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landofshit0
286 abonnés
1 745 critiques
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4,0
Publiée le 6 mai 2013
Beau,envoutant,graphique,fou,les diables est un formidable film sur la religion et la folie. Ken Russel était un cinéaste capable d'emmener les spectateur dans sa vision des choses.
Un film qui mérite d'être vu car ça doit être le plus virulent sur la critique de l'intolérance religieuse. Oliver Reed et Vanessa Redgrave s'en sortent bien, et la violence atteint son paroxysme dans les dernières minutes avec une scène clé, celle du bûcher qu'on oubliera pas de sitôt. Mais le film a aussi beaucoup de défauts : les seconds rôles acteurs cabotinent, pas compris pourquoi on s'obstine à montrer un roi "folle" et un richelieu aussi peu reluisant ? De même trop de scènes de nues gratuites...un prêtre sortie de Woodstock ? Dommage car on aurait pu en faire un très grand film historique, il reste intéressant à voir.
Adapté de l'oeuvre visionnaire d'Aldous Huxley, The Devils est un feu d'artifice d'idées ingénieuses, de folles trouvailles visuelles, d'une intensité rare, d'une noirceur totale. De quoi sublimer la plus impitoyable, la plus limpide dénonciation de toutes les formes d'intolérance religieuse. Plus que jamais d'actualité. Oliver Reed & Vanessa Redgrave forever !
Attention chef d’œuvre. Ken Russell parvient à magnifiquement mettre en scène le roman de Huxley, et le rendu est tout juste sublime. Mais comme tout bon œuvre de SF, c'est surtout l'histoire qui vaut, à elle seule, le détour. Fustigeant contre le fanatisme religieux, et dans une ambiance comme on peut en trouver chez Fellini, Jodorowsky ou Buñuel, Les Diables est un film unique en son genre. Sans temps mort, très critique, et ayant extrêmement bien des choses à dire.
Un prêtre légèrement olé-olé se voit accusé de sorcellerie, une occasion en or pour le roi de destituer cet opposant à son pouvoir. Un film "scandaleux" typique des 70' (période de libération sexuelle) devant lequel on se trouve pris d'un dilemme: OK il faut se retirer le balai d’où je pense et se lâcher un peu, on est devant du cinéma décomplexé et après tout le sexe c'est la vie, mais en même temps on se dit que toutes ces scènes dépravées attentent à des choses sacrées, la religion est certes une "secte autorisée" mais la plupart des gens croient en quelque chose, c'est ce qui leur donne la force pour survivre en ce bas monde, et on a beau être des enfants de hippies qui désertent les églises et ne croient plus en rien sinon en eux (c'est déjà pas mal), la scène de la partouze de bonnes Sœurs (entre autres) peut en choquer plus d'un et bafoue une croyance profonde et sacrée.
14 517 abonnés
12 584 critiques
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4,0
Publiée le 12 avril 2011
il est loin le temps où le rèalisateur anglais Ken Russell pouvait dèpeindre imperturbablement l'hystèrie des religieuses de ses "Diables", avec un public qui le prenait vraiment au sèrieux! Peut-être, au fond, le Diable n'est-il plus vraiment chez lui au cinèma! Mais il ne fait aucun doute que son terrain aujourd'hui est beaucoup plus le petit que le grand ècran! Ici, des protestants sont massacrès parès de plumes d'oiseaux, on voit même le Christ descendre de sa croix pour possèder mère Jeanne des Anges, sans oublier le pauvre Louis XIII qui danse un ballet homosexuel! Les acteurs sont extraordinaires notamment Vanessa Redgrave en Soeur Jeanne et Oliver Reed, très impressionnant dans le rôle d'Urbain Grandier! Une oeuvre follement baroque et dèlirante qui vaut à Russell une rèputation de cinèaste flamboyant que confirmeront ses biographies de grands musiciens comme "Mahler" ou "Tchaïkovski". Un film culte et assez rare...
Un film très intéressant de par son traitement, cette folie qui grimpe, grimpe, le tout très bien interprété. Ken Russell s'en tire très bien avec un sujet pas facile qui pouvait vite donner sur le n'importe quoi. On a un film inspiré d'une histoire vraie qui sombre petit à petit dans une folie pur et dur faites d'éréthisme et de luxure, la caméra accentuant ça avec ces zoom et dézoom de plus en plus rapides symbolisant l'acte sexuel… Le film possède tout de même quelques défauts, mais ça reste très largement un film qu'il faut voir.
