Adapté du récit de tournage d’un jeune assistant sur sa relation avec Marilyn, un biopic ambitieux et intéressant mais qui ne décolle pas, malgré l'interprétation convaincante de Michelle Williams en Norma fragile, mais pas à la hauteur de l'iconique et solaire Marilyn.
POTICHE. Une vie inachevée. L'imperfection est beauté, la folie est génie et il vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeux. Les hommes préfèrent les blondes, I wanna be loved by you. Sensible, stressée, le clown triste joue avec son public et devient l'amant de son sauveur. Un pur week end de détresse et de gentillesse. Une carrière c'est fantastique mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit quand on a froid.
Un film qui retrace la bluette supposée entre un troisième assistant de plateau et la star mondiale Marilyn Monroe durant le tournage du film « Le Prince et la Danseuse » en Angleterre. Michelle Williams est crédible dans le rôle phare et est joliment entourée par un casting « british » de qualité. Ce biopic souffre d’un intérêt limité (une semaine de la vie de Marilyn Monroe où l’on découvre rien que l’on ne sache déjà sur la star américaine) mais jouit néanmoins d’un charme indéniable grâce notamment à ses beaux rôles secondaires. Charmant donc à défaut d’être instructif.
"My week with Marilyn" n'est pas une référence du biopic, car si ses points positifs sont nombreux ils sont contre-balancés par des points noirs assez persistants. Michelle Williams interprète parfaitement une Marilyn Monroe que l'on savait candide, pas forcément très bonne actrice mais dotée d'un second degré qui n'explique pas pourquoi elle est aussi à l'aise devant une caméra en interview mais complètement perdue quand il s'agit de retenir son texte. Ce besoin d'interpréter des personnages fictifs mais qui lui semblent vraiment réels en fait une actrice avec une réelle méthode, malheureusement pas forcément adaptée à ce tournage. A force de se prendre pour le nouveau Laurence Olivier, Kenneth Branagh devait nécessairement en arriver à l'interpréter et nul doute que sa relation tendue avec Marilyn sur le plateau est justifiée. La quasi-absence d'Arthur Miller en revanche est assez dommageable. Pour moi, le principal point noir a été d'adapter un roman pseudo-autobiographique mais qui ressemble plus à la version fictive de ce que Colin Clark aurait voulu vivre sur le tournage, à savoir une "romance" avec l'actrice au détriment de celle avec une costumière incarnée par Emma Watson, ça va il y a pire... C'est bien pratique de sortir ce genre de roman avec forcément une part de vérité (Clark ayant bien travaillé sur le film) mais longtemps après la mort de chacun des protagonistes au point que sa version devient la seule référence. On retiendra donc l'interprétation et les reconstitutions qui sont très bonnes, pour le reste je trouve dommage d'avoir centré un film sur une aussi petite part de la vie de Marilyn et d'avoir choisi d'adapter une fiction, autant l'appeler ce que c'est. A ce niveau-là je pourrais très bien écrire un livre sur l'histoire que mon grand-père me racontait de sa rencontre avec Mitterrand et personne n'y trouverait rien à redire...
Je ne suis pas fana de l'actrice "sosie" de Marilyn que j'ai trouvé très peu convaincante tant dans la physionomie que dans la gestuelle et les expressions tantôt maladroites tantôt surjouées. L'histoire n'est pas géniale non plus, un documentaire sur la star est bien plus instructif. Il n'y a pas d'humour et le jeu de l'ensemble des acteurs est peu satisfaisant. Je n'ai rien retrouvé du glamour de l'actrice, ni de son incroyable sourire. Actrice mal choisie (J'ai eu l'impression de voir Bridget Jones durant le film), beaucoup d'angles de vue m'ont également déplu et des tentatives photographies et films en noir et blanc pour confondre l'actrice à la vraie Marilyn que je n'ai pas du tout apprécié, trop mauvais. Je m'arrête là, c'est mauvais.
"My Week with Marilyn" est une bonne surprise. Invitant le spectateur dans les coulisses du tournage du film "Le prince et la danseuse", on suit avec plaisir l'aventure de Colin Clarks (Eddie Redmayne) en compagnie de Marylin Monroe (Michelle Williams). A la fois comique et surprenant de par la personnalité de Maylin, ce biopic se regarde avec plaisir.
Ni trop court, ni trop long, ce film offre un agréable moment et une interprétation sans défaut de tous les comédiens. Un scénario qui aurait pu mal tourné, qui aurait pu tomber dans l'ennui ou des longueurs agaçantes mais qui au contraire reste assez dynamique, assez vivant, assez captivant. Plongé dans une histoire et un moment teintés de romantisme et d'un brin de folie, le spectateur ne décroche pas de l'écran, est fasciné par ce personnage qu'était Marilyn Monroe !!
