Adieu monde cruel
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velocio

1 555 abonnés 3 535 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2026
C’est manifestement les films de la Nouvelle Vague et tout particulièrement ceux de François Truffaut que Félix de Givry a pris comme modèles, Milo Machado-Graner, qu’on avait découvert dans "En thérapie" puis dans "Anatomie d’une chute", et qui interprète ici le rôle de Otto Vidal, pouvant être considéré comme la réincarnation de Jean-Pierre Léaud dans ses interprétation du personnage d’Antoine Doinel. Non exempt de défauts (un grand nombre d’invraisemblances, une musique envahissante), "Adieu monde cruel" arrive, sans qu’on puisse vraiment parler de suspense, à maintenir une sympathique tension du début jusqu’à la fin tout en introduisant délicatement le début d’une romance entre deux adolescents. Cerise sur le gâteau : la voix off d’une narratrice, celle de l’incomparable Françoise Lebrun, qui contribue à renforcer l’aspect très romanesque du film. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film; Film vu au Festival de Cannes 2026.
Tumtumtree
Tumtumtree

203 abonnés 585 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2026
Adieu monde cruel est une variation sur le teenage movie, où la mise en scène joue un rôle de premier plan. Celles et ceux qui iront pour l'histoire s’engageront dans un récit sans doute assez limité, axé sur un amour adolescent qui draine évidemment son lot de naïveté. Mais cette naïveté est souvent touchante, et nous renvoie à celle qui était la nôtre en notre temps. Premiers rôles et seconds rôles sont assez bien construits, et le comédien principal porte une part de mystère naturelle qui enrichit le récit.
Mais le film vaut peut-être davantage pour sa mise en scène. En cela il nous rappelle qu'au delà des histoires contées, le cinéma est d'abord un art, fondé sur des recherches plastiques porteuses de sens. Ici dès le premier plan, on comprend que ce premier film nourrie la nostalgie du cinéma argentique des années 1970-1980. Le gros grain de l'image est assez curieux car il résulte du passage d'une pellicule 16mm via un projecteur numérique, et ce n'est absolument pas l'effet réel d'une projection argentique. Mais, comme sur certains bluray, c'est devenu une bizarre convention pour dire qu'on est parti d'une pellicule argentique. Toujours est-il que cette image sale et rudimentaire est le fondement d'effets plastiques ménagés par le fils Bangalter. Il en tire des trésors de clairs obscurs, de surgissements colorés, de gros plans admirables, et y ajoute de savants et mystérieux fondus au noir. Couplés à la voix off de Jeanne Lebrun, ces effets inscrivent ouvertement le film dans la grande histoire du cinéma. Reste à savoir en lien avec qui, car personne n'est d'accord. Télérama cite Truffaut, d'autres clairement Robert Bresson, moi j'y ai parfois vu du Hitchcock (notamment par la musique, volontairement dramatique, mais aussi un plan d'une femme en imper coloré munie de lunettes de soleil...).
Bref, c'est un peu fou de faire un premier film aussi tenu, avec un chef op de 24 ans. C'est une vraie réussite, peut-être avec quelques limites induites par la naïveté des protagonistes et donc de leurs mésaventures, mais sublimée par de régulières et constantes fulgurances plastiques traduisant une sensibilité neuve et profonde.
Ameline Grout
Ameline Grout

41 abonnés 97 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2026
Un premier film aussi fragile que prometteur, où Félix de Givry transforme le quotidien en terrain de jeu mélancolique. Une chronique générationnelle touchante, parfois maladroite, mais toujours sincère.
Miguelithor
Miguelithor

8 abonnés 44 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juin 2026
Film de Clôture de la Semaine de la critique à Cannes

[UNE MELANCOLIE CRUELLE]

Ce film suit l'histoire d'un garçon marqué par un contexte de suicide suite à du harcèlement. Ce cadre très réel permet de raconter un voyage introspectif et une histoire d'amour naissante entre un garçon tourmenté et incompris et une jeune fille tout à fait lambda, qui finit par se révéler aussi sensible que lui et ne plus pouvoir se passer de lui. Le long-métrage montre comment des idées noires naissent au cours d'une adolescence troublée et tourmentée**, au cœur d'un** monde sombre où l'espoir renaît à travers cette interaction marquante. Le jeu des acteurs est au top et la mise en scène s'avère élégante, certes terne et mélancolique, mêlant contemplation, réalisme et brutalité. C'est un film sur l'introspection et les pensées lugubres que traverse chaque être humain.
Un petit bémol toutefois : quelques petites longueurs sont à prévoir, notamment lors de la mise en place de la relation entre les deux protagonistes.

