases mais il lui manque ces petites choses qui font d'un long métrage une grande oeuvre cinématographique. On reste donc sur sa faim.
Un très grand film d'amour du cinéma caché derrière un film d'horreur, où un projectionniste d'un cinéma de quartier condamné à disparaitre se transforme en serial killer, obéissant à une pulsion de mort incontrôlable. Sécheresse, épure, travail des couleurs et des cadres, jeu exceptionnel de l'angoissant Pascal Cervo : tout contribue à créer une atmosphère étrange et captivante. Laurent Achard poursuit avec bonheur son chemin sur la route de la folie, de l'incongruité. Grande réussite.
Si cette histoire m’avait captivé, j’aurais sans la moindre hésitation mis 5 étoiles mais je suis bien trop éloigné du sujet et plus encore du héros, malade mental ayant des comptes à rendre à sa mère. Voici en tous cas un film exemplaire pour son écriture cinématographique, c’est elle qui lui donne toute sa acteurs comptent peu, il suffit qu’ils sachent écouter le réalisateur, ce qui n'est quand même pas à la portée du premier venu. Si on quelqu’un demandait aujourd’hui ce qu’est une mise en scène et ce qu’est le cinéma en tant qu’art, c’est le film de 2012 que je montrerais surtout à une époque où cette écriture disparaît de plus en plus au profit du simple enregistrement des actions. Tel qu'il se présente,il est tout a fait normal que seuls 10% seulement des rédacteurs d’allociné aiment ‘’dernière séance’’ et que 60% l’aient rejetée...Dans 30 ans, ceux qui sont passés à coté seront heureux de le revoir car s’ils continuent à intéresser au cinéma des années 30/70, ils le verront autrement que maintenant. Moi même à 20 ans, je serais surement sorti de la salle. Bravo donc à Laurent Achard pour cet hommage appuyé à Paul Vecchiali puisque son film doit beaucoup à ‘’femmes femmes’’et à ‘’l’étrangleur’’ . Il a su créer une ambiance procurant un véritable malaise qui ne cesse de croître, l’atmosphère nocturne, les éclairages sombres les jeux de miroirs sont très intelligents et la fin qui baigne dans les souvenirs,les fantasmes, le sang et la mort est d’une logique absolue. Malgré son approche difficile, ce film reste remarquablement clair, le respect de la compréhension du spectateur est total, il me reste à voir d’autres films de Achard.
"Dernière Séance" est un pur film de genre. Si vous espérez du réalisme, et de la distraction, fatalement vous vous trompez de salle... allez voir autre chose... mais inutile de vous venger avec autant de vulgarité et de ressentiment. Il sort une dizaine de films par semaine, y'en a pour tous les goûts. Même le mauvais ! LOL
Dans une ambiance très inspirée Hitchcock, on assiste à la dérive d'un jeune projectionniste, amoureux du cinéma des années 50/60. Cet homme, dont on apprend petit à petit le passé torturé, se livre à des meurtres d'un sang froid terrifiant. Les images ne sont pas trop gores, mais ne laissent pas de marbre pour autant.
"Dernière séance" est un film à ambiance (pas mal réussie). Plus film hommage qu'un véritable renouveau. L'atout majeur est son interprète principal, Pascal Cervo, glaçant au possible.
Ce film sombre et décalé qui bénéficie d'une mise en scène propre et travaillée, est d'abord et surtout un bel hommage au cinéma. Le personnage principal, en plus d'assassiner des femmes au couteau au cours de nuits quelque peu agitées, est employé d'un cinéma de quartier et voue un culte morbide aux grandes actrices, spoiler: qu'il tient de sa mère, elle-même comédienne ratée . Les références au septième art et en particulier aux films d'horreur sont multiples. Ce (court) long-métrage parle aussi de la fin de l'âge d'or du cinéma, dont le pouvoir de fascination sur des générations entières n'est pas près de se tarir. À la fois malsain, nostalgique et légèrement burlesque.
L'histoire sanglante d'un cinéphile intransigeant ! Après tout si les fauteuils de cinéma sont rouges, il y a sans doute une raison. Une petite historiette pas trop solide qui tient presqu'entièrement sur les épaules, pour ne pas dire sur la bouille extraordinaire de l'acteur principal. A ce niveau, le casting est parfait. L'histoire mélange plusieurs sujets sans chercher à creuser quoique ce soit, quoiqu'on creuse beaucoup dans ce film. C'est un joyeux fouillis carmin qui multiplie les références cinéphiles et psychanalistes (la scène de la prostituée dans le tunnel est un régal) mais clairement, on est dans le private joke. Obligatoirement réservé aux cinéphiles complices qui ne craignent pas les longueurs et les absurdités. Mais c'est quand même long et lent, et même violent, et, si c'était crédible, carrément angoissant. Souhaitons une grande carrière à cette belle gueule de cinéma qui crève l'écran.
Laurent Achard se réapproprie les codes du cinéma de genre en les mêlant avec ceux d’un cinéma purement d’auteur. Le résultat peut paraître déconcertant mais petit à petit on se laisse gagner par le rythme lent imposé ainsi que par la répétition des déambulations nocturnes et meurtrières du personnage central. A signaler l’excellence de la photographie.
C'est pas mauvais mais je pense que c'est réservé au fan du genre car bon l'ambiance est pas mal mais bon je trouve ça mou en plus il a quasiment pas de dialogue et les scènes clés auraient mérité plus d'énergie.
Peut-être une sorte d'hommage au giallo en tout cas Dernière séance avait des atouts avec son histoire de tueur bien campé par Pascal Cervo et son ambiance par moment inquiétante et lugubre pourtant cette tentative de thriller reste un peu plat à cause d'une mise en scène ne voulant jamais vraiment faire décoller son intrigue et manquant d'adrénaline du moins de tension. A voir par curiosité éventuellement.
Avec son style qui n'est pas sans rappeler celui du giallo italien (on peut d'ailleurs dire que l'ensemble est un hommage à Dario Argento), ce film français qui raconte l'histoire d'un employé de cinéma qui se trouve être un serial killer possède une mise en scène bien glaçante, ainsi qu'une photographie des plus soignée. Mais malheureusement son intrigue à bien du mal à nous tenir en haleine jusqu'au bout et l'interprétation de Pascal Cervo n'est pas vraiment à la hauteur. En effet, jamais son personnage ne s'avère vraiment flippant et sa prestation y est évidemment pour quelque chose. Bref, une demi déception en ce qui me concerne !
Un jeune homme, Sylvain, voue sa vie à un cinéma de quartier condamné à disparaître. Il habite au sous-sol de la salle dont il est à la fois programmateur, projectionniste et caissier. Chaque nuit, après la dernière séance, il sort pour un rituel meurtrier… Vous voulez un navet, un vrai ? Le voilà ! Film amateur avec zéro budget et avec un casting scolaire. Tout le monde peut faire ce genre de film, tout le monde peut même faire mieux que celui-ci en réalisant quelque chose avec peu d'argent pour le faire. Pas d'interêt à travers le film, une perte de temps terrible, regardez Melancholia de Lars Von Trier, puis celui-ci, vous rigolerez.