Ce film représente bien le cinéma suédois, un climat extrême froid, glacial, sombre dans une ambiance atypique qui y est intrigante, la mise en scène se morfond dans les tréfonds du cynisme sans aucune idée géniale qui en ressort. C’est poussif comme scénario avec ces incohérences, un policier en contradiction avec sa fonction, menteur, lâche et un vrai salopard où il m’est difficile de le défendre. Pas moyen de lui remettre la médaille de l’honnêteté, l’archétype du « bad cop » comme son homologue américain l’inspecteur Harry et son goût immodéré pour les belles sucreries de la vie. L’imperfection est dans la nature humaine, c’est connu et je le savais déjà à l’avance, l’immoral antihéros se fait la malle pour conclure cette fiction.