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    Deauville 2021 : on a vu Nicolas Cage et son cochon truffier, Johnny Depp enquête sur la mort de Notorious BIG...
    Maximilien Pierrette
    Un feel-good movie avec une BO aux petits oignons, un drame situé dans l’Amérique rurale, une pépite qui prend le pouls des États-Unis, il aime se pencher sur la dernière sensation venue de l’autre côté de l’Atlantique.

    Nicolas Cage à la recherche de sa truie truffière, Johnny Depp qui mène l'enquête sur la mort de Notorious BIG, un voyage finlandais plein de douceur : on a vu "Pig", "City of Lies" et "Compartiment N°6" au Festival de Deauville.

    Metropolitan FilmExport

    Deauville 2021 : jour 3 ! Particulièrement riche en films, le premier week-end s'est achevé avec l'arrivée d'une grosse star en la personne de Johnny Depp, venu présenter le thriller City of Lies dans lequel il mène l'enquête sur le meurtre de Notorious BIG et l'implication de la police de Los Angeles dans sa mort.

    City Of Lies
    City Of Lies
    De Brad Furman
    Avec Johnny Depp, Forest Whitaker, Toby Huss
    Sortie le 7 décembre 2021
    Voir sur Prime Video

    Quelques heures plus tôt, Nicolas Cage a animé la compétition avec l'étonnant Pig, tandis que le Compartiment N°6 du Finlandais Juho Kuosmanen, Grand Prix du dernier Festival de Cannes, a fait une escale sur les planches. On débriefe !

    Pig de Michael Sarnoski (Compétition)

    C'est l'histoire d'un ermite joué par Nicolas Cage, qui retourne vers la ville pour retrouver sa truie truffière qui lui a été volée. Sur le papier, Pig a tout pour être une série B vengeresse et le théâtre des excès de son acteur principal en pleine nature. Bien au contraire, le premier long métrage de Michael Sarnoski marque les esprits par sa sensibilité et la retenue dont fait preuve le comédien. On pense parfois à une version moins noire de Joe, déjà présenté à Deauville, mais le récit se démarque lorsqu'il oppose l'authenticité à des concepts soi-disant novateurs mais sans âme. Si Pig se déroule dans le milieu de la cuisine aux États-Unis (et à Portland plus précisément), son propos peut aisément se transposer à d'autres univers, à commencer par celui du cinéma. Alors que la branche indépendante peine à exister dans une industrie de plus en plus frileuse, Michael Sarnoski nous rappelle que des pépites en sortent encore régulièrement. Et que la simplicité a pafois du bon, surtout qu'elle n'empêche pas l'émotion.

    City of Lies de Brad Furman (Première)

    Cinq ans après Infiltrator, présenté en ouverture en 2016, Brad Furman est de retour à Deauville avec City of Lies. Une autre histoire vraie : celle de Russell Poole, dont l'enquête sur la mort de Notorious BIG (et celle de Tupac par extension) a révélé l'implication d'une police de Los Angeles corrompue dans l'affaire. Après JFK L'Enquête, les complots animent donc le week-end des festivaliers sur grand écran. Privé de sortie aux États-Unis suite à un incident ayant impliqué la star et un technicien sur le tournage en 2018, le film est également porté par Forest Whitaker. Classique mais efficace, même si un peu confus par moments avec ses allers et retours dans le temps, City of Lies étonne. Car, au final, l'accent est davantage mis sur la corruption au sein de la police que sur Notorious BIG, via les cas de trois personnes impliquées dans l'affaire à des degrés divers. Mais cela lui permet d'être en phase avec l'actualité et les manifestations contre les violences policières, ou le mouvement Black Lives Matter, alors qu'un carton de fin nous apprend que 50% des meurtres d'afro-américains ne sont jamais résolus aux États-Unis. Comme celui de John F. Kennedy, ceux de Tupac et Notorious BIG ne le seront peut-être jamais non plus. Mais ce film a le mérite de leur apporter un éclairage sans doute méconnu du grand public.

    Compartiment N°6 de Juho Kuosmanen (Première - L'Heure de la Croisette)

    Réalisateur du très remarqué Olli Mäki, le Finlandais Juho Kuosmanen fait une escale sur les planches de Deauville, auréolé de son Grand Prix cannois, à bord d'un train. Celui dans lequel Laura (Seidi Haarla) fait route vers la Russie afin d'étudier les ptéroglyphes (dessins sur pierres) d'un site archéologique de la mer arctique. Installée dans le Compartiment N°6 du titre, elle fait la connaissance d'un homme qui apparaît comme son opposé, mais que les événements vont rapprocher. Rythmé, à deux reprises, par le célèbre "Voyage voyage" de Desireless, le trajet est doux et plein de tendresse, à tel point que l'on arrive à bon port avec le cœur léger. Très feel-good, le long métrage manque cepenendant d'un petit quelque chose pour marquer les esprits plus durablement. Un peu plus de surprises par exemple, pour que le résultat, qui évoque la poursuite de ses rêves et de ce qu'on laisse derrière soi pour les atteindre, soit encore plus dépaysant.

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