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nastygobs
21 abonnés
785 critiques
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4,0
Publiée le 19 avril 2009
Beaucoup moins démonstratif en terme de scénario que son prédécésseur.Ce deuxiéme volet est plus psychologique et fait plus état des réactions d'un toxico se découvrant pére.Là encore le réalisme est impréssionnat et méme si la violence est moins montrée que dans le premier elle y est plus intense et plus travaillé gràce à un travail authentique.
Sur un thème traité cent fois par le cinéma américain, français ou même asiatique, voila une approche novatrice, très réaliste. Le réalisateur s'attache aux détails du quotidien et donne ainsi une grande vérité au film. Le personnage principal, montré comme un raté incapable de réussir quoi que ce soit, méprisé par tous et surtout par son père, va finir par devenir un homme en assumant sa paternité.
Le plus touchant de la trilogie. Un personnage de loser superbement interprété par Mads Mikkelsen. Une véritable réflexion sur les conflits père/fils qui débouche sur une solution radicale mais salutaire. Une œuvre maitrisée de bout en bout, d'une grande maturité, un vrai polar qui se la raconte pas et qui se concentre sur les personnages plutôt que sur la mythologie romanesque du genre. Et puis nous balader pendant 1H30 dans la crasse du milieu pour conclure le film sur une belle touche d'espoir, je trouve ça génial.
Huit ans après avoir conclu sur une excellente fin, Nicolas Winding Refn remettait le couvert en tournant une suite à son tout à fait défendable "Pusher", laissant de côté le personnage principal pour se concentrer sur un second couteau assez charismatique. Ne pas réaliser un remake de son précédent long-métrage, s'en détacher le plus possible afin de proposer un nouveau volet surprenant, voilà une démarche honnête qui nous promettait un autre long-métrage de qualité... Malheureusement, dès les premiers instants, le cinéaste se perd dans un univers de frime retranscrit de la même manière qu'il est vécu par ses protagonistes. Filles à tout-va, rails de coke par dizaines, intimidations en veux-tu en voilà et même un peu de grosses-caisses-grosses-liasses pour couronner le tout ! Avouez que ça fait beaucoup non ? La chose est d'autant plus impardonnable que la mise en scène est devenue artificielle et décorative, la caméra baignant dans un déluge de lumières immondes, cadrant son action de manière beaucoup trop calculée de façon à donner de la matière à un montage sombrant à de navrantes exigences commerciales (?). C'est alors que viennent s'ajouter de grossiers symboles de "liens du sang", une bonne poignée de scènes grotesques se succédant à un rythme effréné. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'interprétation de cette (ces) relation(s) ne nécessite pas un quotient intellectuel très élevé. La caricature est outrancière, les protagonistes jamais creusés et donc inintéressants, le scénario absolument creux de la première à la dernière seconde, les deux-trois pauvres rebondissements pas crédibles... Bref, sur le fond c'est complètement raté et sur la forme c'est à peine mieux. De rares bonnes idées de narration (dans la dernière demie-heure notamment) se détachent d'une médiocrité ambiante. N'empêche, tout cela fait bien maigrichon par rapport à la qualité du premier film. On est passé d'une production de genre réussie à un petit polar insignifiant. A éviter.
Très bonne suite de Pusher, même si l'on ne saura jamais ce qui est arrivé à Frank (mort ? enfui ?)... La mise en scène toujours aussi percutante transcende un sujet et un scénario à priori simplistes.
Pour moi, c’est le meilleur volet de la trilogie. Beaucoup plus dramatique ou du moins cet aspect ressort plus notamment grâce à l’excellente prestation de Mads Mikkelsen qui rend son personnage aussi bête qu’attachant. La réalisation est toujours identique et proche d’un style documentaire. Le scénario est intéressant et on souhaite de tout cœur que le protagoniste s’en sorte.
On retrouve Tony après sa correction dans le premier épisode... Ce deuxième volet est encore plus puissant que le premier. Toujours la même recette... Ces 3 films étant indissociables, je met la même note pour tout le monde.
Le meilleur volet de cette sublime trilogie, une urgence, une tension tellement palpable (des deux coté de la camera) qu'il en ressort une énergie désespérée et sincère comme rarement vu au cinéma du genre. Culte !
Winding est pour moi un très grand cinéaste. Non seulement son Pusher (réalisé en 1996 à 26 ans – 2006 est la date de distribution en France) est un choc cinématographique digne des Taxi Driver et autre Reservoir Dogs, mais ses suites sont tout aussi remarquables. Et quand on sait qu'elles ont été faites pour éponger ses dettes colossales suite à l'échec commercial d'Inside Job, cela donne encore plus de valeur au bonhomme. Peu de réalisateurs en quête impérative de succès commercial auraient pris le risque de faire des suites aussi différentes du premier volet. C'est pourtant ce qu'a fait Winding. les seuls liens entre les trois volets étant les personnages et le milieu de la drogue et de la prostitution. Parce que sur le fond c'est totalement différent. Si dans le premier volet on suit les mésaventures d'un dealer qui se débat pour sortir du pétrin, dans ce Pusher 2 on plonge dans l'histoire familiale éprouvante du vulgaire et dépravé Tonny, l'un des personnages secondaires éblouissant du 1er opus. Ce que nous raconte Winding est plus proche du drame shakespearien que du traditionnel film de gangsters. Alors évidemment, le parti pris radical du réalisme donne un film d'une rare crudité verbale et cruauté morale qui peut choquer plus d'un. Mais justement, c'est ce qui élève ce film au rang de chef-d'oeuvre et de film culte. On n'est pas en présence d'une oeuvre commerciale édulcorée, ou gratuitement sanglante et gore comme nos écrans en sont inondés. Le film est même beaucoup moins violent au sens propre du terme que le premier. Le propos est ici étonnamment intelligent, il nous renvoie aux thèmes universels des relations père/fils et nous fait réfléchir sur la construction de l'individu au sein de son environnement familial. Un très très grand film.
N'aillons pas peur des grands ce film est une merveille qui renvoie le premier volet aux oubliettes. Beaucoup plus psychologique que le premier opus, les relations père fils sont au centre de Pusher II. L'acteur principal est merveilleux et touchant, son personnage est très attachant même si c'est pas quelqu'un de bien et au final on a mal pour lui. grand coup de maître.
Ambiance poisseuse, réalisme, mise en scène puissante, violence, drogue... On retrouve ce qui faisait la force du premier opus... Avec en plus dans ce numéro 2 : des personnages plus fouillés ; une bande son énorme ; un Mads Mikkelsen qui crève l'écran dans l'interprétation de son personnage looseur et lache mais de plus en plus attachant; plus d'humour... En résumé, c'est encore mieux que le premier...