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Maqroll
157 abonnés
1 123 critiques
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5,0
Publiée le 14 mai 2012
Le deuxième volet de la trilogie d’Axel Corti que nous avons la chance de pouvoir découvrir sur quelques écrans privilégiés depuis quelques mois en France. La découverte du rêve américain est peinte avec une authenticité et une force exceptionnelles. Dès les premières images, nous sommes pris dans l’histoire de Freddy et de sa lutte pour survivre dans cette terre finalement pas si hospitalière, sa quête de travail, d’humanité, de sens à donner à sa vie… Jamais l’horreur de la Shoah n’avait été montrée de manière à la fois aussi terrible et aussi pudique. Tout est suggéré au niveau des mots et se transcende au niveau de l’image, une image brute, matérielle, définitive. La mise en scène est faite d’une virtuosité jamais gratuite et atteint des sommets que je n’avais jamais vus au cinéma jusqu’alors. L’invention est présente dans chaque plan, de même que cette touche d’implacable qui retranscrit au mieux la tension permanente qui hante ces êtres dont la vie est irrémédiablement brisée et dont la destinée est maintenant de survivre et de témoigner sans aucun autre espoir d’illusion. La composition de Gabriel Barylli dans le rôle principal est d’une justesse parfaite, de même que celle de Doris Burchruker en jeune femme détruite à tout jamais par son histoire. Un chef-d’œuvre où New York est montré d’une façon telle (notamment au dernier plan du morceau de journal qui vole) qu’à partir de la vision de ce film, on ne pourra plus jamais le regarder comme avant.
Cette deuxième partie de la trilogie place avec fluidité d'autres personnages au premier plan (ce qui atténue la crainte de confusion). On est édifié sur les idées communément admises quant au sort des immigrants juifs aux Etats-Unis. L'accueil par liste... qui rend aux abois, requiert des protections, du culot, du cirque au besoin (ce baiser à la terre !), afin d'être administrativement recevable. Tout autant que la limitation des arrivées, "la sélection naturelle" joue davantage que le renom dans sa vie d'avant, (le manteau rapé de l'épouse humiliée de la dégringolade de son homme !). Pire qu'une portée de chatons larguée par bateau (cette course folle vers le cordage !). Pour les admis, déjà bien traumatisés, reste à affronter le quotidien. Improvisation, bizutage des frères de sang. Utile pour comprendre qu'ensuite l'enrôlement d'immigrants dans l'armée américaine allait presque de soi. Bande-son reconnaissable entre mille, pragmatisme très américain du nord. Sans gommer totalement le romantisme de fond, jamais trop larmoyant. Tout cela fait qu'on commence à s'attacher à la trilogie d'Axel Corti. Cette seconde partie, grouillante, vivante dans sa volonté de rebond, dépeint les facettes de tout exil de populations en temps troublés, cette loi du plus fort qui ne fait pas dans la dentelle !
Cette seconde partie est quelques crans en-dessous de la première, à n'en pas douter. Il est dommage que le synopsis inclus par Allociné résume l'intégralité de l'histoire. D'abord, le contexte dramatique et la fuite urgente font place aux difficultés matérielles et aux incertitudes de la vie d'immigré juif à New-York en période de guerre. On s'attend à retrouver Ferry Tobler or voilà qu'on le perd. Malgré des apparences plus rassurantes, l'angoisse persiste à s'emparer des personnages mais c'est moins aventureux et plus dilué, parfois longuet sur certaines séquences. Ensuite, le film se concentre sur une amourette contrariée par le désir secret de Freddy Wolf de rejoindre le Nouveau-Mexique. Les États-Unis ressemblent à une terre d'illusions: on passe de l'espoir à la honte, des rêves aux doutes, d'un semblant de paix au réveil des névroses et du patriotisme. L'insertion de vidéos d'archives en 4/3 passe très bien au milieu des belles images noir-et-blanc mais il y en a un peu trop. Décevant par rapport à "Dieu ne croit plus en nous", Santa Fé conserve cependant une belle cohésion d'ensemble.
aprés qu'ils aient échappé aux nazis en France les personnages arrivent à New York ou ils découvrent ce que c'est d'être immigré:ne pas parler la langue, perdre tous ses repaires, être mal considérés par les américians(pour dire le minimum) , ne pas avoir d'identité( cela semble trés actuel!!). Cette deuxième partie de Welcome in Vienna est superbe cinématographiquement, historiquement et humainemant. elle est du même niveau que toute la trilogie, et ce n'est pas un hasard si la presse parle de chef d'oeuvre
très bon film, j'ai pas réussi à voir les deux autres car les séances à Paris malheureusement ne sont plus que le matin !!! dommage.... Superbe photo, des bons comédiens, une histoire très intéressante et une manière de filmer et raconter qui transporte le spectateur.... remettez le film à 20h svp, virez beigbeder des salles !!!!
quelle bonne surprise que la découverte de ce film , datant des années 80 , tourné en noir et blanc et entrecoupé d'images de New-York des années 40. des émigrants juifs qui fuient l'Europe nazie et qui n'ont pas depuis ni d'argent doivent compter les uns sur les autres et essayer de survivre au moment ou les états-unis vont entrer dans la guerre. C'est merveilleusement bien tourné , superbement bien joué .Magnifique .
Comme les personnages de cette saga changent, on peut voir une partie, sans nécessairement voir les 3, dans l'ordre. La seconde partie, traite du "rêve américain" mais là encore, les personnages sont loin d'être attendus!!! Ils ne sont plus pourchassés mais ne sont pas les bienvenus. Des juifs (ou autres) en situation irrégulière peuvent être expulsés en Europe. Malgré les réseaux de solidarité, l'accueil est souvent froid. Il n'y a pas de travail pour tout le monde. Ils sont bien souvent considérés comme des allemands.... La réalité est bien loin du rêve américain....
Toutes les questions sur le sens de leur vie sont abordées, avec intelligence. La photo noir et blanc est toujours superbe, le New-York de ces années 40 semble rendu d'une façon documentaire... C'est la 2 ème guerre mondiale montrée sous un angle original, très humain.
Un très bon film, "culte" qui est repassé par chance au cinéma. Cette deuxième partie s'oppose aux deux autres qui "bougent" plus; mais on aborde une fois la situation en Amérique de réfugiés de le guerre qui accable l'Europe. Le film, fait dans les années 70, est en noire et blanc, pour pouvoir mêler habilement des images d'archives, ce qui lui donne un caractère plus réaliste. Les acteurs, presque des inconnus, sont remarquables; l'histoire peut paraître un peu austère, mais le film est magnifique et émouvant. Un classique, qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie.
Plus fort encore que la Partie 1 (pourtant déjà un chef d’œuvre), ce second opus est un régal de tous les instants. Du très grand cinéma, intense et intelligent.
Même si les personnages sont évidemment touchants, le scénario tient plus d'un soap opera que d'un véritable film. Cette cascade de micro-événements rappelle la série Plus belle la vie, mais en triste... Moins belle la vie ?