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Jean-François S
51 abonnés
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2,0
Publiée le 28 août 2010
Un court-métrage assez curieux, il commence comme trop de ces court-métrages français, par un portrait sociale de paumés de banlieue. Mais au milieu du film, celui-ci prend un virage fantastique assez inattendu et original. Malheureusement, le public du film de genre à déjà zappé depuis longtemps, tant le début est ennuyeux.
« C’est plutôt genre Johnny Walker » commence comme un film réaliste, un couple - Solveigh et Etienne - se dégrade et Etienne sort voir son ami Bip. A ce moment là tout se « dégrade » et on rentre dans un délire totalement cosmique, irréaliste et ennuyeux . A part quelques répliques qui font sourire, ce court métrage n’a ni queue ni tête. On ne rentre pas dans le « trip » d’Olivier Babinet, tout est dénué de sens et lent, bref je le déconseille.
Est-ce parce qu'il parle de crise et de pilule à avaler que ce film atypique n'en finit plus de nous plaire? Pas seulement assurément. La première qualité du film est de pas lâcher d'un plan ce dandy cassé, interprété par le formidable Pablo Nicomedes, qui cache des sérénités et des douleurs d'apache sous des dehors de petite frappe. Le film parvient à se construire sur le rythme, si fragile, du rien. Olivier Babinet prend le temps d'effeuiller son récit, de dépouiller les genres, en lâchant l'idée de causalité. On n'est plus ni dans le récit intime; ni dans la science fiction, loin du film social, tout en y plongeant, la tête la première!