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Alex6169
3 abonnés
183 critiques
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5,0
Publiée le 26 février 2010
Un film qui vous prend aux tripes. Le massacre des camps de refugiés palestiniens à Beyrouth aurait pu être abordé par un film de guerre, à grand renfort d’explosions et de sang. Mais non, on l'aborde ici par une voie détournée, par des dessins animés et le récit de soldats israéliens... dont le réalisateur lui-même. Les dessins sont sobres, à des années-lumière des images numériques des films d'animations qui sont la norme aujourd'hui. Cette sobriété met en avant le sujet, terrible, renforcé par une bande-son réussie et poignante. Le scénario se déroule à merveille jusqu'au Moment fatidique, où là aussi la sobriété est à saluer. Pas d'effusions de sang, tout est construit comme un documentaire, avec quelques images extérieures au camp et des témoignages. Jusqu'aux images de fin, qui tombent tel un couperet, sans commentaires car ils seraient inutiles. La rage et l'injustice sont palpables mais jamais criées haut et fort, et c'est ce qui fait la force du film.
Sans être un amateur du cinéma d’animation, j’avais très envie de voir ce film à cause des critiques et des prix qu’il a reçus. Je n’ai pas été déçu car c’est un très bon film, bien fait, touchant, grave, important. Il raconte à travers les témoignages des acteurs de ce drame comment les participants israéliens, soldats et dirigeants ont complètement aveuglés leur « participation passive » au massacre de Sabra et Chatila. Le héros obsédé cherche et trouve et invite le spectateur à faire de même sur ce qui a été un véritable crime humanitaire sur le peuple palestinien.
Certainement très intéressant, mais je n'ai pas vraiment accroché, la mise en scène étant assez lente. Cependant, le film permet d'en apprendre plus sur cette guerre, bien que parler de guerre ne conviendrait pas car les Israéliens combattent seuls..
Ce film est d'un ennui mortel, à énorme potentiel soporifique, j'ai manqué à plusieurs reprises de m'éffondrer dans mon siège. Alors oui, ce film raconte une histoire, et une histoire à priori digne d'interêt, ou plutôt des histoires, et c'est justement là le hic... On se perd dans des anecdotes personnelles qui virent au délire, éparses, recollées, qui au final donnent un film indigeste et incompréhensible, ce qui est regrettable quant à ses prétention... A ne pas associer à Persepolis qui est une pure réussite.
Très bon film qui nous fait plonger peu à peu et au fil des souvenirs renaissants dans l'horreur de cette guerre. Le style animé du film lui ajoute une touche personnelle très agréable.
L'esthétique qui se dégage de Valse avec Bachir est très prenante : les images animées sont particulièrement réussies et contribuent à faire ressortir avec plus de force le caractère autobiographique de l'histoire. Travail sur la mémoire et retour sur la guerre au Liban, le film s'interroge sur la part de responsabilité des israéliens, et donc du réalisateur, dans le massacre de villages occupés par des palestiniens. Malgré des effets freudiens pas toujours subtils, le film nous promène dans les méandres de la pensée et du passé avec grand intérêt et réussite visuelle. La BO est parfaitement orchestrée, et ouvre à de nouvelles dimensions dans cet espace onirique.
Pour souligner l'originalité du film, certains critiques l'ont qualifié de "documentaire d'animation". Quelle absourdité ! Le film recrée une réalité cauchemardesque au moyen de l'animation. C'est donc un (excellent) film d'animation pour adultes, et cela suffit pour sa gloire.
L'esthétisme froid de ce film d'animation écarquille nos yeux d'entrée, avec ce générique incrusté qui suit la cadence effrénée de 26 chiens affolant la ville et errant jusqu'à un point précis, résignant un pauvre homme à la seule alternative de rester cloîtré chez lui. Documentaire d'animation d'une effroyable mais sensuelle beauté, Valse avec Bachir pointe d'un doigt critique mais d'une main artistique la cruauté absurde d'une guerre. Ari Folman retrouve des bribes de souvenirs sur la guerre du Liban que sa mémoire avait occulté - et on comprend volontiers pourquoi. De rencontres en voyages, de discussions en flash-backs, il prend progressivement conscience de la responsabilité de l'état major israélien dans les massacres perpétrés par ses alliés dans les camps de Sabra et Chatila. À la psychologie saillante, ce film est avant un tout un film sur la mémoire, individuelle et collective, qui ne trouve comme autre défense que de refouler l'atrocité. Une atrocité vécue en tant que spectateur, mais pas seulement. Profonde réflexion sur la guerre et les traumatismes qu'elle engendre, le cinéma israélien témoigne ici une fois de plus de sa vitalité. A voir, partager, conseiller.
C'est la première fois depuis "Venus et fleur" que je suis parti avant la fin... Un film construit comme une enquête par un type étonné de ne pas avoir de cauchemars (déjà là, c'est bizarre !!) après sa participation à la guerre du Liban. S'ensuit une (longue) série d'interviews d'ex-soldats, auxquels on n'a absolument pas le temps de s'attacher et pour lesquels on n'éprouve rien, sinon de l'ennui.
Certains ont rapproché ce film de "Persépolis" : excepté la technique, ces deux films sont vraiment aux antipodes l'un de l'autre ! Satrapi parlait elle aussi de sujets graves, mais avec pudeur et poésie. Ici, c'est aussi poétique qu'une cure psychanalytique saupoudré de porno.
Il faut saluer bas ce surprenant travail d'Ari Folman, intime et inventif, qui fait magnifiquement planer sur ce doc-animé une considérable puissance thérapique.
Mystique, beau, avec une chute dans la réalité très éprouvante, Valse avec Béchir multiplie les symboles pour dessiner un monde dur, où les soldats sont avant tout des humains, devant vivre avec la monstruosité de la guerre à jamais. Un film profond avec une réelle identité graphique. On ne peut en ressortir indemne.
Ari Folman signe avec "Valse avec Bachir" un chef-d'oeuvre de plus pour cette année 2008. Le film retrace la quête de la mémoire du réalisateur lui même, sous la forme d'un documentaire animé. Que dire si ce n'est que visuellement c'est sublime: l'animation est fluide, les couleurs ternes sont en harmonies avec le sujet grave...Le travail effectué sur la musique est très réussi, on à le droit à un score qui mêle rock et classique, bref du tout bon.
J'ai enfin réussi à voir le fameux Valse avec Bashir, film israëlien boosté par Cannes, un documentaire d'animation très intéressant. Ce qui marque d'entrée c'est ce style graphique particulier qui est superbe durant tout le film. La musique également est très belle, elle conduit tout au long du film le ton dramatique et l'aboutissement d'un souvenir perdu. Cette fin terrible est d'ailleurs extrêmement bien amenée, on a envie de savoir tout comme le réalisateur ce qu'il s'est passé et pour ça le film tient son pari. Malgré quelques problèmes de rythme dus à l'aspect documentaire, ce film apporte beaucoup et crée des perspectives nouvelles.
Ce film est unique dans son genre, autant par la qualité des dessins et son animation que par le sujet qu'il traite. Dans la lignée de Perse polis(avec le ton humoristique en moins). A voir absolument.