Vu dans le cadre du festival de Cannes 2026
Никита Иноземцев
Никита Иноземцев

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2026
J’ai regardé le film avec énormément de plaisir. C’est un très beau film, magnifiquement filmé, avec un jeu incroyable de la part des jeunes acteurs, ainsi qu’une très belle musique et une atmosphère vraiment particulière.

Pour ce qui est du feeling, ça m’a fait penser aux grands classiques du cinéma soviétique des années 1970-1980, dans le meilleur sens du terme :) Ça m’a aussi rappelé Вам и не снилось (Vam i ne snilos…), sauf qu’ici les événements se déroulent dans l’ordre inverse.
traversay1

4 518 abonnés 5 436 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juin 2026
Un garçon de 14 ans disparait et envoie une lettre d'adieu à ses camarades d'école ... Le film de Félix de Givry s'intéresse un peu aux réactions de ses proches et aux retombées médiatiques (il se situe avant l'ère des réseaux sociaux), mais surtout à l'errance de cet adolescent et à sa rencontre avec une jeune fille de son lycée. Œuvre d'atmosphère, donc, plutôt que de suspense, dont le fil ténu de la narration tient par sa sensibilité, mais pêche par ailleurs par ses dialogues, souvent maladroits. La voix off, qui revient à de nombreuses reprises, tente d'insuffler une bouffée de romanesque dans ce récit apprentissage particulier, mais n'y parvient qu'occasionnellement, en dépit de la belle diction de Françoise Lebrun. Le film est fragile et nul doute qu'il aurait gagné à s'oxygéner davantage en quittant pour un temps ses deux personnages principaux, dont on connaît d'emblée les personnalités et ce qui les rapproche. Le monde des adultes est ainsi constamment hors-champ, empêchant, presque paradoxalement, à se sentir bien plus concerné par le sort des deux jeunes gens. La mise en scène, très sobre, n'a pas non plus la capacité d'élever ce long métrage que son réalisateur qualifie de "conte social." Il lui manque un soupçon d'intensité pour nous convaincre totalement.
Yves G.

1 869 abonnés 4 100 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2026
Otto Vidal (Milo Machado-Graner, l’enfant malvoyant d’Anatomie d’une chute) a quatorze ans. Elève de troisième d’un collège d’une petite ville de Normandie, il est la tête de Turc de ses camarades. Poussé à bout, il décide de se suicider. Il écrit une lettre d’adieu, la photocopie en cinquante exemplaires, la poste à tous les élèves de son collège avant de se jeter du haut d’un pont. L’instinct de survie est toutefois le plus fort. Douché mais indemne, Otto regrette son geste. Mais c’est trop tard : le courrier a déjà été levé et distribué.
Otto se cache dans un pensionnat désaffecté. Une jeune collégienne, Léna (Jane Beever), l’y débusque et le prend sous sa coupe. Elle le loge dans une chambre vide de la pension de famille que tient sa mère, le ravitaille, le choie. Les deux adolescents s’attachent l’un à l’autre et rêvent de disparaître.

Félix de Givry est un réalisateur étonnant. Après des études à Sciences Po, il travaille avec Olivier Assayas et se voit confier le premier rôle d’Eden de Mia Hansen-Løve. Avec son ami Ugo Bienvenu, le réalisateur d’"Arco", il crée une société de production. "Adieu monde cruel" est son premier long métrage.

Il se présente, dès son générique, comme un hommage appuyé à la Nouvelle Vague. Lisieux y ressemble à Thiers où Truffaut tournait en 1975 "L’Argent de poche". La voix off est celle de Françoise Lebrun, l’héroïne aujourd’hui octogénaire de La Maman et la Putain. La musique très présente d’Arnaud Toulon, césarisée pour celle d’"Arco", rappelle celles de Georges Delerue.

L’intemporalité, l’hommage un peu trop appuyé à un cinéma qu’on pourrait juger désuet, la voix off omniprésente, les fondus au noir pourraient être malvenus. Mais "Adieu monde cruel" réussit son pari audacieux. Il réussit à nous embarquer dans une histoire pas toujours très crédible mais d’un romantisme fou.
Cinemadourg

919 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 septembre 2026
Ce monde est cruel, surtout pour Otto Vidal, un collégien de 14 ans qui décide un beau jour d'en finir avec la vie, après avoir été victime de persécutions à l'école.
L'acte est manqué : livré à lui-même, il va faire la rencontre d'une jeune fille, véritable ange protecteur providentiel...
Certes, ce drame romantique possède une sorte de charme dû à la jeunesse de ses protagonistes, mais propose également une histoire mièvre au possible, affublée d'une voix off pénible et désuète tentant désespéremennt de masquer des dialogues sans saveur portés par des comédiens débutants.
Bref, on est très loin ici d'un film manifeste dénonçant le harcèlement scolaire, 90% de ce long-métrage se concentre essentiellement sur une amourette adolescente décalée finalement sans véritable enjeu.
Superficiel et peu inspiré.
Site CINEMADOURG . free . fr
norman06

