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Un visiteur
2,5
Publiée le 3 juin 2010
Pour ma part, j'ai trouvé ce film décevant.
A vouloir explorer trop de sujets à la fois, Coppola n'en a sais aucun. J'ai trouvé l'approche superficielle, ce qui est dommage car l'approfondissement des thèmes comme l'origine du langage, la mémoire, ou la régénéressence physique aurait pu donner un film remarquable.
Pour moi, le côté thriller et la surabondance de thèmes sont les deux défauts du film. L'origine du langage est un sujet à lui seul suffisamment passionnant, et aurait demandé une recherche plus poussée sur le sujet.
Malheureusement, le cinéma n'atteint que rarement autant de précision et de complexité dans l'analyse que celles dont sont capables les oeuvres de littérature.
Pourtant l’alchimie était parfaite : beauté et harmonie des images, un rythme doux et lancinant comme un rêve, du fantastique tout en nuances, un suspense délicat… Un mystère qui tombe à plat, un scénario qui ne décolle jamais, une mise en scène sans envergure… Ce film est la désolante histoire de la chenille qui rate sa métamorphose. Une chrysalide avortée. Et nous voilà, pauvres spectateurs, rampant péniblement dans un labyrinthe dont l’issue reste néanmoins prévisible : la mort. La mort solution facile et indiscutable quand on ne sait plus quoi dire, quand on en a trop dit, trop fait, quand on a trop voulu plaire. Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec "les Ailes du Désir" de Wim Wenders : la même alchimie, la poésie en plus et l’humilité des intentions du cinéaste font la différence. Finalement, du Coppola dans toute sa splendeur et décadence : la touchante et naïve volonté de sublimer le fantastique, empêtré dans l’orgueil du cinéma hollywoodien.
Ce film est vraiment exceptionnel. Je m'attendais à voir un espèce de clone de Benjamin Button (comme pouvais le laisser penser la bande annonce) mais il n'en est rien.
Il a toute l'audace d'un premier film. Dès qu'on a l'impression d'avoir compris vers où allait l'histoire, on a droit à un revirement total. Et on renonce assez vite à essayer de prédire ce qui va se passer, tellement tout a l'air possible.
À soixante-huit ans, Coppola nous offre un film monumental et ambitieux. Dans la continuation des Parrain ou d’Apocalypse Now, il va aux frontières de l’être humain pour en explorer les limites. Le scénario, tiré d’un roman de Mircea Eliade, est d’une intelligence rare, traitant de la naissance du langage chez l’être humain et donc du début de la pensée. La musique, très présente mais sans excès, est partie intégrante de l’œuvre. Quant à la mise en scène, elle est une leçon pour les apprentis cinéastes. Au niveau de l’interprétation, très homogène et sans reproches, on doit souligner la performance de Tim Roth qui exprime avec un registre de comédien inouï toute la complexité du personnage principal. On peut peut-être déplorer un rien d’académisme, un rythme un peu lent et un manque de ce brin de folie qui aurait pu faire de ce film un testament grandiose du génie qu’est Coppola. Mais tel qu’il est, L’Homme sans âge reste une œuvre passionnante, témoignant d’un travail acharné à tous les niveaux du cinéma et de la condition humaine.
Qu'est ce qui fait d'un film un bon film? Sa "technique", son "histoire", la compréhension qu'on en a? l'émotion qu'on a resenti? Autant un film où je n'ai rien compris comme "Donnie Darko" m'a écoueuré, autant celui ci, où je n'ai pas compris grand chose non plus si ce n'est cette réflexion sur le temps, le yin et le yang, l'amour, etc... ne m'a pas laissé indifférent: réalisation impeccable, excellents acteurs... ce film est clairement intimiste. Ne partageant pas l'intimité de Coppola, je ne puis la juger. Ce qui modère mon jugement
Quel bonheur ce retour de Coppola dans un grand film avec la magie qu’on lui connaît! Superbe partition, que ce soit le scénario sur cette histoire hors du commun où la BO de ce compositeur argentin, c’est un vrai régal. La mise en scène de Coppola est quasi parfaite. Chaque plan avec cette photo magnifique a été savamment orchestré et on retrouve les qualités de monteur de Coppola où, tel « Le parrain », tout se déroule à grande vitesse sans ressentir le moindre ennui. L’histoire est assez déroutante au 1er abord mais devient petit à petit fascinante. Les compositions de Tim Roth et Alexandra Maria Lara sont émouvantes. Du grand Coppola à ne pas manquer…
L'homme sans age marque mon entré,bien qu'un peu tardive,dans le monde de Francis Ford Coppola,un monde dans lequel l'ennui semble etre le moteur clé de sa réussite.N'ayant pas vu le Parrain,je m'abstiendrai de toute référence à ce sujet. Ce film en question est lourd,incompréhensible d'objectif, et trompeur. Le sujet pretait à attention, la fatigue a fait le reste,tentative loupée !
Un film à la beauté formelle et à l'interprétation remarquables, qui s'enlise malheureusement dans un mélange trop complexe d'ésotérisme, de science fiction, d'histoire politique et de considérations métaphysiques.
"L'homme sans age" s'annoncait comme une oeuvre excellente, avec ce résumé plus que prometteur. Et même si l'esthétique du film est absolument parfaite, on se perd dans ce scénario incompréhensible. La chasse à l'homme à laquelle on s'attendait se transforme rapidement en une succession d'action au ralentie se trainant péniblement.Le spectateur ne sait plus ou donner de la tête ni quel est le but du film. Matt Damon fait une apparition éclair, pas plus de 10 secondes à l'écran. J'ai tenu jusqu'à la fin, et ça n'était pas chose facile.
pas mal du tout mais il faut probablement accrocher. Complètement déjeanté et onirique. Etonnante rupture de scénario quand on passe à l'histoire de Rupini. Passionnante histoire de langues anciennes (si ! si !). Et puis il y a Tim Roth !
Après 10 ans d'absence revoilà Le dieu Coppola. Mais rien de bien particulier n'émane réellement de ce long métrage. Il ne parvient pas a empêcher les trop nombreuses scènes qui trainent en longueurs. La présence de Tim Roth toujours trop rare n'arrive pas à tirer son épingle du jeu. Décevant...