Jumanji (2017)
Comment donner une suite au film-culte porté par Robin Williams tout en réinventant le support pour un public désormais biberonné aux écrans ? En métamorphosant le plateau du Jumanji par une cartouche de jeu, grâce à une petite pirouette scénaristique en début de long métrage ! Dès lors, le médium vidéoludique influence directement le cours de la partie, en imposant à Dwayne Johnson et ses compagnons quelques procédés issus du jeu vidéo. On pense évidemment ici aux "vies" de chaque personnage, représentées par des barres noires tatouées sur leur avant-bras et ré-injectant le joueur dans le film, depuis le ciel, après chaque mort. On pense à l'inventaire de nos héros, matérialisé par un gigantesque sac à dos noir (presque plus grand que Kevin Hart !) présent tout au long de l'aventure. On pense aux capacités spéciales (et faiblesses) de chaque héros, que ce soit la cartographie, la zoologie, la baston, le pilotage ou le regard qui tue. Enfin, n'oublions pas Rhys Darby alias Nigel, qui s'en donne à coeur joie dans son rôle de personnage non-joueur dont les intonations mécaniquement enjouées rappelleront aux gamers leurs jeux d'antan.