Les Diables est un film polémique. Il aborde le thème délicat de l'amour et de la religion (le personnage d'Urbain Grandier est un prêtre qui a de nombreuses amantes, et qui s'organisera même une messe de mariage clandestine). Cependant, il prend garde de n'être jamais caricatural, et c'est donc avec une logique cruelle qu'il poursuit son histoire, à la fois religieuse et politique (les classes de pouvoir y sont d'ailleurs très sévèrement critiquées, le roi de France se livrant à la débauche pendant que Richelieu cherche à affaiblir les protestants). Les caractères sont très bien décrits, et nombre de leurs actions contribuent à étoffer cette oeuvre déjà très riche. Il faut tout simplement le voir pour comprendre l'ampleur qu'un tel film peut prendre. A découvrir sans attendre.
Je n'ai jamais apprécié les film de ken russell!!!même celui ci qui montre jusqu'ou peuvent aller les excès dû au fanatisme religieux,le film au niveau de la photographie à mal vieillis, les scènes érotiques aussi tout ça donne un aspect kitsch faussement provocateur,reste l'excellent préstation d'oliver reed.
Oeuvre baroque, démesurée, parfois insupportable, toujours inspirée, Les Diables de Ken Russell constitue à ce jour l'un des meilleurs pamphlets contre le fanatisme, quelquesoit sa forme. Clairement anticlérical, peuplé de visages grimaçants et de décors faramineux, Les Diables est de ces films qui rentrent sans vergogne dans le lard flasque de la bien-pensance bourgeoise. Visuellement superbe, presque expressioniste après l'heure, encore et toujours d'actualité pour un spectateur du XXIeme siècle, le film-phare de Ken Russell se trouve à mi-chemin entre le discours retenu d'un Dreyer et l'outrance stylistique d'un Bertolucci... Bien qu'il puisse s'affranchir de toute comparaison, tant sa liberté de ton défie toute analogie réductrice. Le dernier quart d'heure vaut à lui seul le visionnage, sorte de chemin de croix évoquant le Golgotha de l'Homme de Nazareth, dénouement infernal mais finalement indispensable. Un film culte à découvrir absolument, percutant et virevoltant, à l'image de son réalisateur...
Un film comme seuls les années 70 avaient l'audace de les réaliser. La mise en scène de Ken Russell est hystérique, les décors, les costumes et la musique sont volontairement extravagants et anachroniques et la violence est affichée avec un mauvais goût affirmé. Et pourtant grâce à tous ses éléments, le film est une réussite. Réussite qu'il doit aussi aux compositions inspirées d'Oliver Reed et de Vanessa Redgrave. De tout cela ressort un vibrant plaidoyer contre l'intolérance et pour la liberté, qui n'a pas manqué de choquer les pisse-froid ainsi que le Vatican, et qui trouve plus que jamais écho aujourd'hui.
Un très grand film incontestablement même si Russell prend quelques libertés avec les faits historiques.Cela vous donnera une idée des méfaits de la religion sur les populations du moyen-âge et de l'histérie qui s'est emparée de certaines religieuses au contact de l'abbé de Loudun.
Un grand film, baroque et moderne, sur un épisode clé de l'histoire de France : la fin de la centralisation par Richelieu, commencée sous Louis XI. Tiré se la thèse d'Aldous Huxley ( "le meilleur des mondes"), Ken Russel a su faire une description de la violence de l'époque, peste, guerres de religion, extrémisme religieux, torture, utilisée à des fins politiques par Richelieu et Louis XIII. Dommage que l'un des meilleurs films sur l'histoire de France ait été fait par un réalisateur anglais.
Majestueux, mais aussi très dur (les scènes de torture et la scène finale sont très intenses), porté par l'interprétation exemplaire d'Oliver Reed et Vanessa Redgrave, "Les Diables" est le meilleur film de Ken Russell. Inoubliable. Souvenir d'avoir vu ce film à 12 ans, choc total. La scène d'intro est ahurissante. J'ai eu l'occasion de voir ce film dans sa version intégrale, avec deux trois dialogues supprimés de la version anglaise, mais présents dans d'autres versions. J'ai vu le film en VO (anglais), mais avec, donc, deux ou trois parties de dialogues en allemand. Les quelques dialogues supprimés traitaient de théologie. Histoire de ne pas froisser le public, ils avaient été retirés, et n'apportent, au final, pas grand chose en plus à un film déjà bien barré et choquant.