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Plume231
3 949 abonnés
4 639 critiques
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3,0
Publiée le 12 septembre 2013
La réalisation est très caractéristique du cinéma américain des débuts du parlant c'est-à-dire très plan-plan, aucune audace technique ou narrative, rien... Mais c'est un film Pré-Code c'est-à-dire tourné avant que ce fameux Code Hays rétrograde et puritain soit adopté pour le plus grand bonheur de certains réalisateurs qui se feront un plaisir de le transgresser sans y avoir plus ou moins l'air. Mais en 1930, on pouvait montrer les choses plus frontalement. En 1930, c'était encore la Prohibition, période où on a jamais autant picolé ; on a au passage une séquence qui montre que prendre le volant bourré est un bon moyen pour ruiner sa vie et surtout celles des autres. Et en 1930, on a un film où une femme cocue répond audacieusement à son mari en le faisant cocu à son tour, joués par Norma Shearer (oscarisée pour l'occasion !!!) et Chester Morris, très bons tous les deux. Pour l'homme, commettre une infidélité c'est un pétard mouillé, mais savoir sa femme infidèle c'est Hiroshima et Nagasaki réunis mais quelle traînée, putain... Et entre l'homme qui s'énerve facilement et la femme qui sait garder au final la tête froide, c'est cette dernière qui en ressort grandie. Une déclaration d'amour à la femme, et même à l'égalité des sexes, c'est toujours bon à prendre...
Le problème de ce film c'est son incohérence. Tout se passe comme s'il y avait deux films différents qu'on essaie péniblement d'enchainer. Car enfin le personnage de Norma Shearer de la première partie n'a rien à voir avec celui de la seconde ! Au début spoiler: Shearer se brouille avec son mari, non pas à cause de son écart (même si ça la contrarie) mais à cause de l'aveu de sa liaison. Elle se venge, et quand devant son mari elle lui dit que maintenant ils sont quittes, celui se révèle dans toute sa médiocrité. Elle le quitte pour de bon et décide de vivre sa vie . Première partie impeccable donc. La transition vers la seconde partie n'a aucun sens, spoiler: Shearer allume tout un tas d'homme mais refuse de consommer ! Passons. Quant à la dernière parie, ce n'est ni plus ni moins spoiler: qu'une défense bien poussive du mariage au sens religieux du terme (et donc de ses liens indissolubles quel que soit les circonstances). A ce titre la scène où apparaît la femme défigurée est grotesque. La transformation de Shearer en femme soumise en devient inepte et ce qui est présenté comme un happy end est incongrue : elle va se remettre avec son beauf, médiocre, violent et alcoolique ! On aurait voulu aimer ce film ne serait-ce que pour la prestation de Norm Shearer, fabuleuse. On va donc dire 5 pour la première partie et zéro pour la seconde ce qui nous fait une moyenne.
Film raté parce que le film n’est pas allé au bout des choses de ce qu’il aurait pu raconté Je m’explique : il divorce et ils retombe amoureux J’aurais préféré un film avant gardiste avec pour thème qu’elle refait sa vie après son divorce plutôt qu’un film gnangnan Ce film aurait pu être un excellent film féministe et cassé les préjugés des femmes à l’époque mais il n’en est rien A fuir