431 abonnés 1 843 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2026
Très touchant et délicat, ce premier long métrage est l'un des plus beaux sur l'adolescence tourmentée. Un bijou d'écriture et de mise en scène.
Direct-actu.fr

401 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2026
Adieu monde cruel souligne la cruauté de la situation : de notre vivant, nous sommes ignorés, mais une fois disparus, tout le monde regrette notre existence. Est-ce des remords, de la culpabilité ou simplement que notre société repose sur une forme d'égoïsme collectif : on ferme les yeux sur la souffrance de certains, on ne communique jamais avec les autres ? Finalement, nous finissons très seuls dans un monde peuplé de solitude.

Félix de Givry dirige deux talents, Milo Machado-Graner (Otto) et Jane Beever (Léna). L'un est un écorché vif n'ayant plus foi en demain, l'autre est une idéaliste, qui estime que la vie, même difficile, ne peut pas se résumer uniquement à cela. Il y a bien un peu de bonheur et de beauté qui nous attendent quelque part.

La réalisation est soignée et le choix du grain, de la photographie très 80 et un générique d'ouverture à l'ancienne permettent d'ancrer l'histoire dans une époque. Cependant, les différentes scènes avec des smartphones recontextualisent l'histoire à notre époque. En soi, le téléphone mobile est une facilité, mais cela provoque autre chose. Une forme de pont entre plusieurs générations se crée, on ne distingue plus quand le monde a cessé de se soucier des autres. Cela rend encore plus dramatique le sujet. Le harcèlement scolaire nous précédait déjà à l'époque de nos parents, et perdure encore à la nôtre. Cela rend ce fléau intemporel et presque comme immuable tant que les témoins n'interviendront pas pour aider, tant que nous sommes seuls et ignorés de notre vivant.

Le film déplace ainsi le regard du harcèlement lui-même vers ceux qui voient sans agir. Otto devient visible par son absence, terrible paradoxe social où la disparition provoque enfin l'attention que sa souffrance n'avait pas obtenue. Léna ouvre une autre voie, non pas celle d'une guérison miraculeuse, mais celle d'un lien suffisamment fort pour rendre le lendemain de nouveau envisageable.
Alolfer
Alolfer

190 abonnés 1 838 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2026
Que dire de la proposition du film et de mes attentes qui ont été acquises.

"Alerte monde cruel" est un bijou d'écriture rempli de poésie tragique mais magique à la fois. Durant 1h30, le réalisateur Felix de Givry impose un style particulier dans son grain et dans ses inspirations. Le film traite avec brillance le harcèlement et ses conséquences et comme le dit la voix off, c'est un film qui commence par la fin pour finir au début. Le film questionne l'importance de la vie malgré ses bas terribles. Comme une métaphore, la relation entre les deux personnages principaux, et la naïveté de leur de leur âge, donnent un film particulièrement touchant et mélancolique. Certains plans sont magnifiques et la photographie, avec cette couleur bleu, donne la forme du film.

Pour un premier film, c'est une pépite !
Ciné2909
Ciné2909

99 abonnés 1 672 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 septembre 2026
En dépit d'un duo Milo Machado-Graner / Jane Beever solide, la naissance de la relation de leurs personnages ne suffit pas à capter notre intérêt et on reste un sur notre faim quant à la détresse ressentie par le personnage d'Otto
Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 666 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2026
Un film qui ne paie pas de mine sur le harcèlement scolaire dans un premier temps. Sujet vite relayé par une belle histoire d'amour. Un très bon moment, l'interprétation est très juste
ben desiles
ben desiles

57 abonnés 127 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 septembre 2026
Ce film a un côté vieillot. La voix off qui s'exprime à la manière de "bonne maman va vous raconter une histoire : il était une fois..." est exaspérante. Les deux acteurs principaux ne jouent pas mal, mais l'histoire se limite à bien peu de chose. Les personnages sont trop jeunes pour avoir une psychologie très élaborée et le huis-clos qui occupe quasiment tout le film n'est pas propice aux rebondissements. Résultat : on s'ennuie face à des personnages insipides et une action bien mince.
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 130 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 septembre 2026
Le film est peu convaincant. La voix off en fait des tonnes et la musique envahit l’écran pour bien souligner les moments difficiles. C’est un premier film avec son lot de facilités. On en fait bcp de pub et c’est largement excessif.
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