Entre la star et Colin va se nouer une relation d’amitié tendre et platonique, mais aussi éphémère et sans espoir, qui marquera pour longtemps le jeune homme. Le bel été 1956 est surtout une période charnière pour Colin, qui vit là son premier amour et son entrée dans le monde des adultes. Outre qu’il met en scène avec précision le tournage calamiteux du Prince et la Danseuse, avec une Marilyn terrifiée face à Sir Laurence Olivier et éprouvant les pires difficultés à entrer dans le personnage d’Elsie Marina, le film oppose aussi les méthodes de jeu américaines et britanniques. Alors que Marilyn, épaulée et conseillée par Paula Strasberg, épouse de Lee, lui-même professeur d’art dramatique de la comédienne et directeur artistique de l’Actors Studio, Laurence Olivier envisage son métier sous un autre angle, moins moderne, travaillant moins sur la psychologie. Mais la principale thématique de My Week with Marilyn est sans doute l’érosion du temps, si cruelle pour les actrices. Le jeune Colin personnifie la candeur, l’innocence mais d’abord la jeunesse insolente qui prend touts les risques et montre toutes les audaces. À l’opposé, Laurence Olivier se sent déjà vieux et démodé. Entre les deux, la trentenaire Marilyn parait déjà basculer vers la vieillesse. Ainsi l’attirance affectueuse et presque maternelle que l’actrice ressent pour le doux assistant se renforce-t-elle dans le regard honnête et énamouré qu’il lui porte. En quête incessante d’être rassurée et aimée, Marilyn n’est pas dupe de l’hypocrisie qui l’entoure mais se révèle du coup manipulatrice, utilisant d’abord Colin pour satisfaire ses propres intérêts d'ogresse dévoreuse en mal d'amour.
De facture classique, sans l’ambition d’être un biopic sur Marilyn Monroe, le film n’est pas dépourvu de charme et flirte souvent avec les codes de la jolie bluette, en édulcorant les aspects complexes de la personnalité de la star, réduits ici à une succession de clichés qui peinent à restituer son magnétisme et ses névroses. My Week with Marilyn est donc une œuvre d’apprentissage d’un jeune homme séduisant, plein d’énergie et de gratitude, suffisamment futé pour adopter la bonne position de respect et de franchise, meilleure arme pour faire défaillir la fragile actrice de Certains l’aiment chaud.
J'en lis qui sont déçus que ce film ne soit pas un biopic sur Marilyn, mais c'est indiqué dans le titre : il s'agit "d'une semaine avec Marilyn", l'histoire d'un jeune petit assistant qui se rapproche de la star pendant quelques jours, lors du tournage de "Le Prince et la Danseuse". Michelle Williams est bluffante en Marilyn et le petit Colin très attachant. Au final, on obtient une très belle histoire.
Incroyable comment en quelques scènes le film parvient à nous faire rentrer dans la vie de cette icone mondiale. On comprend son chagrin, sa volonté de s'évader, son mal être... le tout suggéré par petites touches jamais appuyées, sur fond de comédie romantique. Une belle surprise et un très joli film, magnifiquement portée par son actrice principale. A voir.
Finalement le film est agréable à regarder même si ce n'est pas le plus captivant des biopics (remarque, il n'y en a pas beaucoup!). Alors Michelle Williams s'en sort franchement très bien car elle tente d'incarner une icône totalement unique et je doute qu'une autre actrice aurait put faire mieux, même Scarlett J qui a d'ailleurs (eu la lucidité?) refusé le rôle. La réalisation est très (trop?) classique, mais le format assez court pour le genre fait que l'ensemble passe bien.
Pour commencer, l'actrice principale n'a ni l'étoffe, ni la grâce, ni la légèreté, et encore moins la beauté de Marilyn, donc déjà, c'est mal barré. A sa décharge, je dirais que, tout de même bonne actrice, elle réussit à nous apprivoiser au long du film et on s'y fait malgré nous... Concernant le film en lui-même, et bien très bof : très prévisible, "femme enfant" qui joue avec les sentiments de ce petit assistant idiot que l'on voit venir à des km à la ronde, seconds rôles inutiles, dialogues qui tournent en rond et des enchaînements pas terribles. Reste la découverte d'une facette du sex symbol qui peut donner envie d'en apprendre davantage mais ça s'arrête là. Avis aux réalisateurs et scénaristes : quand on touche à la légende, il faut être solidement armé, sinon, il vaut mieux leur lâcher la grappe et s'en tenir à la fiction. A bon entendeur...