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    "C'était une comédie romantique idiote" : Richard Gere a un problème avec Pretty Woman
    Olivier Pallaruelo
    Olivier Pallaruelo
    -Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
    Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

    Plus de vingt ans après le carton triomphal de "Pretty Woman", Richard Gere avouait dans un entretien accordé à un magazine australien avoir non seulement déjà oublié le film, mais aussi être plutôt mal à l'aise sur le message qu'il véhicule.

    Sorti en 1990, c'est peu dire que Pretty Woman, conte de fée moderne faisant se rencontrer deux héros que tout oppose et qui, irrésistiblement attirés l'un par l'autre, vont bousculer les conventions, est devenu culte au fil des ans.

    Soit Richard Gere, homme d'affaire fringant et évidemment riche, rencontrant sur Hollywood Boulevard une prostituée au grand cœur, Vivian Ward, interprétée par une Julia Roberts qui sera catapultée au sommet après ce rôle.

    Au menu de cette intrigue très cheesy : quelques gags, beaucoup de gaucheries, de larges rasades de romantisme, dynamisés par un tube (Oh Pretty Woman de Roy Orbison) non écrit pour le film, mais devenu grâce à lui culte.

    Cela dit, si le film est devenu un petit classique dans son genre, le public a pu tiquer sur le message du film, en tout cas l'image qu'il véhicule : une forme de glamourisation du style de vie des banquiers d'affaires avides, qui peuvent tout s'offrir sans état d'âme.

    Touchstone Pictures

    Lorsque Richard Gere faisait la promotion de son film Arbitrage en 2012, il expliquait pourquoi il n'aimait plus particulièrement son personnage dans Pretty Woman. C'est l'état d'esprit yuppie incarné par son personnage Edward Lewis qui le dérangeait vraiment :

    "Ne vous inquiétez pas si vous ne trouvez pas de partenaire. Étudiez dur, devenez banquier, puis vous pourrez vous l'offrir".

    "Les gens me parlent souvent de ce film, mais je l'ai oublié" déclarait le comédien dans un entretien accordé au magazine australien Women's Day. "C'était une comédie romantique idiote. C'est un film beaucoup plus sérieux qui a de réelles causes et effets. Cela donnait l’impression que ces gars étaient fringants, ce qui était faux", a expliqué Gere.

    "Heureusement, aujourd'hui, nous sommes tous plus sceptiques à l'égard de ces gars-là", ajoute-t-il. "Dans les années 1980, les relations étaient avant tout une question de statut. Je préfère être aimé plutôt que d’avoir de l’argent et tout le reste. Je sais maintenant que je préférerais avoir quelque chose de vrai, quelque chose qui soit basé sur le véritable amour".

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