Pour ce nouveau long métrage, Michel Hazanavicius adapte le conte de Jean-Claude Grumberg. Malgré la force du sujet et la beauté du trait, il échoue pourtant à hisser son film d’animation à la hauteur de son sujet.
Pour son deuxième long métrage, la réalisatrice Antonella Sudasassi Furniss réalise un film hybride et passionnant sur l’oppression (domestique, conjugale…) faite aux femmes.
Dans un biopic lisse et académique, Georg Maas et Judith Kaufmann échouent à transmettre la densité thématique de l’œuvre de Kafka et livrent une histoire d’amour qui se veut tragique sans jamais émouvoir.
Le réalisateur belge Fabrice Du Welz fait un pas de côté en proposant un documentaire sur Pier Paolo Pasolini, en mettant en scène Béatrice Dalle sur les pas de son idole. Une tentative plutôt réussie, moins lourde qu’à l’accoutumée.
Entre l’urgence à saisir la violence du rapport de force avec l’État et la nécessité de représenter un idéal de vie autonome dans toutes ses dimensions, "Direct Action" accomplit un geste d’une rare justesse.
Le film de Steve McQueen sur les bombardements de Londres en 1940 est d’une ampleur inattendue, hélas très brièvement disponible en salle (les 9 et 10 novembre), avant sa migration sur Apple TV+.
Avec “Une part manquante”, Guillaume Senez donne une suite charmante à “Nos batailles”, mais peine à convaincre totalement. Un mélo où la charge émotionnelle peine à exister.
Le combat d’une mère pour son fils autiste dans un film qui ne prend jamais sérieusement en charge le handicap et offre un petit condensé de paternalisme.
De son histoire personnelle, singulière, Yôko Yamanaka réalise un film universel, impressionnant sans chercher à l’être, angoissant, sur le grand malaise des individus dans un monde qui semble aller de plus en plus mal.
Le cinéaste signe une suite en forme de démonstration de force et de réinvocation balourde d’une fiction macho dont il avait pourtant entrepris de se distancier dans ses films récents.
Le groupe de cinéastes cherche à décloisonner la circulation de leurs images, jusqu’à infiltrer les médias israéliens afin de proposer une contre-information. La puissance politique du film se dévoile alors : il s’agit d’un acte de résistance porté par un peuple exposé à disparaître.
Il faut surtout attendre la dernière ligne droite pour saisir la puissance du dispositif qui, loin d’être un gimmick, s’avère être une leçon phénoménologique sur ce que peut le cinéma lorsqu’il s’abreuve à la source du temps : le fixer pour l’éternité.
Misant sur un principe d’efficacité et de gradation dans l’horreur, le film se délecte de la cruauté de son jeu de massacre (...). Comment faire avec le temps qui passe ? Voilà une question à laquelle "The Substance" ne songe jamais.