Retour dans les délires raves sous ectasy des années 90 avec une réalisatrice qui semble filmer une espèce d'immense clip noctambule. Dirigeant Elodie Bouchez, Roschdy Zem et Béatrice Dalle dans cette espèce de léthargie sans âme, la réalisatrice raconte l'histoire de Lola, jeune fille qui s'endort dans le dernier bus pour se faire réveiller en sursaut au terminus, espèce de monde en ruine à la périphérie de la ville. Là, elle rencontre et tombe éperdument amoureuse d'Emir, toxicomane de ce monde perdu de la nuit.
L'ensemble de Clubbed to Death semble survoler son sujet et reste comme détaché des images filmées. Les musiques électroniques de ces années sont un prétexte à un enchainement d'images qui semblent servir tout sauf un film. On s'ennuie ferme avec cette absence de consistance et les acteurs, même avec toutes les meilleures intentions du monde ne peuvent donner de relief à ce scénario inexistant. Pour ce genre de film, les Anglo-Saxons restent les meilleurs, qu'ils s'agissent de films noirs et dramatiques ou de comédies déjantées. Ici, il n'y a rien, le vide et l'absence règnent en maître ce qui colle malgré tout à cet espèce de monde désabusé et franchement pas accueillant que nous présente cette réalisatrice. Un film raté, sans intérêts qui ressemble à une plongée pour somnambule dans une nuit terne et triste.