Changement de réalisateur pour ce volet de Silent Hill. Ce fut malheureusement un très mauvais choix. En effet, si le premier n'était pas exempt de défauts, il avait pour lui l’esthétisme, un design épuré, des choix respectable bien que parfois maladroits et surtout, l'envie de bien faire et un amour semblable au miens pour la série vidéo-ludique. Ici, Bassett s'est purement et simplement moqué de la grande et belle saga.
Il n'a eu tout simplement aucun respect pour ce qui fait l'essence de Silent Hill 3 (le jeu vidéo bien sur). Là où l'on voyait la recherche d'un père et la peur puis la colère et la soif de vengeance, on ne voit ici qu'une succession de "niveaux". Car oui, s'il y a bien une chose qu'il ne fallait par reprendre une chose au volet précédent, c'était cette progression hasardeuse tirée véritablement des jeux vidéo et portant...
Ensuite, j’espérai que l'histoire tirée du jeu serait respectée en écoutant les dires de Bassett. Il n'en est rien,
la mort du père, le dieu païen enfanté par Heather,
rien y est, tous la beauté de l'histoire originale a disparue en changeant d'écran.
Je ne peut vous donner qu'un conseil, jouez au jeu ! Trouvez-le sur le net ou ailleurs et faites-le ! Ce film ne rend absolument pas hommage à toute la beauté de la saga, à l'angoisse manette en main, à la tristesse et au plaisir de l'angoisse et de la tristesse. Bref, très mauvais film, excellent jeu.